Skip to content

Une foreuse massive pour un nouveau pont

Foreuse la palud pont travaux

Depuis hier, une foreuse d’une trentaine de mètres s’élève à la Palud. Elle va servir à la construction du nouveau pont de la Garonnette. La fin des travaux est prévue pour juillet prochain.

 

Sacré spectacle. Au milieu des véhicules avançant au ralenti, les plus curieux n’ont eu qu’à lever le nez pour se rendre compte de ce qu’il se passe. Si une déviation provisoire a été mise en place de manière à maintenir la circulation et la bonne continuité des activités de la zone, cela a aussi été fait pour « dégager l’espace pour travailler sur ce vieux pont« , glisse Jérôme Rainaldi, technicien au service hydraulique et cours d’eau à la Cavem.

Avant d’expliquer l’ampleur des travaux, qui « consistent à remettre au goût du jour le pont de la Garonnette, qui est vétuste et ne répond pas au exigences hydrauliques, notamment en terme d’embâcle, puisqu’il était constitué de deux buses, très limitantes et qui pouvaient constituer des obstacles à l’écoulement des eaux.« 

Technique innovante

Face à l’ampleur de la tâche, diverses sociétés sont mobilisées par la Cavem pour des travaux devant se terminer, normalement, en juillet. Et pour refaire ce pont âgé de près de 40 ans, une méthode novatrice a été choisie. « Une foreuse, assez spéciale, va forer des pieux pour fixer le pont et l’ancrer sur chaque berge » précise le technicien de la Cavem.

Technique détaillée par Elric Comte, responsable commercial chez Soletanche, société spécialisée dans les fondations et technologies du sol. « Nous réalisons des pieux (8 en tout) par refoulement de terrain. Nous avons ici des terrains de mauvaise qualité, le principe est donc de le refouler sur lui-même, presque sans extraction de terre lors du forage des pieux. Les pieux sont profonds et vont descendre jusqu’à 19 mètres. » Ce n’est qu’une fois les pieux terminés que le pont existant sera démoli avant que le nouveau soit construit en lieu et place de l’ancien.

Foreuse la palud pont travaux

70 tonnes

Et pour mener à bien ces travaux, il a fallu faire venir une machine « assez spéciale« , comme l’a souligné Jérôme Rainaldi. L’engin mesure une trentaine de mètres de hauteur, pèse aux alentours des 70 tonnes et s’étire sur 6 m de large et 12 de long avec les patins en mode de travail.

« Ce sont des machines qui ont besoin de stabilité« , précise Elric Comte. « C’est un peu complexe au niveau de l’exiguïté car nous sommes coincés d’un côté par la rivière, de l’autre par la voie provisoire« , continue le responsable commercial, dont le personnel est bien entendu formé à ce genre de  missions. « Nous disposons d’un personnel hautement qualifié, qui a suivi un certain nombre de stages et de formations pour pouvoir utiliser ces machines. Nous avons mis en place des binômes pour chaque machine, ce qui nous permet aussi d’assurer et garantir le bon fonctionnement et l’entretien des machines. »

A l’issue des travaux, le pont de la Garonnette devrait disposer d’un tirant d’eau plus important et ainsi éviter qu’il ne se bouche, comme cela pouvait être le cas avec les buses. Une première étape dans les travaux d’assainissements prévus par la Cavem pour lutter contre les inondations sur le territoire.

 

Par Romain Chardan – Photos : Michel Johner.