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Frédéric Masquelier votera blanc lui aussi

Après l’annonce du bureau politique des LR de ne voter ni pour Marine Le Pen, ni pour Emmanuel Macron, Frédéric Masquelier, maire de Saint-Raphaël et secrétaire départemental du bureau fédéral a lui aussi annoncé son vote au second tour : le bulletin sera blanc.

 

« C’est un résultat qui est effectivement très mauvais, néanmoins la vie politique est faite de haut et de bas. En ce qui me concerne, je suis fier d’avoir été fidèle à mes convictions et à mon parti, je n’ai jamais cherché à être dans le sens du vent et je pense que le parti LR va demeurer un grand parti avec des idées fortes. » Quelques minutes après l’annonce des résultats, Frédéric Masquelier, le maire de Saint-Raphaël, avait analysé de façon lucide le résultat du scrutin.

Ce soir, après la réunion du bureau politique des Républicains et leur choix de ne voter pour aucun des deux candidats présents au second tour, l’édile de la cité de l’Archange a de nouveau pris la parole par le biais d’un courrier aux adhérents du parti, dans lequel il annonce qu’il votera blanc le 24 avril prochain.

« La ligne définie par le bureau politique des LR est de ne pas donner de voix au Rassemblement national pour le second tour laissant, toutefois, à chacun une liberté de choix. En ce qui me concerne, j’ai décidé de voter blanc pour rester fidèle à mes propos, à la défense de mes idées, et refusant l’idée de servir de caution à des attitudes que je combats. D’une part, je n’ai jamais adhéré à l’idée d’une société craintive, se renfermant sur elle-même, qui est réfractaire à l’idée européenne et ne croyant pas dans sa capacité à entrevoir l’avenir. Je ne voterai donc pas pour la candidate du Rassemblement national. »

« D’autre part, le bilan des 5 dernières années ne donne aucun argument pour un chèque en blanc et l’absence de campagne électorale du Président/candidat confirme qu’il n’a pas d’autre programme que celui de rester. Pour anticiper un argument ressassé, le front républicain est aujourd’hui éculé. Se mettre à côté de la France insoumise, du Parti socialiste ou des Verts n’a pas de sens pour ceux qui se disent de droite. Les mêmes qui viendront dans quelque temps se plaindre de l’excès de centralisme, de fiscalité ou la complexité de l’Etat. Je ne voterai donc pas pour le candidat En Marche. Ce double choix est un choix personnel.« 

Suite à cette annonce et les explications qui en découlent, Frédéric Masquelier a également souligné que les Républicains peuvent encore s’appuyer sur une force importante composée  au sein « d’un tissu d’élus locaux » et que le 10 avril constitue « le début d’une nouvelle histoire qui passe par une sérieuse remise en cause sur nos méthodes de travail« .