Les activités estivales pour les enfants se professionnalisent

mômes en fête

En pleine saison estivale, les activités ne manquent pas sur notre territoire. Si elles plaisent autant, c’est aussi parce que le monde du loisir se professionnalise. Cependant, ce gage de qualité donne naissance à de nouvelles problématiques.

Sur la Côte d’Azur et particulièrement sur notre territoire, on reconnaît l’été aux cigales et aux rires des enfants. Voilà plus d’un mois que l’école est terminée et que les vacances ont commencé, pour le plus grand plaisir des parents, pouvant passer plus de temps avec leurs pitchouns, ou au contraire, les placer dans des centres de loisirs proposés par la municipalité. La saison estivale est rythmée par les activités et les animations proposées, ces dernières étant naturellement devenues un enjeu pour les élus. Si on a régulièrement l’impression que nos communes se plient en quatre pour préparer l’arrivée des touristes, ils donnent souvent priorité aux vacances de leurs petits habitants. Car les sorties proposées sont réfléchies, faisant partie d’une politique éducative menée tout au long de l’année.

Cet été étant majoritairement marqué par les fortes chaleurs, les communes ont dû s’adapter et proposer plusieurs formules adéquates. « Tout au long de l’été, nous proposons des activités liées à la mer. Nous donnons des cours de natation pendant ce mois d’août à la piscine municipale, des stages nautiques, comme du kayak, de la voile ou encore du catamaran », explique Hafida Rami, adjointe au sport de la ville de Saint-Raphaël. Pour la cité de l’Archange, attirer ses jeunes sur son littoral à travers les activités nautiques, c’est à la fois leur faire profiter d’un cadre et d’une force de patrimoine, mais également permettre à certains de connaître une première expérience sportive, pour éventuellement s’inscrire dans un club de la commune à la rentrée. « Pour que nos jeunes accèdent plus facilement à la pratique du sport, on a mis en place la licence gratuite lorsqu’on s’inscrit pour la première fois dans un club de la ville », ajoute-t-elle.

Retrouvez notre dossier complet de 10 pages dans le numéro 67 de L’Horizon, le jeudi 11 août dans vos kiosques.

Par Adrien Roche et Thomas Lajous – Photo : Adrien Roche

Ce nouveau robot rendra nos ports plus propres

robot Dpol port Santa Lucia

La régie des ports raphaëlois vient d’acquérir un nouveau robot pour nettoyer les zones encombrées de déchets plastiques. Une démarche qui s’inscrit dans une politique de sensibilisation et d’amélioration de la qualité des eaux des zones portuaires et maritimes.

Accroché à deux apparaux, DPol montre ce qu’il a dans le moteur. DPol, c’est le nouveau robot du port de Santa Lucia, à Saint-Raphaël. Il aspire 26 000 litres par heure et stocke les déchets dans ses filets grâce au courant qu’il crée pour attirer les détritus vers lui. Chaque jour, il peut en récolter 15 kilos, « voire un peu plus », estime Mathieu Bertora (photo ci-contre), directeur de la régie des ports de la ville depuis deux ans.

Présent dans ce service depuis une quinzaine d’années, il est « content de cet achat », convaincu que « ce petit robot sera d’une grande aide ». Avec cinq modèles de filets différents, DPol peut ramasser différents types de déchets, plus ou moins encombrants. Placé à des endroits stratégiques, il libère la main d’œuvre d’un agent portuaire, qui pourra se concentrer sur le nettoyage de surfaces inatteignables pour le robot (chaînes, apparaux, etc.).

Retrouvez notre double-page détaillée dans le numéro 67 de L’Horizon, jeudi 11 août dans vos kiosques.

Par Adrien Roche – Photo : Adrien Roche

Les chats errants envahissent nos communes : à qui la faute ?

chats errants

Les villes de Fréjus et Saint-Raphaël sont fortement touchées par la surpopulation de chats errants. Les municipalités semblent impuissantes face à ce fléau qui ne date pas d’hier, mais qui prend de plus en plus d’ampleur.

À Fréjus et Saint-Raphaël, même lorsque les rues sont vides, impossible de dire qu’il n’y a pas un chat. Vous en avez forcément déjà croisé, de nuit comme de jour, tant ils sont nombreux. Si nombreux qu’ils constituent un réel problème. Chantal Arnaud, conseillère municipale de Saint-Raphaël déléguée à la condition animale, déplore la situation : « C’est un gros problème, nous ne savons plus comment faire. Nous continuons à chercher des solutions, mais nous sommes pour l’instant sans issue. » Ces chats sont habitués à vivre en foyer, et ont besoin de l’aide de l’humain pour se nourrir.

Une tâche que certains prennent à cœur, sans forcément réaliser que leurs actions peuvent être lourdes de conséquences. « C’est bien de les nourrir, mais tout le monde ne devrait pas le faire. Nous avons des bénévoles pour ça. Les nourrir favorise leur reproduction, et cela aggrave le problème », explique Chantal Arnaud. Les anciens chats d’appartements, très nombreux, se nourrissent dans les poubelles et s’infiltrent parfois chez les habitants pour tenter de survivre. Une fois privés de la protection de leur maître, ils ne survivent que quatre mois en moyenne dans la nature. Les chats errants qui y sont nés, eux, ont une espérance de vie de 4 à 7 ans, qui leur donne le temps de se reproduire à plusieurs reprises. Dans les deux communes, ils se multiplient d’année en année, en grande partie à cause de l’inconscience de l’humain.


Comment faire face à ce problème ?


Retrouvez notre article détaillé dans le numéro 67 de L’Horizon, le 11 août dans vos kiosques.

Par Adrien Roche – Photo : Adrien Roche

Un regain de vie rue de la République

rue de la république
 La rue de la République est l’une des plus iconiques du vieux Saint-Raphaël. Depuis peu, elle connaît un nouveau souffle, porté par de nouveaux commerçants aux idées innovantes.

 

« Il y a une très bonne ambiance », « c’est un quartier vivant », « tous les commerçants s’entendent bien », « c’est une rue qui a une vraie identité ». Les acteurs de la rue de la République ne manquent pas de qualificatifs élogieux. Dans ce quartier historique de Saint-Raphaël, les passants se promènent et contemplent, une baguette sous le bras : « C’est super joli ». Les bâtiments colorés et le sourire des commerçants font le charme de ce lieu de vie unique. On s’arrête pour déguster un produit local sur un stand éphémère, on s’installe en terrasse pour un apéritif, on achète de quoi préparer un bon dîner… Séverine Magnol, gérante de la boutique de fleurs Le Magnol’ia depuis plus de dix ans, souligne la bonne entente du quartier : « On prend le café entre commerçants, c’est un petit village ». Pascal Pitre, propriétaire de la boucherie des templiers, est du même avis : « On voit toujours les mêmes têtes, et en même temps, il y a une certaine évolution avec de nouveaux venus. On ne se tire pas dans les pattes, les affaires des uns font rayonner les autres, il y a de la place pour tous ».

Mais les commerçants ne sont pas toujours en accord avec la mairie, qui a récemment « semi-piétonnisé la rue » pour favoriser son attractivité. Une épine dans le pied pour certains commerçants, qui déplorent le manque d’accessibilité en voiture.

Retrouvez notre dossier de six pages dans le numéro 66 de L’Horizon, dès ce jeudi 4 août dans vos kiosques.

Par Adrien Roche, Lucie Guerra, Thomas Lajous, Ibrahim Berbar – Photo : Lucie Guerra 

Cave coopérative et musée archéologique : David Rachline répond

La modification du PLU de la ville de Fréjus apporte des détails sur l’avenir de la cave coopérative. Comme l’indique Jean-Luc Epuron, élu d’opposition à la ville de Fréjus, sur une publication Facebook, l’emplacement réservé qui gelait jusqu’à présent l’ancienne cave coopérative “La Fréjusienne” sise rue Henri Vadon, a été supprimé par la ville, “le projet d’équipement public sur la coopérative étant abandonné”. Pour l’élu et le collectif “ArchéoVar Fréjus”, la cave coopérative où le projet était “d’y créer un musée archéologique en plein cœur de ville, à proximité de l’amphithéâtre romain” est tout simplement tombé à l’eau. Le maire de la ville répond, lors d’une interview établie au lendemain du conseil municipal où l’ensemble des opposants ont pointé du doigt la décision concernant la cave coopérative.

Un endroit pas à la hauteur ?

Tandis qu’Angélique Fernandes-Thomann fait remarquer le silence autour du musée archéologique départemental, Emmanuel Bonnemain persiste et signe ; “avec la suppression corrélative de l’emplacement réservé sur l’avenue du 15e corps, vous rendez encore plus compliquée l’installation d’un musée archéologique départemental sur Fréjus. En réalité, vous enterrez définitivement le projet de musée sur la cave coopérative pourtant fléché à cet emplacement depuis 2014”. Sur ce sujet, David Rachline s’explique : “je discute régulièrement avec les partenaires de la commune, que ce soit le département ou l’agglomération, au sujet d’un musée archéologique départemental. Lorsque nous aurons envie d’en parler, nous vous contacterons. Mais je n’ai jamais pensé, pour dire toute la vérité, et même si mon ex premier adjoint (Richard Sert) y était attaché, je n’ai jamais pensé qu’il y avait suffisamment d’espace dans la cave coopérative. On pouvait faire quelque chose comme une salle de spectacle ou un musée archéologique municipal mais ça n’était pas à la hauteur si Fréjus était choisi, pour faire un musée départemental”. 

Discussion en cours

Alors où pourrait-on placer ce futur musée départemental ? Maître Bonnemain continue à croire en un projet en lieu et place du parc du clos de la tour et les groupes facebook à ce sujet rêvent tous d’un musée à Fréjus et non à Saint-Raphaël. Le maire répond : “nous travaillons avec nos partenaires de l’agglomération et du département sur le sujet. Nous avons une vision territoriale de notre travail commun avec le président Frédéric Masquelier. Et nous voulons que le territoire accueille le musée, c’est notre objectif”.

Echanges houleux au conseil municipal de Saint-Raphaël

Aujourd’hui, les élus de la commune ont voté l’accord de protection fonctionnelle à Frédéric Masquelier, maire de la ville, dans le cadre d’une procédure de diffamation.

En effet, l’ancien colistier de la liste “Ma Ville Ma Planète”, Mallaury Vissuzaine a décidé de poursuivre l’édile pour diffamation : “Lors de la séance du 29 juillet 2021, [monsieur le maire a] dénoncé les propos tenus sur un post Facebook par M. Vissuzaine, comparant les mesures sanitaires proposées par la ville avec la 9e ordonnance des autorités d’occupation au sujet des juifs pendant le régime de Vichy. À la suite, M. Vissuzaine revendiquant ce post Facebook a engendré une procédure de diffamation à l’égard de monsieur Frédéric Masquelier, ès-qualité de Maire, bien que le procureur de la République lui ait préalablement signifié qu’il n’initierait pas de poursuites faute de qualification pénale juridiquement établie”, détaille Nicolas Marty.

Une fois la motion détaillée, les élus ont procédé au vote. Tout le monde est pour, le groupe “Ma ville Ma planète” s’abstient. Le maire demandant la raison de cette abstention, le binôme ne fera pas de commentaire. Alors, l’édile ajoute : “Le vice-président du CRIF a eu l’occasion d’exprimer sa sincère reconnaissance pour le combat que vous menez sans concession contre la banalisation de la Shoah”, avant de conclure, “je retiendrai que votre abstention est une réaction politique”.

Les motions se sont succédées jusqu’à ce que les colistiers “Ma Ville Ma Planète” aient voulu prendre la parole concernant les emplacements publicitaires de la ville. Tout de suite interrompus par le maire : “Cela ne m’intéresse pas de parler des panneaux JC Decaux. Dans la hiérarchie de vos valeurs, si les panneaux JC Decaux sont prioritaires, c’est votre choix”.

Alors, les esprits s’échauffent, et Tomasi répond : “Je condamne ses propos, mais pendant ce temps, nous avons un candidat à l’élection présidentielle une personne qui est antisémite, qui actuellement balaie toute l’Histoire française et explique que le maréchal Pétain aurait aidé les juifs. Je pense que nous devrions aussi nous élever contre ces propos”. Cette remarque fait bondir Masquelier qui rétorque : « vous avez un de vos colistiers qui banalise le crime contre l’Humanité et aujourd’hui amène les choses devant notre conseil municipal. On ne vous a jamais vu dans les commémorations patriotiques, ni vous ni vos colistiers. C’est une échappatoire. Vous préférez vos amis à des valeurs, c’est votre choix. Ne parlez pas de valeurs”.

L’Arménie en mémoire

Arménie mémoire Saint-Raphaël génocide

Ce matin a eu lieu au jardin d’Arménie à Saint-Raphaël, la cérémonie à la mémoire du 106ème anniversaire du génocide arménien de 1915. Un moment solennel pour l’ensemble de la communauté arménienne du territoire et les élus.

La ville de Saint-Raphaël a toujours eu l’Arménie dans son cœur : depuis le jardin d’Arménie jusqu’au jumelage avec la ville de Djermuk en passant par la chapelle apostolique arménienne Saint-Jean. Le maire de la ville Frédéric Masquelier, le député Philippe Michel-Kleisbauer, la conseillère régional Catherine Rouboeuf, et le conseiller départemental Guillaume Decard et de nombreux autres élus étaient sur place, devant le Khatchkar (“pierre à croix” d’Arménie, NDLR) pour le devoir de mémoire du premier génocide du XXe siècle.

Sous un soleil plus que clément, les drapeaux français et arménien flottent à l’unisson tandis que les nombreuses personnes présentes ont pu apprécier un formidable poème en arménien, et des discours forts de la part des associations arménienne du territoire : Associations Arméniennes d’aide sociale et l’association pour l’amitié franco-arménienne du Var-Est.

Alina Vardanyan-Scaletta, présidente de l’association Amitié franco-arménienne : “Dans ce devoir de rassemblement où toutes les générations se rencontrent afin de commémorer cette immense cassure de tout un peuple […] il y a comme une promesse, une intensité particulière dans l’histoire de la république arménienne. Je voudrais voir en ce jour de commémoration un simple message de paix, de respect, de tolérance, comme un jour d’espoir pour nos peuples, afin de pouvoir vivre en paix et en sérénité

Par Ibrahim Berbar – photo : Kevin Duval