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Nuits d’été entre calme et agitations

Alors que les populations choisissent massivement notre territoire pour les vacances, les services de secours et d’urgence sont particulièrement sollicités. Et si l’été semble plus calme du point de vue de l’accidentologie et des faits de délinquance pour les forces de l’ordre, pompiers et urgentistes ont une lecture différente de la saison estivale.

Déambuler sous les étoiles en espérant que le mercure se décide à baisser d’un cran. Flâner sur un marché bondé sous les candélabres. S’installer à une terrasse déjà pleine en tentant de voir des reflets sur l’eau au milieu de tous ces marcheurs nocturnes. Aller s’enivrer dans l’un des derniers établissements de nuit du territoire. Déguster une glace face à la lune. Vider quelques canettes sur le sable autour d’une ambiance musicale et conviviale. Autant d’activités innocentes auxquelles s’adonnent touristes et locaux à l’heure de la saison estivale. Au milieu de tout cela, des sirènes qui retentissent, des gyrophares qui brisent le calme nocturne et des véhicules lancés à vive allure. D’autres éléments que le quidam est habitué à voir, où l’étonnement initial laisse place à une forme de lassitude. Toutes ces scènes rythment le quotidien estival du territoire et il faut dire qu’une fois la nuit tombée, l’activité des services de secours et d’urgence ne faiblit pas, ou peu. Dans certains cas, elle se renforce, même, à commencer par celle des urgences de l’hôpital, forcément impactée par la fermeture de celles de Draguignan. Et si les nuits sont plus calmes que l’an dernier du côté des forces de l’ordre, la fréquence des interventions, globalement, ne baisse pas.

Un été « assez calme » pour les forces de l’ordre

Début juillet, plage du Veillat, à Saint-Raphaël. Une violente agression a lieu alors que la nuit bat son plein. L’intervention rapide des forces de l’ordre permet l’arrestation d’une partie des auteurs. La victime, elle, finira sa nuit aux urgences, transportée par les pompiers. S’il n’y a, depuis, pas eu d’autre agression de ce type à déplorer, les forces de l’ordre n’ont pas pour autant baissé leur attention. Bien au contraire. Entre les touristes venus de toutes parts, la vigilance attentat, notamment lors de manifestations comme les feux d’artifice, un œil attentif sur la petite et moyenne délinquance et les plaintes liées aux nuisances et tout ce qui relève des violences intra-familiales, l’activité reste soutenue. « Depuis le début de l’été, c’est étonnamment calme », glisse en préambule le commissaire Nicolas Caravokiros, avant de reprendre, « il y a tout de même quelques nuits où on se retrouve avec beaucoup de boulot et où nous terminons avec 10 à 12 personnes en garde-à-vue, mais nous n’avons pas eu à déplorer de faits qui aient défrayé la chronique. L’affaire du Veillat est la plus grave, mais nous avons pu mettre hors d’état de nuire trois gros nuisibles suite à cette histoire ».

Retrouvez notre article détaillé dans le numéro 68 de L’Horizon, actuellement dans vos kiosques.

Par Romain Chardan – Photo : R.C