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Grégory Minet: “Je suis quelqu’un de passionné, je peux être excessif”

Grégory Minet est le nouveau coach du Fréjus Var basket (FVB). Pour L’horizon, il revient sur son arrivée au club.

 

Vous signez une large victoire face à Callas le week-end dernier (83-55, ndlr) pour votre premier match, alors que vous êtes arrivés seulement quelques jours avant. Comment analysez-vous votre arrivée ?

Ce que je vais prôner toute cette saison et ce que j’ai demandé dès mon arrivée, c’est une énorme pression défensive sur l’adversaire et sur tout le terrain, ce qui est assez rare dans ce milieu. Lors de cette confrontation, on a fait en sorte de couper le meneur adverse du ballon pour qu’il ne puisse pas mettre en place son attaque. Mes deux meneurs se sont acharnés à l’embêter avec un gros impact en début de match, ce qui a créé un gros écart et décanter la situation très rapidement. On a fait 80% de nos séances à base de jeu avec du 5 contre 5 pour que je puisse voir jouer l’équipe et le reste des 20 % était dédié aux shoots.

 

Pensez-vous que cela a été bénéfique de commencer à entraîner relativement tôt ? 

Quand je suis arrivé dans le sud il y a quatre ans, j’avais le souhait d’arrêter le basket, le fait d’entraîner, car j’ai été usé. J’ai passé des jours, des semaines et des week-ends dans les gymnases du 92. En descendant dans le sud, j’aspirais à faire autre chose parce que cela n’a été que ma vie. Le fait de commencer tôt a été un bien pour un mal, puisqu’il m’a permis de faire un métier de passion.

 

Comment vous décririez-vous en tant que coache ?

Je suis quelqu’un de passionné, je peux être excessif. Je veux être très proche de mes joueurs, leur donner toute ma confiance et beaucoup leur parler. Je les ai pris chacun en tête-à-tête pour ça, et je continuerai à le faire. Il y aura beaucoup d’échanges sur le ressenti et le plaisir, pour créer un lien. À la fin des matches, s’il y a de la frustration ou de la colère, je souhaite qu’on n’hésite pas à venir se voir les uns et les autres. J’ai commencé à entraîner très tôt, avec comme éducateur, un certain Jean Donnadieu. J’ai fait ma formation de joueur, mes diplômes d’entraîneur avec cette famille et avec Jean, qui a été mon premier président et quasiment mon premier éducateur. J’ai démarré le fait d’entraîner à 13 ans et demi. Il m’avait demandé de m’occuper de deux gamins qui commençaient le basket. Il venait à la fin des séances me dire si j’avais bien ou mal fait les choses. Il m’a transmis l’idée de travailler sur “les fondamentaux”, donc je me suis plus penché à encadrer des jeunes. Son fils, Pascal, m’a entraîné plusieurs saisons. J’ai même passé mon brevet d’état avec lui. Cela a été mes racines, je ne l’oublierais pas, et il a fallu que je m’émancipe à la sortie de mes études pour me lancer dans ma carrière d’entraîneur.

 

Retrouvez l’article complet dans le numéro 79 de L’horizon, en kiosque demain.

 

Thomas Lajous / Photo : Gérard Froussard