Quelle ville pour le musée archéologique ?

musée archéologique fréjus saint-raphaël ville politique

Fréjus ou Saint-Raphaël ? Si tout le monde est d’accord sur la nécessité de créer un musée départemental archéologique sur l’Est-Var, il n’en est pas moins que le lieu de l’implantation est un des sujets de discorde du moment.

Depuis des années, la création d’un musée départemental archéologique fait couler beaucoup d’encre. La raison de cet engouement est simple : Fréjus est la cité romaine de l’Est-Var, et, entre les Arènes, l’aqueduc, le port romain et les nombreuses fouilles et expositions qui ont lieu à divers endroits de la ville, sa « romanité » n’est plus à prouver.

Alors, l’idée d’installer ce musée regroupant de nombreux objets de la période romaine à Fréjus même a été, à chaque élection, dans les programmes de nombreux candidats, toutes élections confondues. Quelques décennies plus tard, le musée départemental archéologique est devenu en quelque sorte une arlésienne politique sur notre territoire.

Mais plus maintenant, plus depuis les élections départementales et régionales de juin dernier. Le motif du retour en force du sujet du musée : le binôme sortant du canton de Saint-Raphaël, représenté par Guillaume Decard et Françoise Dumont, a proposé ce musée… à Saint-Raphaël. Levée de bouclier des conseillers municipaux de l’opposition et de certains habitants de l’autre côté du Pédégal.

Un musée à différents enjeux

Pour bien comprendre l’intérêt d’un tel bâtiment dans une ville, il faut regarder chez nos voisins. À Nîmes, le 2 juin 2018, le musée archéologique a ouvert ses portes. 20 mois plus tard, 400 000 visiteurs ont été accueillis. L’année suivante, ils étaient près de 222 000, de 170 nationalités différentes, à regarder les 5 000 œuvres exposées, parmi une collection de près de 25 000 pièces, le tout dans 3 500 m² d’exposition. 

Narbo Via, le musée archéologique de Narbonne, propose un parcours de 2 800 m², une salle d’exposition temporaire de 500 m² et un auditorium de 200 places. Le musée a ouvert le 19 mai dernier. À ce jour, près de 60 000 visiteurs ont pu apprécier la collection de plus de 9 000 pièces de la période romaine. 

Le musée d’Arles Antique oscille entre 130 000 et 400 000 visiteurs selon les ans et les expositions en cours. Les trois musées parlent, en moyenne, d’un investissement global, entre la municipalité, le département et les différentes aides annexes, autour de 50 millions d’euros. Si le coût semble élevé, il n’en est pas moins que les trois exemples cités tendent à imaginer qu’il existe un véritable tourisme articulé autour de l’Histoire, et que ce type de musée attire, tout au long de l’année, de nombreux visiteurs. 

Maître Emmanuel Bonnemain, conseiller municipal d’opposition à Fréjus, farouchement opposé à la création du musée départemental archéologique à Saint-Raphaël, l’assure, « actuellement, l’Office de Tourisme affirme recevoir près de 83 000 visiteurs par an. Un tel musée pourrait assurer une prestation supplémentaire à toutes ces personnes et augmenter la fréquentation touristique de la ville ». 

Alors, à Fréjus comme ailleurs, un projet « musée archéologique » peut complètement changer le tourisme de la commune.

Article à retrouver dans son intégralité dans le numéro 19 de L’horizon, actuellement en vente.

Par Ibrahim Berbar

Gérald Darmanin échange avec la Police Municipale de Saint-Raphaël

gérald darmanin beauvau sécurité police municipale saint-raphaël

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, est venu à Saint-Raphaël ce jeudi 9 septembre pour y rencontrer les membres de la police municipale raphaëloise et échanger avec eux sur leurs prérogatives et les évolutions à venir de ce point de vue-là. Un échange de plus d’une heure où les forces de l’ordre de la cité de l’Archange ont obtenu nombre d’éclaircissements.

La venue d’un ministre n’est jamais anecdotique. Encore moins lorsqu’il s’agit du ministre de l’Intérieur. Après le difficile premier semestre marqué par plusieurs échauffourées et émeutes du côté du quartier de la Gabelle, le calme est revenu au fil des semaines. Frédéric Masquelier, maire de Saint-Raphaël, est d’ailleurs membre du Beauvau de la sécurité, pour lequel une nouvelle réunion l’attend ce lundi. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la visite de Gérald Darmanin.

Après avoir parcouru les nouvelles installations du Centre de Supervision Urbain du poste de police municipale de Valescure, le premier flic de France a pris part à un échange avec une quarantaine d’agents de la police municipale raphaëloise. Au menu, des questions sur les aménagements et évolutions liés à la proposition de loi et sa révision portant sur les prérogatives de la PM et leurs évolutions futures. 

Si Gérald Darmanin a su manier l’humour parfois, il a su répondre clairement aux interrogations des policiers, notamment en ce qui concerne les questions de juridiction et de capacités d’actions, soulignant notamment que pour certaines évolutions de leurs prérogatives, cela les sortirait de l’autorité du maire et qu’il serait alors « obligatoire de (vous) placer sous l’autorité du procureur de la République ».

Evolution des interventions

Parmi les interrogations, l’une d’elles portait sur la capacité des policiers municipaux à pouvoir, ou non, aller au-delà de la frontière de leur ville pour continuer une intervention ou porter assistance à des collègues, notamment dans le cadre de villes frontalières, comme peuvent l’être, par exemple, Fréjus et Saint-Raphaël. Ce à quoi Gérald Darmanin a répondu qu’il était désormais possible que les villes signent des conventions entre elles pour que ce soit effectif, mais que cela relevait de la volonté et de l’autorité des édiles.

S’il a réaffirmé tout son soutien aux polices municipales de France, l’ancien maire de Tourcoing a aussi profité de sa venue pour annoncer qu’à compter de la rentrée prochaine, soit en janvier 2022, « dix fonctionnaires de police supplémentaires seront affectés à la circonscription de Fréjus / Saint-Raphaël« .

De quoi étoffer des effectifs et renforcer une présence policière en hausse depuis quelques mois, avec, du côté des municipaux, des recrutements également en cours côté raphaëlois, où le nombre de policiers doit être de 70 en fin d’année avant de passer à 78 fin 2022.

A retrouver dans notre prochaine édition (L’horizon numéro 21), un article complet sur le déplacement de Gérald Darmanin à Saint-Raphaël.

Texte et photos : Romain Chardan

Cédrick Humbert : « Les policiers ne rentrent pas sous l’uniforme pour vérifier des QR codes »

cédrick humbert policiers sécurité pass sanitaire qr codes

Pass sanitaire, sécurité routière : Cédrick Humbert, adjoint à la ville de Fréjus délégué à la sécurité publique et prévention, ainsi qu’à la sécurité des plages et des ERP (Etablissement Recevant du Public), a répondu à nos questions.

La cité antique s’est retrouvée en Une des chaînes d’information depuis plusieurs jours. Et ce pour deux raisons. La première, la décision du maire, David Rachline, d’ordonner à sa police municipale de ne pas prendre part aux contrôles liés au pass sanitaire. La seconde, plus tragique, suite à l’accident survenu jeudi 12 août lorsqu’une famille a été percutée de plein fouet par deux chauffardes, ôtant la vie à un enfant et laissant un autre très grièvement blessé.

Des contrôles plus fréquents

Suite à cet accident, la police nationale a procédé à d’importants contrôles durant le week-end. Une douzaine d’individus a ainsi fini la soirée au commissariat pour conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants, dont la moitié n’était pas de la région. La police nationale prévoit d’ailleurs une opération de contrôles dans les prochains jours.

Article complet à retrouver dans le numéro 16 de L’Horizon, en vente jusqu’au 25 août.

Par I.B. et R.C. – Photo : Ville de Fréjus

Portrait de Liliane Boyer, Maire du Muy

liliane boyer maire du muy portrait politique

« Je me souviens que je travaillais 42 heures par semaine, avec 21 jours de congés, pas d’autorisation d’absence pour enfant malade. Tout ça n’existait pas« . Liliane Boyer, maire du Muy depuis 2008, c’est une vie au service des Muyois. L’évolution de la ville, elle la connaît. L’évolution de la fonction publique, elle l’a vécue. Et Le Muy, c’est sa ville. Portrait.

La ville du Muy abrite aujourd’hui près de 10 000 habitants. Cela n’a pas toujours été le cas, et lorsque Liliane Boyer prend ses premières fonctions de secrétaire au sein de la mairie, en 1967, la ville ne comptait qu’un peu plus de 3 000 âmes.

Tandis que le personnel change et évolue durant les mandats successifs des cinq maires qui l’ont précédée, la jeune secrétaire avance dans les dossiers de la ville et de poste en poste. « J’ai eu la chance de rencontrer deux personnes extraordinaires : le maire Robert Aymar et la secrétaire générale Madame Georges. Ils m’ont permis de travailler à leurs côtés et de m’exprimer comme je l’entendais. On m’a donné le goût de la fonction publique alors que lorsque j’étais jeune, j’en avais une idée très caricaturale. Au fil du temps, j’ai travaillé avec plusieurs élus et cela a toujours donné des expériences positives ».

40 ans de cotisations plus tard, c’est à l’âge de 60 ans que la future maire du Muy prendra sa retraite. Une jeune retraitée donc, qui venait de perdre son mari et qui s’est occupée, deux années durant, à garder ses petits-enfants. Mais les élections de 2008 approchent, et celle qui n’a jamais cessé de suivre les affaires de la municipalité, bien connue de tous, sans le savoir, allait jouer un rôle clé.

« À l’approche des élections, les gens m’arrêtaient dans la rue pour me demander ce que je faisais. Il n’a pas fallu trop me forcer pour me présenter en 2008 avec une équipe qui a été recrutée au feeling. C’était un peu particulier, le destin nous fait faire des rencontres qui m’ont amenée à être élue un peu contre toute attente ».

Article complet à retrouver dans le numéro 14 de L’Horizon.

Par Ibrahim Berbar – Photos : ville du Muy

liliane boyer maire du muy portrait politique

Notre reportage sur la visite des ministres Gérald Darmanin et Barbara Pompili

visite ministres darmanin pompili pompiers var

En visite vendredi 2 juillet, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, sont allés à la rencontre des acteurs de la lutte contre les feux de forêt.

Le feu n’attend pas. Et l’arrivée des chaleurs estivales n’a pas manqué de le rappeler. Depuis une dizaine de jours, les pompiers du Var ont dû intervenir sur une quinzaine de feux, qu’ils soient de forêt, d’espaces naturels, de végétation ou autre. 

De quoi légitimer un peu plus encore la campagne nationale lancée vendredi dans le Var par le déplacement du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et de la ministre de la Transition Écologique, Barbara Pompili. 

« Nous sommes là aujourd’hui pour lancer la grande campagne de lutte contre les feux de forêt, une campagne qui nécessite une grande coordination entre tous les services de l’État et des collectivités, pour essayer de prévenir ce risque », a d’ailleurs rappelé la ministre à l’issue des démonstrations des soldats du feu.

Article complet à retrouver dans le numéro 10 de L’Horizon.

Par Romain Chardan – Photos : Thomas Morganti

visite ministres darmanin pompili pompiers var

Dossier résultats 2e tour des élections départementales et régionales

élections départementales régionales résultats 2e tour

Le 27 juin 2021 s’est joué le dernier tour des élections départementales et régionales. Une soirée sans grande surprise tant les résultats ont été écrits d’avance. Chacune des formations politiques reprend sa place au sein du conseil départemental. La majorité départementale reste LR.

Si la victoire de Renaud Muselier face au Rassemblement National, après le désistement de Jean-Laurent Félizia et de sa liste de gauche, était presque déjà écrite, le score atteint par le président sortant de la Région PACA est, quant à lui, au-delà des espérances.

Crédité par tous les sondages à 51%, Renaud Muselier et sa liste “Notre région d’abord” ont décollé à 57,30% face à Thierry Mariani. Avec un taux d’abstention atteignant 62,2% contre 66,3% au premier tour, soit une mobilisation un peu plus élevée, les pronostics tendant à dire que les militants RN s’étaient abstenus au premier tour ont tous été déjoués.

C’est un véritable front républicain qui s’est uni autour de Renaud Muselier. En termes de sièges, Thierry Mariani et ses colistiers obtiennent 39 places au conseil régional, tandis que la droite glane 66 fauteuils. Pour ce mandat, comme en 2015, les forces de gauche n’auront pas de représentant au conseil régional.

En fin de soirée, David Rachline, maire de Fréjus, bien que satisfait des résultats sur sa commune, se dit déçu par les résultats en région : « il y avait une carte à jouer, cela dépendait de la mobilisation des électeurs, malheureusement ils ne se sont pas plus mobilisés qu’au premier tour. Avec des sociologies comme les jeunes, qui ne votent pas à 83%, les ouvriers qui ne votent pas à 83%, nous ne pouvions pas gagner. Les électeurs ont fait leur choix, je le respecte ».

Dossier complet à retrouver dans le numéro 9 de L’Horizon.

Par Ibrahim Berbar – Photos : Thomas Morganti

Suivez toute l’actu sur nos réseaux sociaux !

élections départementales régionales résultats 2e tour

Régionales / départementales : un premier tour serré

élections régionales départementales paca premier tour politique

En France, la nuit du dimanche 20 juin, premier tour des élections départementales et régionales, a été pleine de surprises au niveau national comme sur notre territoire. Si la région est la seule à avoir vu un candidat RN en tête, partout en France, les sondages ont eu quelques « ratés ». Retour sur le premier tour, des résultats aux impressions.

Article complet et résultats dans le numéro 8 de L’Horizon, retrouvez notre couverture live sur nos réseaux sociaux.

Par Ibrahim Berbar – Photo : R.C. 

Paul Boudoube : « Je peux rester en forme intellectuellement encore un moment »

paul boudoube maire puget sur argens

Paul Boudoube vit son troisième mandat à la tête de la municipalité de Puget sur Argens. Sur l’année suivant les Municipales, de petites tensions ont néanmoins fait surface. L’édile pugétois revient sur la mandature à venir, entre projet d’avenir et équilibre d’équipe.

Par Ibrahim Berbar – Photos : Ibrahim Berbar et Thomas Morganti

Troisième mandat pour le maire de Puget-sur-Argens, Paul Boudoube. À 76 ans, le premier magistrat tient à mener les projets de la ville tant qu’il sera en forme. Carmat, Vaucouleurs, Jas Neuf, RDN7 : la ville continue son évolution avec un maire aux manettes depuis 2008. 

Interview à retrouver dans le numéro 6 de L’Horizon.

paul boudoube maire puget sur argens

Jean-Pierre Klinholff : « Le dossier Fontsante est une de mes préoccupations »

mairie les adrets Jean-Pierre Klinholff

Cette semaine, l’Horizon est allé à la rencontre de Jean-Pierre Klinholff, maire du village des Adrets de l’Estérel.

Jean-Pierre Klinholff est maire des Adrets de l’Estérel depuis le 10 novembre 2020. Ce rôle, il l’a pris en cours de mandat suite à la démission de son prédécesseur et chef de file lors des élections municipales, Jean-Paul Reggiani.

Auparavant directeur général adjoint de Cannes, le premier édile des Adrets de l’Estérel prend à bras le corps ses responsabilités. 

Interview complète à retrouver dans notre édition de la semaine du 3 au 9 juin.

Par Ibrahim Berbar – Photos : Les Adrets.

Jean-Pierre Klinholff maire interview les adrets

René Bouchard : « L’avenir d’une commune passe par l’intercommunalité »

rené bouchard mairie bagnols-en-forêt interview politique

On pourrait croire que les jours à Bagnols-en-Forêt se suivent et se ressemblent. Pourtant, le village perché n’en finit pas de se développer. Et la nouvelle équipe municipale, le maire en tête, met un point d’honneur à accomplir tout ce pour quoi ils ont été élus.

« Mes élèves les plus âgés ont 29 ans maintenant. Certains sont déjà papas ou mamans ».
À 61 ans, René Bouchard a laissé sa place de directeur de l’école de Bagnols-en-Forêt, qu’il a occupée pendant près de 18 ans, pour prendre celle de maire de la même commune. Tout jeune retraité, il ne manque pas de dire que le métier de maire est un travail à temps plein. Celui qui a été élu sur un programme regroupant les transitions alimentaires, la démocratie, les solidarités et l’attractivité du village entend bien aller au bout des promesses électorales. 

Interview complète à retrouver dans le numéro 4, en vente dans les kiosques ou dans l’un de nos points de vente habituels.

Par Ibrahim Berbar – Photo : Thomas Morganti.

rené bouchard mairie bagnols-en-forêt interview politique