Skip to content

« J’ai été musicien très très tard »

Photo : Batlik

Ce samedi 30 avril, l’artiste Batlik se produit sur la scène du cinéma le Lido, à Saint-Raphaël. Depuis une vingtaine d’années, sa musique tourne autour du folk, du rock et de la chanson. Pour l’Horizon, il revient sur son univers. 

Quel est votre parcours ? 

J’ai commencé à faire de la musique un peu avant mes trente ans. J’étais pas du tout dans ce secteur avant, et ma foi, je vais sortir mon dernier album l’année prochaine. J’aurais fait treize disques. Je trouve ça intéressant d’avoir proposé une œuvre réduite et stoppée dans le temps, avec un début et une fin. 

Quel est votre univers musical ? 

Ça varie entre la folk, la chanson et le rock. Ça a été longtemps basé sur les textes, et ça l’est de moins en moins. Aujourd’hui, c’est de plus en plus basé sur la musique et sur la poésie. Je m’ennuyais facilement et n’importe quel artiste à une évolution qui lui est propre, quel que soit l’art qu’il pratique. Pour moi, ça a été celle-là. J’étais très inspiré sur le sens de mes propos et de mes textes, au départ. Je me suis éloigné de ça, pour me rapprocher de quelque chose de plus musical et de plus poétique.  

Comment appréhendez-vous de jouer dans un cinéma ? 

Ça m’est déjà arrivé, une petite dizaine de fois, en vingt ans. Une fois que la musique est là et que les lumières sont dirigées vers moi, je ne me rends pas compte que je suis dans un cinéma, plus que si j’étais dans une salle ou n’importe où ailleurs. Je n’appréhende pas ça d’une manière particulière. Pour moi faire de la musique, ça n’a pas avoir avec l’endroit où je la fais mais ça avoir avec le moment auquel je suis en train de participer. 

Quelle est la recette de vos albums ? 

C’est essayer d’arriver à faire corps complètement avec la musique. C’est ce qui est, à mon avis, le plus difficile en concert, c’est d’oublier qu’on est en concert et de devenir soi-même, la musique que l’on propose. Qu’il n’y ait pas de différence entre nous et la musique, le son que l’on propose. Si on arrive à faire ça, quoi qu’on fasse comme types de musiques, je pense qu’on est content de ce qu’on a fait. 

Qu’allez-vous proposer sur scène ? 

Je vais proposer en majorité des morceaux qui sont issus de la dernière tournée donc du dernier album, qui s’appelait “L’art de la défaite”. Je vais aussi intégrer des morceaux à venir du prochain disque. Je ne fais cela que dans ces moments entre deux disques. 

Par Léna Peguet – Photo: Batlik