Les chats errants envahissent nos communes : à qui la faute ?

chats errants

Les villes de Fréjus et Saint-Raphaël sont fortement touchées par la surpopulation de chats errants. Les municipalités semblent impuissantes face à ce fléau qui ne date pas d’hier, mais qui prend de plus en plus d’ampleur.

À Fréjus et Saint-Raphaël, même lorsque les rues sont vides, impossible de dire qu’il n’y a pas un chat. Vous en avez forcément déjà croisé, de nuit comme de jour, tant ils sont nombreux. Si nombreux qu’ils constituent un réel problème. Chantal Arnaud, conseillère municipale de Saint-Raphaël déléguée à la condition animale, déplore la situation : « C’est un gros problème, nous ne savons plus comment faire. Nous continuons à chercher des solutions, mais nous sommes pour l’instant sans issue. » Ces chats sont habitués à vivre en foyer, et ont besoin de l’aide de l’humain pour se nourrir.

Une tâche que certains prennent à cœur, sans forcément réaliser que leurs actions peuvent être lourdes de conséquences. « C’est bien de les nourrir, mais tout le monde ne devrait pas le faire. Nous avons des bénévoles pour ça. Les nourrir favorise leur reproduction, et cela aggrave le problème », explique Chantal Arnaud. Les anciens chats d’appartements, très nombreux, se nourrissent dans les poubelles et s’infiltrent parfois chez les habitants pour tenter de survivre. Une fois privés de la protection de leur maître, ils ne survivent que quatre mois en moyenne dans la nature. Les chats errants qui y sont nés, eux, ont une espérance de vie de 4 à 7 ans, qui leur donne le temps de se reproduire à plusieurs reprises. Dans les deux communes, ils se multiplient d’année en année, en grande partie à cause de l’inconscience de l’humain.


Comment faire face à ce problème ?


Retrouvez notre article détaillé dans le numéro 67 de L’Horizon, le 11 août dans vos kiosques.

Par Adrien Roche – Photo : Adrien Roche

L’abandon des animaux s’accentue dans nos communes

chien malheureux

Chaque été, des milliers de propriétaires d’animaux abandonnent leurs compagnons. Un phénomène décuplé par le confinement, qui a incité de nombreuses personnes à accueillir un animal sans se rendre compte de l’importance d’un tel choix. 

 

À la fin du mois de juillet, la SPA partageait des chiffres alarmants : depuis le début de l’été, plus de 10 000 animaux ont été abandonnés en France. Jacques- Charles Fombonne, président de la SPA, anticipe au micro de RTL, craignant que les week-ends du mois d’août seront « les pires de l’année » et vont « générer un grand nombre d’abandons ». La période estivale est meurtrière pour nos amis les animaux. Ils sont nombreux à être délaissés par leurs maîtres, qui ne peuvent pas répondre à leurs besoins. Et l’après Covid empire la situation. Thierry Calvet, directeur de l’Association Varoise de Secours aux Animaux (AVSA), située à Roquebrune-sur-Argens, estime une augmentation de 20 à 30 % du nombre d’abandons en 2022 par rapport aux années précédentes.

« En plus, cette année, nous avons beaucoup moins d’adoptions. D’habitude, j’ai une vingtaine de chiens adoptés par mois. Là, on tourne à une petite dizaine seulement », continue le directeur de l’AVSA, qui précise que les chiens et les chats sont les animaux les plus abandonnés. Laurence Houssa, agent de la SPA de Flayosc – la plus proche de notre secteur – confirme cette tendance : « On a plus d’abandons, et les adoptions tournent au ralenti. Les raisons sont variées : déménagement, allergie, santé… mais c’est difficile de savoir si ce sont de vraies raisons ou des excuses pour s’en débarrasser. Mais en tout cas, personne ne vient pour nous dire “je pars en vacances et je ne peux plus garder mon animal”»

Retrouvez notre double-page détaillée dans le numéro 66 de L’Horizon, depuis ce jeudi 4 août dans vos kiosques.

Par Adrien Roche et Ismahan Stambouli – Photo : SPA Flayosc