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Une fréjusienne dénonce son mal logement depuis une grue

Elle a passé une bonne partie de la journée sur une grue pour dénoncer ses problèmes de logement avant d’en descendre à l’arrivée du RAID. Céline Esnault va être auditionnée par la police suite à son geste avant de pouvoir regagner son domicile. Elle ne devrait pas être poursuivie.

Le mal logement continue de frapper localement. Et Céline Esenault n’a pas manqué d’imagination au moment de mettre en avant ses problèmes. Après s’en être émue il y a quelques mois dans les médias, cette femme d’une quarantaine d’année, mère de deux enfants, a décidé d’escalader une grue sur un chantier situé rue des Campanettes et y a affiché une banderole sur laquelle on pouvait lire les mots « commune et préfet condamnés pour non respect des droits fondamentaux des femmes et des enfants en matière d’habitat », comme révélé par nos confrères de Var Matin.

Installée en fin de matinée, les services de police ont alors été prévenus par le gardien. Si les pompiers se sont d’abord déplacés, ils ne sont pas restés sur place, avant d’être rappelés plus tard. La police, elle, est restée sur place en permanence, jusqu’à ce que la dame décide par elle-même de descendre à l’arrivée du RAID.

« Le RAID est arrivé et ils se sont déployés sur la zone avec le négociateur. Lorsqu’il s’est approché, elle est descendue d’elle-même aux alentours de 16h30« , comme l’explique le commissaire adjoint Vincent Graas. Une vingtaine de personnels des services de secours (pompiers, police nationale et municipale confondus) étaient alors sur place, mais ni les services de la préfecture, ni ceux de la ville n’ont envoyé de représentants sur place.

Souffrant de problèmes de logement depuis plusieurs mois, et après avoir refusé des propositions de la mairie et de la sous-préfecture, Céline Esnault est sous le coup d’une procédure d’expulsion pour loyers impayés. Si la trêve hivernale touche bientôt à sa fin, elle ne sera cependant pas poursuivie pour son occupation de la grue. Comme l’ont confirmé les forces de police, elle n’a « ni pénétré par effraction sur le chantier, ni causé de dégradation. Nous allons l’auditionner, mais nous n’avons rien à lui reprocher pénalement. » Elle devrait ainsi regagner son domicile et retrouver ses enfants à l’issue de son audition.

 

R.C. – Photo : D.R.