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Liliane Boyer : « Les familles ont besoin d’un peu de vie »

Liliane Boyer Maire Le Muy parc

Ce lundi 12 avril a été marqué par l’ouverture du nouveau parc de loisirs en plein centre-ville du Muy. Rencontrée il y a quelques jours, la maire de la ville, Liliane Boyer, souligne ainsi une nouvelle étape franchie dans la requalification du centre-ville.

 

Pourquoi avoir voulu créer ce parc ?

Le parc de loisirs est un endroit magique en plein centre-ville. Nous aurons plus d’un hectare et demi dédié à la population. Nous avons fait l’acquisition de toutes les parcelles qui nous manquaient et nous avons réalisé un aménagement que je trouve superbe : des jeux pour enfants, des parcours pour les trottinettes et les rollers, etc. C’est un endroit où il fera bon vivre car magique, ombragé, traversé par le canal et la petite Nartuby. Il me semblait important d’implanter un parc de ce genre dans le centre-ville. 

Son arrivée a-t-elle été bien accueillie ?

Il nous a bien été reproché de dépenser un peu d’argent, mais je pense que c’est une bonne chose pour le bien-être de tous. Espérons que tout le monde soit au rendez-vous et qu’il n’y aura pas trop d’incivilités. A ce propos, un gardien va être recruté pour assurer la surveillance. Le parc fermera à 19 heures et sera ouvert dès 10 heures le matin. 

Qu’est-ce que ce parc va apporter à la population ?

Il participe à la requalification du centre-ville, qui est d’ailleurs souvent décrié. Quand vous avez un parc et un parking, de pratiquement deux hectares en plein centre-ville, c’est un atout pour le bien-être de tous. Que ce soit pour les vacanciers ou les personnes qui fréquentent le marché. Avec le covid et les mesures gouvernementales, nous ne pourrons pas faire d’inauguration dans l’immédiat, mais nous pensons que les familles bloquées dans des appartements ont aussi besoin d’un peu de vie. Notamment pour celles parfois confinées avec des enfants dans des logements trop exigus. 

A propos des enfants, vous avez récemment mené une campagne de tests salivaires. Quel bilan en tirez-vous ?

Nous avons effectué ces tests dans les deux écoles primaires (Robert Aymard et La Peyrouas) et sur ces deux établissements, un seul élève s’est révélé positif. Il n’y avait pas de danger, et depuis les écoles ont été fermées. 

Vous avez évoqué les incivilités par rapport au parc. Vous avez récemment investi en ce sens. La délinquance touche-t-elle fortement Le Muy ?

Il y a 46 caméras installées au centre de vision qui est géré par la police municipale et les appareils photographiques sont mis en place pour les incivilités, les dépôts d’ordures. Et comme la DPVA (Dracénie Provence Verdon Agglomération) ne pouvait pas les acheter, la ville en a fait l’acquisition. Nous avons investi dans des appareils plus performants, et nous sommes dans les communes ayant dressé le plus de procès verbaux.Concernant la délinquance, elle fait partie de notre quotidien même si certains ne veulent pas la voir. Je n’incrimine personne, ils sont quelques jeunes à se faire remarquer. Parfois, nous faisons un rappel à l’ordre aux parents. 

Comme à Puget-sur-Argens, la déchèterie du Muy a connu des problèmes de sécurité. Qu’est-ce qui a été fait pour pouvoir rouvrir en sécurité ?

Je me suis rapproché de la DPVA qui gère la déchèterie car cela fait partie des charges transférées. Il y a des roms qui se sont installés de façon illégale et le propriétaire a lancé des procédures. Toutes les nuits, ces personnes visitaient la déchèterie. Nous avons donc enlevé les ferrailles et tout ce qui pouvait leur être agréable à recycler, et nous avons réouvert pour ramasser les feuillus et tout ce qui se taille actuellement.

 

Propos recueillis par Ibrahim Berbar – Photo : Ville du Muy.