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Haro sur les violences faites aux femmes

Les violences intra-familiales et conjugales sont, depuis plusieurs mois maintenant, une priorité pour l’État, les forces de l’ordre, le système judiciaire mais aussi nombre d’associations intervenant dans ce domaine. Entre état des lieux et rôle de chacun, L’horizon dresse le portrait d’une lutte de tous les instants sur le territoire.

 

Retour en 2019. L’État lance un Grenelle sur les violences conjugales. Avec pour objectif d’optimiser la lutte contre ce fléau. Une lutte aujourd’hui devenue prioritaire, aussi bien chez les forces de l’ordre que dans les cours de justice. «C’est une, si ce n’est la grande priorité gouvernementale pour cette année. La direction centrale et donc la direction départementale de sécurité publique (DDSP) du Var sont fortement impliquées dans la lutte contre ce qui est considéré comme un fléau. Nous nous engageons très fortement en termes d’effectifs et de professionnalisation de l’intervention pour gérer ces situations très scabreuses et surtout particulièrement insidieuses, parce que quand on est victime de violence ou d’acte de délinquance quelconque dans la rue, il est toujours possible d’aller se réfugier chez soi. Là, par définition, le milieu délétère, c’est le logement, il n’y a donc aucun répit pour les victimes qui sont phagocytées par un conjoint violent qui va les cannibaliser, tant du point de vue physique que moral », souligne le commissaire Nicolas Caravokiros. Une priorité aussi soulignée par le procureur de la République du tribunal de grande instance (TGI) de Draguignan, Patrice Camberou, pour qui le Grenelle de 2019 a permis un développement des moyens en matière de réponse pénale et d’outils de lutte. « C’est la grande différence qu’il y a entre avant et après le Grenelle (contre les violences conjugales, réalisé entre le 03/09/2019 et le 25/11/2019, ndlr), c’est qu’on nous a donné des moyens. Il y a aujourd’hui, quasiment dans chaque parquet, un juriste assistant chargé de suivre les statistiques et toute notre activité en matière de violences intrafamiliales, et d’organiser nos réunions, de suivre les réunions de partenariat, et nous avons des assistants de justice ».

Hausse des faits

Si cette lutte est une priorité, les faits sont en hausse depuis plusieurs années. Et notre territoire n’échappe pas à la règle, comme le précise Patrice Camberou. «D’année en année, depuis 2019, nous pouvons considérer qu’il y a 30% d’affaires en plus qui nous arrivent. Je pense surtout que c’est lié à la libération de la parole. L’action judiciaire a aussi entraîné cela, puisque plus d’affaires sortent, plus de confiance il y a de la part des victimes».

 

LA SUITE DE L’ARTICLE EST À RETROUVER DANS NOTRE ÉDITION EN KIOSQUES À PARTIR DE CE JEUDI 24 NOVEMBRE 

 

Romain Chardan – Photo : Pexels – Kat Smith