Skip to content

Des manifestants ont bloqué l’accès au dépôt pétrolier de Puget-sur-Argens

puget-sur-argens accès manifestants dépôt pétrolier

Ce matin, vers 3h, plusieurs manifestants ont commencé à bloquer un rond-point se trouvant à proximité d’un dépôt pétrolier à Puget-sur-Argens, empêchant l’accès de camions citernes. Le blocage a pris fin peu avant midi, avec l’intervention des forces de l’ordre. 

Pierres, cadis, palettes en bois, roues de voitures ou bouteilles de gaz… tout était bon pour bloquer les routes autour d’un petit rond-point proche du South Wake Park. Selon les manifestants sur place, où beaucoup étaient des gilets jaunes, ce sont 150 personnes qui étaient présentes cette nuit, avant de voir la moitié d’entre elles partir travailler entre 6 et 7h ce matin.


Des manifestants venus de toute la région, voire même de plus loin, réunis pour exprimer
“un ras-le-bol général”. “Nous sommes dans un pays où la coercition atteint des limites insupportables et inacceptables. Des blagues comme le chèque de 100 euros, c’est se foutre de la gueule du monde. Donc aujourd’hui, c’était un peu le combat des gilets jaunes, mais aussi de tous les citoyens français. La symbolique du blocage devant le dépôt de carburant, c’est par rapport à l’histoire du carburant actuel mais aussi pour frapper les esprits et dire qu’on en a marre. Nous sommes venus à Puget-sur-Argens pour montrer que les citoyens, quel que soit l’espace ou le lieu, seront toujours là pour dire à ce gouvernement qu’il se fout de la gueule des citoyens. On en a marre !”, s’exclame Andji Amor, de son pseudo, qui était présent au blocage depuis tôt ce matin.

Le blocage pourrait recommencer

A part quelques mots doux à l’encontre d’Emmanuel Macron éveillant les foules, les bloqueurs sont restés assis sur l’extrémité de la route, là où d’autres restaient allongés sur le rond-point. “C’était une manifestation pacifique. On avait des personnes âgées et des femmes ayant la trentaine. Ce ne sont pas des rasés qui veulent se bagarrer”, explique l’un des bloqueurs. 


“On a un groupe sur Telegram, où tous les 15 jours nous organisons une action une fois dans le 13 et une fois dans le 83. On a déjà bloqué l’aéroport de Marignane. Là, on a choisi ce dépôt pétrolier, mais on pourra tout à fait revenir près d’ici bientôt, comme au péage du Capitou par exemple”
, conclut Julien, un des manifestants. Après plusieurs heures de blocage, les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger le groupe peu avant midi. 

Texte et photos Thomas Lajous