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Entre tourisme et écologie

Le dernier conseil municipal raphaëlois de 2021 a eu lieu hier à l’Estérel Arena. 31 délibérations, quelques passes d’armes entre l’opposition écologique et le maire, mais aussi et surtout le vote d’une charte environnementale et une convention de partenariat.

Dans l’antre de l’Estérel Arena, mieux vaut ne pas arriver en retard. D’entrée de jeu, Frédéric Masquelier, l’édile de la cité de l’Archange, a fait voter (à l’unanimité) une motion de soutien au SDIS du Var, lequel devrait pouvoir « se recentrer sur ses missions principales grâce à la nouvelle loi Matras, mais dans les faits, les choses sont différentes », a rappelé le maire de la ville en ouverture de séance, regrettant que la fermeture des urgences de nuit de Draguignan apporte elle aussi une charge supplémentaire de travail pour les pompiers. « Nous souhaitons ce recentrage d’activités et de missions, mais pas ce qui se cache derrière, à savoir de plus en plus de missions à exercer et de moins en moins d’aides de la part de l’État« , a également souligné Frédéric Masquelier. Après quelques échanges autour d’une cession foncière, où le groupe « Ma ville, ma planète », par la voix de Pierre Tomasi, a exprimé ses inquiétudes et son souhait de voir « une maquette ou un plan » du projet, c’est autour de la 8e délibération que les débats se sont à nouveau animés. Après lecture par Nicolas Marty d’une charte environnementale à destination des paquebots de croisière que l’on aperçoit régulièrement au large de nos côtes l’été, laquelle obligera les croisiéristes à une « réduction des des émissions polluantes et de la pollution en mer, à la protection de la biodiversité et à la mise en œuvre d’une démarche environnementale globalisée avec l’octroi aux opérateurs maritimes signataires d’une remise de 20 % sur le forfait d’emport passager par escale« ,  les voix écologistes n’ont pas tardé à s’élever. « En accueillant des bateaux, on augmente la pollution de notre ville. Cette charte est intéressante, mais trop peu contraignante« , a ainsi commencé Tomasi, rapidement suivi par sa colistière avant que Frédéric Masquelier ne prenne la parole. « Vous êtes pour une société d’interdits. Vous pensez qu’il n’y a que des monstres autour de la table ? Je ne veux pas du monde dont vous rêvez. C’est un peu comme le communisme à l’époque, dont on disait que c’était une bonne idée mal appliquée. Moi je pense que c’est une mauvaise idée mal appliquée« . De quoi clôturer le débat et susciter quelques rires dans la salle.

Le tour du Var et des Alpes-Maritimes via Saint-Raphaël

Si plusieurs associations, notamment sportives, ont bénéficié de subventions exceptionnelles en cette fin d’année, la ville a également signé une convention de partenariat avec le groupe Nice-Matin dans le cadre du Tour du Var et des Alpes-Maritimes, une course cycliste professionnelle ayant généralement lieu la deuxième quinzaine de février. Via cette convention, qui voit la ville verser 36 000 euros par édition (la convention porte sur trois ans pour les éditions 2022, 2023 et 2024), une étape prendra systématiquement son départ à Saint-Raphaël. Si une clause spécifique a été insérée pour prévenir de toute annulation eu égard à la situation sanitaire, seuls les membres du groupe « Ma ville, ma planète » se sont abstenus lors du vote. Date officielle du calendrier UCI (Union Cycliste Internationale), le Tour du Var et des Alpes-Maritimes va notamment permettre un regain touristique à une période morte de l’année, « cela apportera naturellement des nuitées dans les hôtels et de la clientèle pour les commerces et restaurants de la ville« , a d’ailleurs rappelé Stéphane Iseppi.