Skip to content

Frédéric Masquelier : « Le coût est maîtrisé »

Frédéric Masquelier a répondu aux questions des médias à l’issue de la réunion publique concernant la future Promenade des Bains. L’occasion pour le maire de Saint-Raphaël d’apporter quelques informations supplémentaires et réaffirmer sa volonté de voir les administrés fréjusiens et raphaëlois se sentir concernés par ce projet.

 

Sur quoi le projet peut-il encore évoluer ?

Il faut présenter un projet déjà construit. Dans les grands axes, nous voulons un projet végétalisé, qui s’inscrive dans le cadre des modes doux, dans celui des transitions. Un projet avec davantage de sécurité, donc vous avez un certain nombre de grandes options qui me semblent avoir été très largement validées par une très grande majorité de nos concitoyens (en référence au sondage réalisé par l’Ifop et soulignant que les gens sont favorables au projet à hauteur de 84 %, ndlr). Lorsqu’on évoque ce qu’il reste à discuter, ce sont des arbitrages. Au plus vous approchez de commerces ou d’habitations qui sont concernées, au plus il y a des questions : ça peut être l’emplacement d’un arbre, de manière plus globale la question de la Vigie, le mode de déplacement doux, l’aire de retournement, la fréquence de ce transport, toute une série de questions qui ne sont pas mineures puisque ce sont les questions que se posent les gens et il nous reste un travail extrêmement important afin de pouvoir expliquer et parfois convaincre. 

Plusieurs personnes ont émis des inquiétudes quant à la place de la République à Fréjus ?

L’expression la plus forte venait d’opposants politiques, donc cela doit être signalé (notamment Joël Hervé, Emmanuel Bonnemain et le Comité de Défense de Fréjus Plage, ndlr). C’est une opposition politique, donc plus radicale que celle des simples citoyens. La question du risque submersion a été évoquée, mais il ne faut pas non plus faire peur aux gens. Il y a un risque extrêmement ponctuel au cours de l’année, où il y a des vagues plus importantes sur quelques jours, éventuellement, ce qui n’empêche pas de construire des immeubles, des commerces et on n’a jamais dit qu’ils étaient en danger ! Mais subitement, lorsqu’on parle de faire un parking, on nous dit qu’il y a un danger majeur. Il faut être sérieux, mesurer le risque, ce que nous faisons, et il est tout à fait possible de construire un parking sous-terrain, ce que nous avons fait avec le parking Bonaparte et ça ne pose de problème à personne. 

Le coût du projet conséquent (62,5 millions hors taxes), l’autofinancement annoncé semble avoir rassuré la population ?

Oui, il n’y pas eu de question particulière là-dessus, nous avons annoncé qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts, nous allons faire ce projet en autofinancement et en endettement (par recours à l’emprunt, ndlr). Si on prend le coût comme argument, il n’y aurait rien qui se réaliserait. Mais le coût est maîtrisé. 

Quels sont les points évoqués par le public ce soir et qui ont retenu votre attention ?

Sur des aménagements particuliers, on avait retenu des haltes culturelles et l’ancien président du club Copernic a rappelé un projet très intéressant. Sur 4,5 km, on devrait bien réussir à donner une place à ce projet. Sur la question des mobilités, comme je l’ai évoqué, rien n’est tranché de manière définitive et nous pouvons le faire évoluer. Après sur le fait qu’il y ait du soleil sur la plage (suite à une remarque d’une administrée par rapport à la disparition de la casquette du Veillat, ndlr), là, je ne pourrai rien faire (rire). Sur les questions sérieuses, il faut lever les inquiétudes. Monsieur Rachline a été clair sur la question des marchés (voir ici) et nous avons évoqué les nuisances pendant les travaux. Oui, il y aura des désagréments, des changements d’habitudes vont être demandés, tout ça on ne le nie pas. Les travaux vont se dérouler par phases, d’octobre à mai, durant trois ans. 

Vous avez évoqué la Vigie, que va-t-elle devenir ?

Je soumettrai ceci à l’avis des Raphaëlois, donc je proposerai un certain nombre de projets différents avec des modes de consultation type sondage ou autres. C’est encore un beau sujet puisque c’est au cœur du projet, qui pourra être soumis à la consultation, il faut que ce soit le projet des Raphaëlois, qu’ils se l’approprient. Quand j’ai évoqué la concertation, ce n’est pas un gadget, il faut que les citoyens se l’approprient, parce que si les citoyens sont derrière vous, ça vous aide dans toutes les discussions, pour justifier ce projet. Lorsqu’il y a des inconvénients lors de la réalisation des travaux, ça aide aussi à expliquer qu’il faut peut-être regarder le projet fini plus global que l’inconvénient à court terme. C’est pour cela que cette large adhésion est indispensable.  

À retrouver dans le numéro #76 de L’horizon, un article complet sur la réunion publique de la Promenade des Bains, en kiosques dès ce vendredi 21 octobre

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Franck Bessiere / ECAA