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La Cavem au cœur des préoccupations

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Lors du conseil municipal du 13 avril, les élus d’opposition à Fréjus ont passé de longues minutes sur les deux premiers points de l’ordre du jour concernant des transferts de compétences à la Cavem.

 

A croire qu’appartenir à une communauté d’agglomération peut parfois faire peur. Ou, a minima, faire naître quelques craintes. C’est en tout cas ce qui ressort du conseil municipal de Fréjus du 13 avril. Alors que les deux premières délibérations (approbation d’un transfert de compétences et de la modification des statuts de la Cavem) pouvaient paraître anodines, elles ont suscité de longs débats. Regrouper les transferts de compétences sur le futur centre intercommunal d’actions sociales et la mise en place de bornes de recharge n’a pas été du goût de tout le monde. Mais c’est surtout le premier point qui a été sujet à débats. 

Le CIAS en question

Emmanuel Bonnemain, s’il ne souhaitait pas voter contre, a souligné que le dossier présenté était « incomplet et plusieurs questions méritent d’être posées« , a-t-il asséné avant d’enchaîner, « nous ne trouvons pas les réponses à ces questions dans le rapport que vous nous proposez. » Angélique Fernandes a regretté que l’ensemble des compétences ne soient pas transférées à la Cavem, rappelant que sous ce format, cela ajoutait « une couche au millefeuille administratif en maintenant les compétences des communes et en repoussant la présentation du contenu » et a été rejointe sur ce point par Richard Sert.

Si Annie Soler, membre du groupe d’Emmanuel Bonnemain, a apporté des éléments de réponses plus précis, David Rachline, le maire de Fréjus, n’a pas manqué de souligner le but du vote du jour. « On acte aujourd’hui le principe du transfert et lorsque l’ensemble des communes auront validé ce transfert, nous aurons deux ans pour nous prononcer sur le contenu de ce centre intercommunal. A charge pour nous de travailler sur le contenu de ce centre. La politique sociale n’a pas de frontière communale. » 

Perte d’identité

Le vote concernant la modification des statuts de la Cavem, et notamment son changement de nom, ont également été sujets à débats. Si Emmanuel Bonnemain a souhaité connaître le coût du changement de nom et regretté le manque de démocratie quant à son choix, Richard Sert a de son côté regretté le choix du nom, selon « très mal choisi« . Le plus disert sur la question a été Jean-Luc Épuron, lequel a pointé la perte d’identité liée à la nouvelle nomenclature et le risque d’absorption par les voisins maralpins.

« Il nous est demandé d’accepter que l’appellation ECAA se substitue à la CAVEM. Où est située notre communauté d’agglomération ? Dans l’Est Var, un espace privilégié dont la position géographique centrale lui permet de bénéficier de divers points d’attractivités économiques que sont Toulon, Cannes, Grasse, Sophia et Antibes et qui ne saurait donc être traité sans dommage comme une simple réserve foncière pour la métropole de Nice. Un territoire remarquable dont la vocation finale ne doit pas être rattachée à l’espace azuréen. »

Ce à quoi David Rachline a tenu à répondre, ce qui n’a pas toujours été le cas lors de ce conseil, afin de rassurer son opposant. « Je crois que c’est l’exact inverse que nous sommes en train de vous proposer. La commune seule ne fera pas le poids face aux métropoles et c’est en donnant de la force à notre communauté d’agglo que nous pourrons investir davantage, et résister à la force d’attraction d’un certain nombre de métropoles et en restant fidèle à notre département du Var. » Une réponse en écho à ce qu’il avait formulé quelques minutes plus tôt, alors qu’il répondait sur le point précédent. « Nous sommes la Cavem, Fréjus est la Cavem, ses élus sont la Cavem. »

Et ce qu’elle semble s’appeler Cavem ou ECAA. 

Résolutions sur les mois à venir

Outre ces deux délibérations, le conseil municipal de Fréjus a également entériné quelques points importants pour l’année à venir et les prochaines. Outre le vote de 245 000 euros destinés à la surveillance des plages (pour 8 postes de secours et 20 personnels), et celui de subventions destinées à alimenter les projets liés au contrat de ville (240 000 euros, dont 124 000 à la charge de l’état, 68 500 pour la Cavem et 47 500 pour Fréjus pour 25 projets dont 14 sont soutenus directement par la ville), ainsi qu’une indemnisation à destination des agents œuvrant au centre de vaccination intercommunal, la ville entreprend le ravalement des façades du centre ville.

C’est dans ce but, et pour inciter les propriétaires à prendre part à ce programme, que la ville a décidé la mise en place d’aides (30% de la dépense avec un plafond de 3000€ par façade pour les enduits industriels, peintures minérales et nettoyage des façades et 40% de la dépense avec un plafond de 3000€ par façade pour les enduits traditionnels à la chaux). Une campagne représentant 150 000 euros par an pour la ville et qui se déroulera sur les 5 années à venir selon différentes phases. La première débutera en septembre, durera deux ans, sur les rues Jean Jaurès et De Gaulle.

Parmi les nombreuses délibérations culturelles, on notera également la création du premier festival de jazz de Fréjus qui devrait se tenir les 13 et 14 août prochains et l’association Dom’Jazz aura la charge de l’organisation.

 

Par : Romain Chardan / Photo : capture d’écran Youtube.