Fréjus : début de la coupe de France de beach-volley !

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Ce lundi, plusieurs équipes fréjusiennes on démarré leur campagne en coupe de France de beach-volley. Un sport collectif qui tend à se développer sur Fréjus.

 

En cette fin de saison au Fréjus Var Volley, elles étaient trois équipes Fréjusiennes en U15 à débuter la coupe de France de beach. Résultat, les deux équipes 1 ont gagné leur trois confrontations et finissent à la première place de leur groupe. Elles sont directement qualifiées pour le troisième tour de la coupe.

L’équipe 2 féminine U15 finit troisième de son groupe et se qualifie pour le deuxième tour. Une qualification récompensant une motivation et une implication fortes depuis janvier en vue de leur « seule compétition de l’année », indique Alexandre Bonnard, président de Fréjus Var Volley. Les jeunes adhérents semblent ravis de jouer sur le sable « et se sont pris au jeu  » se réjouit le président, à défaut de ne pas avoir souvent pu jouer en salle. 

Un futur projet 

 

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Et ces premiers matchs officiels confirment la nouvelle tendance. « Je voudrais organiser des tournois  » projette Alexandre Bonnard. Après avoir constaté l’engouement autour du Beach Volley, il souhaite maintenant le développer. Si le Volley sur sable devait être provisoire, il semble qu’il soit en plein développement dans la ville et au niveau du club: « En seulement 2 jours, 70 enfants se sont inscrits au Beach », précise-t-il. S’ils s’entraînent pour l’instant devant le bar le « 7th Heaven », un autre terrain pourrait bientôt voir le jour près de Cuba plage.

Par Thomas Lajous – Photos : Fréjus Volley.

Nul frustrant entre le SRVHB et Chambéry

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Alors que le SRVHB a longtemps mené dans cette rencontre comptait pour la 27e journée de Lidl Starligue, le club raphaëlois a finalement partagé les points avec Chambéry (25-25). Place désormais à Nantes (26/05) et Paris (30/05) lors des deux prochaines journées.

 

Un poteau. Sur un ultime tir de Gayduchenko, le SRVHB aurait pu arracher la victoire. Mais c’est finalement sur un score de parité que les deux équipes se sont séparées, mettant fin à une lutte extrêmement serrée, surtout lors du deuxième acte.

Car, en première mi-temps, les coéquipiers de Xavier Barachet, deuxième marqueur raphaëlois (4 buts) derrière Gayduchenko (5 buts), ont parfaitement maîtrisé les débats. Forts d’une bonne entame, aussi sérieuse que solide (3-0 après 6 minutes de jeu), au cours d’un match où le rythme n’a pas toujours été là, les locaux ont petit à petit pris la mesure de leur adversaire, comptant jusqu’à 5 buts d’avance (12-7, 24’20).

Une avance d’autant plus confortable que la défense varoise s’est montrée des plus solides, à l’image des 7 arrêts d’Alexandre Demaille (10 en tout) en première période, de quoi rentrer aux vestiaires sur un +4 (14-10).

Tuer le match

Alors que les handballeurs raphaëlois sont repartis sur les mêmes bases à leur retour des vestiaires, quelques sautes de concentration sont venues entacher leur partie, jusque là sans réelle fausse note. Des pertes de balle, des tirs manqués, des contres mal négociés, et revoilà Chambéry dans la course.

Plus friables derrière, il n’en a pas fallu plus aux visiteurs pour recoller au score petit à petit. Malgré quelques actions de classe, à l’image de cette passe de Melic, du coin droit, vers Barachet, arrivant de la gauche, pour le plus beau but de cette partie, les Raphaëlois n’ont pas été en mesure de conserver leur avantage, voyant même Chambéry passer devant pour la première fois de la rencontre à la 53e minute (22-23).

Si le SRVHB a pu compter sur Raphaël Caucheteux, l’homme aux plus de 2 000 buts, pour égaliser avant de repasser devant grâce à Xavier Barachet, c’est finalement Gayduchenko, l’homme des fins de match, qui a égalisé, avant de taper le poteau pour la deuxième fois de la partie sur l’ultime action…

 

Place maintenant à Nantes, mercredi, et Paris, dimanche, deux rencontres que le SRVHB jouera à l’extérieur avant d’accueillir Istres pour le dernier match à domicile de la saison, le 2 juin.

 

Réactions d’après-match 

Xavier Barachet /

« On a livré un bon match, on s’est un peu retrouvé, malgré nos derniers matches ou on n’arrivait pas trop à bien jouer, là on a un peu retrouvé notre fond de jeu, mais malheureusement, on n’a pas réussi à tuer le match avec des ballons à six mètres ou des pertes de balle en deuxième mi-temps, où on aurait pu passer devant et je pense tuer le match.

Après Chambéry s’est hyper bien battu,  a tout donné jusqu’au bout, c’est une belle équipe qui joue bien en ce moment, ils se sont accrochés et ça se termine sur un match nul qui est, je pense, équitable. Si on avait marqué sur ces 2-3 ballons, ça nous aurait facilité la tâche et il aurait été difficile pour Chambéry de revenir, mais on n’a pas réussi à le faire.

Ce ne sont pas de gros problèmes de jeu, il faut juste être plus tueur et gagner en concentration pour gagner ce match. On a un peu manqué d’énergie en fin de match, on a joué il y a juste trois jours, on est en fin de saison et les organismes commencent à tirer, mais on a fait des rotations et on ne peut pas se cacher derrière ça, il faut qu’on arrive à tuer ce genre de matches. »

Alexandre Demaille / 

« On fait une très bonne première mi-temps, on est très bien défensivement et derrière je suis bien aussi, on monte bien les ballons, on attaque bien. En deuxième mi-temps, on a un temps faible, mais on réussit à faire en sorte qu’ils ne passent pas devant, alors que c’était souvent le cas, après ça se joue sur des petits détails.

On recule un peu plus en défense, je fais moins d’arrêts aussi, donc ils reviennent au score. On ne lâche pas, on reste concentré, on réussit nous aussi à revenir et Gayduchenko, il nous avait déjà mis deux fois le dernier but, aujourd’hui ça tombe sur le poteau… Mais on s’est bien battu, c’est notre troisième match en une semaine, donc physiquement ça commence à être dur. Il y a de bonnes choses à retenir. On avait du mal défensivement et je pense que ce soir on défend très bien pendant 40 minutes.

On rate quelques shoots à six mètres, c’est le jeu, il y a aussi le gardien en face, la fatigue joue également. Il faut apprendre à tuer les matches. On va à Nantes et Paris, ça ne va pas être les matches les plus simples, mais il faut continuer de bosser là-dessus. (Sur le coup reçu en cours de match) Sur une parade, je suis tombé sur le côté et ça m’a mis un coup en première mi-temps, et en deuxième, je l’ai senti gonfler, et sur le dernier tir, le joueur me remet un coup dessus en allant au shoot. C’est le risque du métier (rires). » 

 

Par Romain Chardan

Les Joutes Raphaëloises de retour

Ce samedi 22 mai, s’est déroulé le premier entraînement de l’année pour la Société des Joutes Raphaëloises. Au port Santa Lucia, le club ainsi que quelques curieux ont pu s’exercer sous le soleil azuréen.

 

Cette année, le club aux 150 licenciés fête ses 110 ans. Pour le premier jour d’entraînement cette année, plusieurs spectateurs ont pu essayer ce sport, sur les deux bateaux jaune et bleu, peints aux couleurs de la ville. “On a même remis le trophée de l’avenir, une coupe amicale pour récompenser le meilleur jeune de la journée”, explique Olivier Balderiotti, président du club. Prochains rendez-vous pour les non-inscrits et ceux souhaitant essayer ce sport traditionnel, le samedi 5 juin à 14h30 et le dimanche 13 à 14h30, au port Santa Lucia.

Une histoire d’amour

Olivier Balderiotti a toujours côtoyé le monde des joutes. Notamment grâce à son père, président du club avant lui. Aujourd’hui, il souhaite recruter des jeunes et les former, toujours dans l’optique de développer son sport. Debout, en un-contre-un et chacun sur son bateau, les jouteurs doivent résister et envoyer leur adversaire à l’eau, à l’aide d’une lance qu’ils tiennent en main. “On travaille les abdominaux, les pectoraux avec une préparation physique l’hiver pour les compétitions l’été”, précise le président. La compétition régionale débute à partir de fin juin avec un tour éliminatoire se disputant au port de Santa Lucia le 4 juillet prochain. Les meilleurs jouteurs participeront au championnat national.

La Coupe de France de Paddle à Saint-Raphaël !

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Du 5 au 6 juin, la ville accueille une manche de la compétition, la seule en Méditerranée sur les cinq prévues dans l’édition 2021. La Coupe de France de SUP, Stand Up Paddle, est organisée pour la première fois par l’association Extrême Glisse Événement (EGE).

 

Les amateurs de stand-up paddle vont avoir de quoi se faire plaisir le premier week-end de juin. Et pour cause, une manche de la coupe de France de la discipline va se dérouler sur les rivages méditerranéens de Saint-Raphaël. Deux courses sont ainsi au programme. La Technical Race (6/8 km) et la Long Race (10/15 km). Leur point de départ est annoncé à la plage du Veillat de Saint-Raphaël.

La première, sous forme de deux ou trois boucles avec de nombreux virages et possiblement des passages à terre, a lieu le 5 juin à 14h. La seconde, en boucle ou d’un point A à un point B, se déroule le 6 juin à 10h. La compétition est ouverte à tous, il suffit simplement d’être licencié à la Fédération Française de Surf. Les deux épreuves permettront aux sportifs qui auront validé deux courses du circuit de la Coupe de France de participer au Championnat de France de SUP, à l’île de Ré.

Déroulement de la compétition

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes depuis le 10 mai, et se clôtureront le 3 juin. Le 5 juin à 10h a lieu “la course kids”, pour les enfants. A 14h, la première course, ainsi que le sprint à 18h. Le lendemain matin, à 10h, la deuxième course aura lieu. L’intégralité de la compétition sera retransmise en live sur grand écran et sur Facebook. Un village partenaire, créé pour l’évènement, sera situé en dessous de la grande roue de la ville. De nombreux athlètes et champions seront présents à l’occasion de ces deux jours de compétition. 

 

Par Thomas Lajous.

 

Océane Frappa regarde vers la Corse

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Partie pour traverser la Manche durant l’été, Océane Frappa va finalement nager jusqu’en Corse. Un nouveau défi un peu fou pour la tête d’affiche du Team Frappadingue.

 

A croire que l’appétit vient en mangeant. Et la faim de records et de défis va aussi en ce sens. Il suffit de jeter un œil du côté d’Océane Frappa pour s’en rendre compte. Car la Roquebrunoise a décidé de changer de mer pour son prochain défi. Exit la Manche, bonjour la Méditerranée. Et direction l’île de Beauté.

« Il y a des incertitudes liées à la situation sanitaire et on ne pouvait pas se permettre de voir les choses décalées au dernier moment. J’ai toujours eu un lien particulier avec la Corse, j’y suis allée tous les étés dans mon enfance, une partie de ma famille vient de là-bas, j’ai donc décidé de rallier la Corse à la nage« , confie la jeune fille, qui n’a pas froid aux yeux.

Si le sens de la traversée doit encore être défini, de même que la période exacte (elle nagera en septembre pour ce nouveau record), Océane aura tout de même un sacré défi à relever avec 180 km à parcourir d’une traite. Mais pas de quoi lui faire peur. Que ce soit la distance, ou la nage nocturne.

« Lorsque j’allais en Corse en bateau, je me suis souvent dit, ‘pourquoi pas le faire à la nage un jour’. Après le Dramon-Saint-Tropez, j’étais fatiguée, bien sûr, mais j’aurais pu continuer. Quand on voit des gens faire le GR20 d’une traite, des marathons et autre, si eux y arrivent, pourquoi pas moi ? Je pense que tout est possible si le mental prend le dessus. Et l’idée de nager de nuit me motive encore plus. J’ai l’impression que plus c’est dur, plus ça me donne envie d’y arriver« , glisse celle qui est aussi licenciée à l’AMSLF natation.

Préparation et aide des dauphins

Si la Manche représente « l’Everest des nageurs », on se demande bien comment peut être vue celle de la Méditerranée entre le rivage varois et la Corse. En tout cas, la problématique du froid s’est éliminée d’elle même, comme l’explique Océane, dont la préparation va forcément évoluer.

« Je vais notamment m’entraîner à nager de nuit, du coucher au lever du soleil. Sinon, au quotidien, j’ai un entraînement d’une heure et demie tous les matins et l’après-midi je vais nager en mer. Il y a un peu de musculation entre temps, ainsi que des soins« , détaille la jeune fille, dont les journées passent assez vite.

Un entraînement devant l’aider à réaliser ce pari un peu fou qui la verra nager entre « 36 et 48 heures« , d’une traite, avec des points ravitaillement tout au long de son périple maritime. « J’ai nagé avec les requins à la Réunion, j’espère croiser quelques dauphins pour qu’ils fassent un bout de chemin avec moi », glisse, confiante, Océane. C’est tout ce qu’on lui souhaite. 

 

Par Romain Chardan – Photos : Team Frappadingue.

VTT BMX : en route pour le stage !

VTT BMX Vélo AMSLF Fréjus stage

Du lundi 12 au vendredi 16 avril, l’AMSL Fréjus VTT BMX organise un stage pour les vacances de printemps. Dans le respect des règles en vigueur, et l’application des décisions sanitaires.

 

“C’est un encadrant pour six enfants” précise Giacomo Basile, l’un des deux formateurs du stage. Avec les règles mises en place, seulement douze licenciés peuvent participer à cette semaine de perfectionnement. “Lorsqu’on accueille les jeunes, c’est deux mètres de distance entre eux, avec le masque obligatoire”, explique-t-il. Un stage singulier attend donc

les vététistes, puisqu’il se déroule à leur base d’entraînement : la vieille bergerie, dans le quartier de la Tour De Mare. “Habituellement, on propose des lieux différents sur cinq jours. Au Massif de l’Esterel, au Massif des Maures… Là, on reste ici pour arranger la plupart des jeunes du groupe », assure l’encadrant.

Une deuxième semaine en suspens 

A compter de lundi, les plus grands ouvrent donc le bal chaque jour (de 9h30 à 12h), avant de laisser leur place aux plus jeunes l’après-midi (14h-16h). Et si rien n’a encore été confirmé, une deuxième semaine de stage pourrait voir le jour, selon Giacomo Basile. Elle serait alors destinée aux ados et aux “enduristes, compétiteurs et descendeurs”, où l’entraînement serait plus poussé. “On pourrait faire des journées de 9h30 à 16h”

« À peu près au même tarif” et toujours avec les mêmes règles sanitaires, les licenciés pourraient profiter de cette opportunité sous l’œil avisé de Cédric Ravanel, encadrant du club.

 

VTT BMX Vélo AMSLF Fréjus stage

 

Par Thomas Lajous – Photo : AMSLF.

Fabien Sgarra: « Conserver les liens »

Fabien Sgarra AMSLF Fréjus sport

Mercredi, le comité exécutif de l’AMSLF a accordé une aide financière de 30 euros à chacun de ses cotisants. Fabien Sgarra, le président de l’association, détaille cet engagement et se projette dans un futur proche.

 

 

« On a envoyé un chèque de 30 euros à 3000 cotisants de l’AMSLF » annonce Fabien Sgarra, le président du club omnisport fréjusien. Cette décision fait suite à une réflexion menée, depuis décembre, avec les différents présidents des sections sportives de l’association. Pour ce qu’ils appellent « plan d’accompagnement Covid », Fabien Sgarra et les présidents de section prennent en considération l’impact de la situation sanitaire sur l’activité des cotisants et réfléchissent en vue de trouver des solutions. Ce premier geste est un soutien « fort et symbolique » décrit-t-il.

Fabien Sgarra AMSLF Fréjus sport

« On ne sait pas quand cette crise sanitaire va se terminer. On a des sections qui peuvent continuer d’exercer en plein air, mais les sports de combat, la musculation ou la natation sont impactés. C’est certain que quand on paye et qu’on ne peut pas faire d’activité, on a de la frustration » explique le président. Une seconde indemnisation est d’ailleurs prévue d’ici la fin de saison, en fonction des différentes sections. La décision sera prise entre « fin mai et fin juin« , comme le souligne Fabien Sgarra. 

Une rentrée 2021-2022 à préparer

Si la réflexion est déjà engagée par rapport aux fins de saison à venir, le futur exercice est lui aussi dans les têtes du board de l’AMSLF. « Il y a un risque d’érosion des licences » avance le président. « Il y a une sorte de ras-le-bol. On peut comprendre que les personnes puissent être sensibles et craintives pour obtenir une licence en 2021-2022. On aura une discussion en interne sur la politique tarifaire. Aujourd’hui, tout est envisageable. On n’a pas de fil conducteur. Cela sera présenté à chaque section et au conseil d’administration en temps voulus ».

Fabien Sgarra AMSLF Fréjus sport

En attendant, l’AMSLF essaye de conserver ses liens avec les adhérents, et espère que les décisions sanitaires vont évoluer favorablement pour le monde sportif d’ici quelques semaines. « On espère que les sports en salle, les sports les plus impactés, pourront reprendre. Les nageurs attendent de retourner en bassin. Je tiens à saluer le travail mis en place par les directeurs de chaque section qui essayent de conserver le lien avec leurs adhérents. La gymnastique volontaire au parc de la Villa Aurélienne pour les seniors, la section fitness donne des cours en extérieur, tout comme la gymnastique, même si ce n’est pas l’idéal. Mais aussi le tennis de table. On se réinvente et on propose des choses pour conserver ce lien ».

Par Thomas Lajous – Photos : AMSLF.

Océane Frappa établit un nouveau record

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La nageuse roquebrunoise, Océane Frappa, a établi un nouveau record en nageant du Dramont à Saint-Tropez en 9 h 45 sans combinaison. Une première étape avant son Everest, la traversée de la Manche, prévue cet été.

 

Elle nage aussi vite que son débit de parole est rapide. Pour suivre Océane Frappa, mieux vaut être en forme. Car la jeune fille de 21 ans parle et nage à 200 à l’heure. Pour s’en rendre compte, il suffit d’échanger un moment avec elle. Ou de jeter un œil au chrono réalisé il y a quelques jours. 

On rembobine. Il ne fait pas encore jour et l’eau dépasse timidement les 10 degrés. Bonnet et maillot de bain une pièce pour seuls équipements, Océane Frappa s’élance dans la Méditerranée. Objectif, nager du Dramont jusqu’à Saint-Tropez. 35 km censés représenter sa future traversée de la manche, prévue pour cet été. « Je nage depuis que je suis petite« , confie la roquebrunoise.

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« J’ai toujours évolué en bassin et j’ai découvert l’eau libre lorsque je suis partie à la Réunion. Avec l’arrivée de la Covid, je me suis mise à me fixer des défis. J’aurais bien aimé gravir l’Everest, et lorsque j’ai vu que la traversée de la manche était considérée comme l’Everest de la natation, je me suis mis en tête de le faire. »

Revenue sur ses terres en novembre dernier, la jeune fille s’est entraînée quotidiennement, allongeant chaque jour un peu plus les distances. Et l’idée de rallier le Dramont à Saint-Tropez est née de là. « Au soleil couchant, on voyait les deux caps. Je me suis alors dit, ‘pourquoi pas rallier les deux ?’ Et je l’ai fait. » C’était le 5 mars dernier, et la demoiselle a mis 9 h 45 pour parcourir 41 km à la nage, dans une mer à 13 degrés.

Force mentale et rage de vivre

Motivée par ses proches, déterminée, Océane n’a rien lâché. Bien au contraire. Si cette traversée pouvait s’apparenter à une sorte de répétition avant celle de la Manche, sa signification est plus forte encore. « Ce genre de défi donne confiance en l’avenir. Il y a eu pas mal d’émotion autour de cet événement et ça m’a beaucoup apporté. Être la première à le faire était important. Je l’ai fait chez moi, ça n’avait jamais été fait ici, ça compte presque plus que la Manche pour moi« , confie Océane.

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La Manche. L’autre grand défi de la demoiselle. Un défi qu’elle compte relever cet été, si tout se passe bien. « Avec ce qu’il se passe actuellement, on ne sait pas trop, mais en tout cas, c’est réservé pour début août« , glisse Océane, dont la préparation va se poursuivre sans discontinuer jusque-là. « Pour supporter le froid et que mes épaules encaissent, j’ai pris entre 10 et 12 kilos et je fais beaucoup de crossfit et d’haltérophilie« , détaille celle qui est également pompier volontaire à Fréjus.

Si son frère est son préparateur physique, Océane peut également compter sur l’aide d’un préparateur mental, Jacques Lebrun, lequel l’aide surtout sur l’aspect « détente, méditation, à résister aussi, parce que quand on prend des vagues pendant près de dix heures, ce n’est pas simple« , confie-t-elle. Une préparation physique qui passe aussi par 8 à 12 km de natation, tous les jours. Soit entre 20 et 30 heures de sport par semaine, en plus de son travail chez les pompiers, cet été, où elle sera présente sur les plages pour veiller au grain.

 

Par Romain Chardan – Photos : Team Frappadingue.