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“J’ai un rêve pour le club plus que pour moi”

Corentin Suc est passeur au Fréjus Var Volley. Pour L’horizon, il revient sur son sport et sur son club. 

 

Qui est Corentin Suc ?

À Fréjus, je suis arrivé avec plusieurs casquettes. En tant que joueur de National 1, semi-professionnel et professeur des écoles. Je venais juste d’avoir mon concours. J’ai ensuite migré vers joueur pro puisqu’on est monté en seconde division, toujours en tant que professeur des écoles. Et je me suis transformé en semi-professeur des écoles et joueur professionnel, et depuis deux ans, je suis éducateur au club où je gère l’école de volley avec deux autres personnes. Je gère aussi un projet volley-scolaire où je vais faire du volley dans les écoles, avec une trentaine de classes sur l’année, toujours en tant que joueur professionnel. 

 

En quoi le volley est-il adapté à votre caractère ?

Je trouve que c’est le sport collectif par excellence car c’est le seul où on ne peut pas arrêter la balle et partir tout seul. Au foot, en 98, on donnait la balle à Zidane, les Bulls donnaient la balle à Michael Jordan, et ils faisaient de la magie, au rugby, c’est Antoine Dupont. Au volley, on n’a qu’une touche de balle et on est, deux fois sur trois, obligé de la donner à un partenaire. Il y a de la magie aussi, même si les individualités sont beaucoup plus dures à ressortir. 

 

Le fait d’entraîner les plus jeunes, montre aussi une part de votre caractère ?

Oui. J’ai toujours aimé travailler avec les enfants. Dans mes jeunes catégories j’allais aider les entraîneurs avec les tous petits, cela m’a orienté vers mon métier de professeur des écoles, c’est la suite logique.  

 

Vous mangez, buvez et dormez sport ? 

Cela tourne autour du volley quand même. Mais dès que j’ai l’occasion, je vais voir un match de rugby, je suis déjà allé voir le CARF, le SRVHB, mais cela reste basé volley. Même si de plus en plus, j’essaye de m’en écarter, car cela va faire dix ans que je suis en professionnel, 24 ans que j’en fais, donc de plus en plus le dimanche, je veux voir tout sauf du volley (rire). 

 

Comment évaluer le début de saison du FVV ?

Merdique (sic), parce qu’on espérait engranger des victoires, mais il y a aussi de bonnes choses. On a su gagner des matches alors que toute la semaine, on avait la tête au fond du sceau. Cela reste merdique, mais on est en passe de faire pencher la balance pour que cela devienne correct.

 

Est-ce que le passeur du Fréjus Var Volley a un rêve ? 

J’ai un rêve pour le club plus que pour moi. Je rêverais d’arrêter le volley après avoir fait une montée avec Fréjus. Cela serait beau que des joueurs comme Falafala, Maccaro ou moi, puissent vivre ça au club, que ce soit avec Loïc et les dirigeants. 

 

Avez-vous une idole ? 

Mon idole est Jonny Wilkinson qui a été un sportif exceptionnel. Il est dans le rugby, a été à Toulon, ma ville natale. C’est marrant parce qu’il n’a pas du tout mon caractère. C’est quelqu’un de très calme, carré, strict, qui s’entrainait tout seul le dimanche matin. Je suis admiratif, car il a été capable de faire des choses que j’aurais été incapable de faire. Même avec du temps, je n’aurais pas eu son hyper professionnalisme. C’est ce qui l’a rendu hyper fort.

 

Retrouvez son interview complète dans le numéro 81 de L’horizon, en kiosque ce jeudi 24 novembre.

 

Thomas Lajous / Photo : T.L