Frédéric Masquelier, « J’ai peur que le système craque et que nous arrivions à un arrêt des urgences »

Frédéric Masquelier, président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération et président du conseil de surveillance du CHI Bonnet tire la sonnette d’alarme à propos des urgences. Et ne manque pas de rappeler l’État et l’ARS à leurs responsabilités.

 

/ Quelle est votre position sur la situation des urgences du CHI Bonnet ?

Ce que nous avons pu voir sur le journal de France 2 donne une image exécrable pour la ville, l’agglomération et pour l’hôpital lui-même, il y a donc une nécessité de réagir. Ce sont des images que l’on pourrait retrouver dans des pays en voie de développement et il est inadmissible de voir des urgences avec des dizaines de brancards, des gens qui attendent des heures et ceci en dehors de toute dignité humaine. Sans compter, comme l’a souligné le corps médical, cette moins bonne prise en charge, voir des risques de mauvais traitement médical et tout ceci expose l’hôpital à des responsabilités qui pourraient être d’ordre pénal. Tout ceci est extrêmement grave. Il y a une nécessité de prendre des mesures rapides et distinctes du projet des urgences pour lequel on attend une réponse définitive au mois de mars.

/ Vous avez provoqué une réunion extraordinaire hier soir (lundi 9 janvier) du conseil de surveillance. Qu’en est-il ressorti ?

J’ai convoqué un conseil de surveillance exceptionnel élargi puisque les directeurs de pôles étaient aussi présents, les syndicats, de même que l’ARS. Nous avons donné la parole à chacun et il en est quand même ressorti qu’il s’agissait principalement de problèmes organisationnels pour lesquels on peut apporter une solution. Si l’on donne un ordre de grandeur, la problématique des urgences, c’est une vingtaine de lits. Il faut un soignant derrière chaque lit avec une prise en charge médicale. Pour l’ensemble de l’hôpital, il y a plus de 300 lits et 1 500 personnels qui y sont rattachés. Il peut donc y avoir une solution pour la prise en charge de 25 lits. Cela nécessite des efforts de réorganisation avec la Dracénie, puisque tout ceci provient de la fermeture des urgences (de nuit, ndlr), de Draguignan. On attend des efforts de la part des médecins de la Dracénie. Il y a également un service qui doit se libérer, ce qui permettra de récupérer huit lits. Et il y a sûrement une meilleure organisation à prévoir entre les lits programmés et les non-programmés. Il ne s’agit pas d’opposer les deux, parce que nous avons besoin des deux. Mais il faut que chacun fasse des efforts.

/ On s’oriente donc vers une réorganisation à court terme ?

Elle doit intervenir à court terme et le projet doit intervenir à moyen-long terme. J’attends que ce soit très rapide, puisque ce sont des décisions organisationnelles. J’attends des décisions, plus des paroles, et nous avons une réunion dans trois semaines pour faire un point sur l’état d’avancement des mesures qui doivent être prises. Et si ce n’est pas pris, j’ai peur que le système craque et que nous arrivions à un arrêt des urgences. Ce qui serait tout à fait inacceptable. 

/ À quel niveau pouvez-vous intervenir en tant que président de l’agglomération et du conseil de surveillance ?

Le président du conseil de surveillance n’a pas un rôle décisionnel, on n’a pas de pouvoir effectif. On a un pouvoir d’animation, de rassemblement de l’ensemble des compétences, et on peut être un porte-parole. Et surtout, le président du conseil de surveillance représente la part élue et l’ensemble des citoyens, des usagers, des patients de l’hôpital, soit près de 116 000 habitants et près de 300 000 l’été. Et je ne manque jamais de dire à la bureaucratie hospitalière et l’ARS qu’il convient de prendre en considération le patient qui doit être au cœur de la politique hospitalière. Lorsque l’on voit ce type de situations, personne ne pense que vous avez une bonne prise en charge hospitalière dans ces conditions. D’autant qu’il y a aussi une grande souffrance du personnel. Ils sont tous presque au bord du burn-out, ce sont des gens courageux qui ne baissent pas les bras et nous avons beaucoup de chance que le service des urgences n’a pas déjà fermé. Ça tient à la ténacité de quelques personnes, dont le docteur Jammes, dont je salue l’action, donc il nous incombe de les soutenir, de les représenter et de faire des propositions, et là, je mets quelques propositions en terme d’organisation en considérant que c’est tout à fait soluble lorsqu’on voit les ordres de grandeur si chacun y met du sien et fait les efforts.

/ Avez-vous le sentiment que vos prises de position portent leurs fruits, puisque ce n’est pas la première fois que vous prenez la parole à propos de problèmes au CHI et surtout aux urgences ?

Malheureusement, nous sommes dans un système qu’il faut toujours maintenir sous tension dans la mesure où nous constatons l’une des tendances naturelles de toute cette bureaucratie. Car l’hôpital est l’organisation la plus bureaucratique qui soit, à tous points de vue, par rapport à un langage, des acronymes, une multiplication des commissions, une politique décidée d’en haut, des politiques qui changent en permanence, l’art de tout changer sans rien changer, avec personne qui n’est responsable, c’est ça la bureaucratie hospitalière. Et le fait de pouvoir dénoncer ça, c’est essayer de faire sortir chacun de sa zone de confort administratif pour amener à chaque fois d’autres réflexions avec d’autres critères, celui des soignants, celui des patients, du personnel et d’essayer d’établir des rapports de force absolument nécessaires pour que le système ne tourne pas par lui-même et pour lui-même, mais se recentre davantage vers ceux qui doivent en être au cœur, à savoir les usagers. 

/ Des rencontres avec la Dracénie et l’ARS sont-elles au programme pour faire bouger les lignes ?

Aujourd’hui tout le monde connaît le problème, donc il faudrait que ceux ayant le pouvoir de décision prennent les mesures nécessaires, qu’on ne joue pas constamment à se renvoyer la balle les uns les autres sous le prétexte de concertations, de réflexions menées, mais qui sont autant de prétextes pour ne pas prendre de décisions. Il faut aussi un peu de courage lorsqu’on a le pouvoir de changer les choses et j’invite les tutelles à prendre un certain nombre de décisions qui permettront une fois pour toutes de régler ces problèmes organisationnels qui sont très préjudiciables à l’hôpital et l’image de notre territoire.

/ L’agglomération a-t-elle des possibilités concrètes d’apporter une aide à l’hôpital ?

Elle l’a déjà fait, que ce soit avec la crèche de l’hôpital, car c’est l’agglomération qui la fait fonctionner, plus de 3,5 millions ont été versés pour que l’hôpital ait un parking, donc je crois que l’agglomération a répondu présente à chaque fois. Par contre, c’est une compétence directe de l’état et ce n’est pas aux contribuables locaux de participer au fonctionnement de l’hôpital. Ça ne se fait nulle part en France et ça ne doit pas se faire. C’est à l’état d’assurer le fonctionnement des hôpitaux. 

 

À RETROUVER DANS NOTRE PROCHAINE ÉDITION, UN ARTICLE SUR LA SITUATION AUX URGENCES DU CHI BONNET, DÈS CETTE SEMAINE

 

Romain Chardan – Photo : R.C.

Entre adhésions et approbations

Le dernier conseil municipal de l’année s’est déroulé hier soir à Bagnols-en-Forêt. Au programme, plusieurs approbations et autorisations.

 

En plus des personnes présentes au foyer municipal, une trentaine d’autres étaient postées derrières leur écran pour suivre la dernière séance de conseil municipal de l’année à Bagnols-en-Forêt. Après l’appel et l’approbation du procès-verbal de la séance du 27 octobre, les élus ont validé l’adhésion de la commune au Cerema, un établissement public sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, accompagnant les collectivités pour l’élaboration, le déploiement et l’évaluation de politiques publiques d’aménagement et de transport. “Une offre de compétence et de qualité pour un organisme public qui nous accompagnera, aussi sans avoir la nécessité de mettre en place un marché d’appel d’offres”, explique René Bouchard, maire de la ville. Ce dernier ayant également présenté l’action Élue Rurale Relais de l’Égalité (ÉRRÉ) à l’assemblée bagnolaise : “L’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) a sollicité les communes rurales afin qu’elles s’inscrivent dans un dispositif qui met en place des actions adaptées aux spécificités des territoires ruraux, en faveur des femmes”. En clair, ce dispositif s’engage dans la lutte contre les violences intrafamiliales, contre les féminicides et pour la prévention ou la sensibilisation, par exemple.

 

Des créations

 

Si le conseil a été rythmé par de nombreuses autorisations, quelques créations se sont ajoutées, notamment une concernant “une commission subventions”, qui sera présidée par le maire et qui se réunira deux à trois fois par an. Elle visera, comme son nom l’indique, à examiner des dossiers de subventions à allouer. La décision finale sera toujours donnée en conseil municipal. Enfin, une charte des terrasses a elle aussi vu le jour. “La commune possède plusieurs emplacements en location pour des terrasses. Certains commerçants nous ont demandé de mettre une pergola pour pouvoir continuer à travailler l’hiver ou en temps de pluie. Il nous apparait judicieux de créer une charte pour que tout reste harmonieux et cohérent”, précise Sylvie Pélissier, adjointe à la vie économique locale.

 

Thomas Lajous / Photos : T.L (archive 27 octobre)

Estérel Côte d’Azur Agglomération : « Le Bus » affiche de nouvelles évolutions

 

Jeudi 20 octobre, Stéphane Iseppi a présenté les nouvelles évolutions concernant le réseau de transport de l’agglomération, à La Palud, à Fréjus.

Stéphane Iseppi, vice-président de la communauté d’agglomération délégué au transport, a récemment présenté les nouvelles mesures quant à la mobilité de notre territoire. Trois évolutions majeures caractérisent l’évolution du réseau de transport urbain, désormais appelé “Le Bus” : des déplacements renforçant la fréquence des dessertes, des investissements en matériels électriques de dernière génération, pour des moyens de transport plus verts, ainsi qu’une toute nouvelle plateforme participative permettant aux citoyens de s’exprimer, et aux décisionnaires, d’ajuster leur plan de mobilité. “Dans l’aspect commerce, il y a toujours une question qui se pose pour celui qui vient faire ses courses, c’est celle des espaces de parking. Aujourd’hui, on peut y rajouter du transport en commun qui ramène du monde en centre-ville. Bien sûr, cette évolution du réseau de transport ne peut que privilégier la désaturation de réseau. Quand quatre personnes d’un même lieu de vie prennent quatre voitures, c’est plus intéressant de se partager les frais en ne prenant qu’une voiture. C’est tout le travail que l’on va faire par rapport à notre application participative qui va permettre de rassembler un maximum d’informations pour optimiser le réseau de bus, le covoiturage, le vélo, ou encore d’autres mobilités”, a expliqué Stéphane Iseppi, également adjoint au commerce à la ville de Saint-Raphaël. 

 

50 bornes en 2023

 

En 2023, 50 bornes seront alors installées sur le territoire, favorisant le passage à l’électrique, là où la communauté d’agglomération souhaite développer sa mobilité douce. La future promenade des bains, avec sa navette électrique expérimentée à l’été 2023 ainsi que sa voie réservée aux mobilités douces, donnera un élan significatif au développement du plan vélo. En 2026, une station dédiée à l’hydrogène pourrait aussi voir le jour.

 

Retrouvez notre article complet dans le numéro 77 de l’horizon, en vente à partir du 27 octobre.

 

Thomas Lajous / Photo : Christine Delville, Estérel Côte d’Azur Agglomération

Frédéric Masquelier : « Le coût est maîtrisé »

Frédéric Masquelier a répondu aux questions des médias à l’issue de la réunion publique concernant la future Promenade des Bains. L’occasion pour le maire de Saint-Raphaël d’apporter quelques informations supplémentaires et réaffirmer sa volonté de voir les administrés fréjusiens et raphaëlois se sentir concernés par ce projet.

 

Sur quoi le projet peut-il encore évoluer ?

Il faut présenter un projet déjà construit. Dans les grands axes, nous voulons un projet végétalisé, qui s’inscrive dans le cadre des modes doux, dans celui des transitions. Un projet avec davantage de sécurité, donc vous avez un certain nombre de grandes options qui me semblent avoir été très largement validées par une très grande majorité de nos concitoyens (en référence au sondage réalisé par l’Ifop et soulignant que les gens sont favorables au projet à hauteur de 84 %, ndlr). Lorsqu’on évoque ce qu’il reste à discuter, ce sont des arbitrages. Au plus vous approchez de commerces ou d’habitations qui sont concernées, au plus il y a des questions : ça peut être l’emplacement d’un arbre, de manière plus globale la question de la Vigie, le mode de déplacement doux, l’aire de retournement, la fréquence de ce transport, toute une série de questions qui ne sont pas mineures puisque ce sont les questions que se posent les gens et il nous reste un travail extrêmement important afin de pouvoir expliquer et parfois convaincre. 

Plusieurs personnes ont émis des inquiétudes quant à la place de la République à Fréjus ?

L’expression la plus forte venait d’opposants politiques, donc cela doit être signalé (notamment Joël Hervé, Emmanuel Bonnemain et le Comité de Défense de Fréjus Plage, ndlr). C’est une opposition politique, donc plus radicale que celle des simples citoyens. La question du risque submersion a été évoquée, mais il ne faut pas non plus faire peur aux gens. Il y a un risque extrêmement ponctuel au cours de l’année, où il y a des vagues plus importantes sur quelques jours, éventuellement, ce qui n’empêche pas de construire des immeubles, des commerces et on n’a jamais dit qu’ils étaient en danger ! Mais subitement, lorsqu’on parle de faire un parking, on nous dit qu’il y a un danger majeur. Il faut être sérieux, mesurer le risque, ce que nous faisons, et il est tout à fait possible de construire un parking sous-terrain, ce que nous avons fait avec le parking Bonaparte et ça ne pose de problème à personne. 

Le coût du projet conséquent (62,5 millions hors taxes), l’autofinancement annoncé semble avoir rassuré la population ?

Oui, il n’y pas eu de question particulière là-dessus, nous avons annoncé qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts, nous allons faire ce projet en autofinancement et en endettement (par recours à l’emprunt, ndlr). Si on prend le coût comme argument, il n’y aurait rien qui se réaliserait. Mais le coût est maîtrisé. 

Quels sont les points évoqués par le public ce soir et qui ont retenu votre attention ?

Sur des aménagements particuliers, on avait retenu des haltes culturelles et l’ancien président du club Copernic a rappelé un projet très intéressant. Sur 4,5 km, on devrait bien réussir à donner une place à ce projet. Sur la question des mobilités, comme je l’ai évoqué, rien n’est tranché de manière définitive et nous pouvons le faire évoluer. Après sur le fait qu’il y ait du soleil sur la plage (suite à une remarque d’une administrée par rapport à la disparition de la casquette du Veillat, ndlr), là, je ne pourrai rien faire (rire). Sur les questions sérieuses, il faut lever les inquiétudes. Monsieur Rachline a été clair sur la question des marchés (voir ici) et nous avons évoqué les nuisances pendant les travaux. Oui, il y aura des désagréments, des changements d’habitudes vont être demandés, tout ça on ne le nie pas. Les travaux vont se dérouler par phases, d’octobre à mai, durant trois ans. 

Vous avez évoqué la Vigie, que va-t-elle devenir ?

Je soumettrai ceci à l’avis des Raphaëlois, donc je proposerai un certain nombre de projets différents avec des modes de consultation type sondage ou autres. C’est encore un beau sujet puisque c’est au cœur du projet, qui pourra être soumis à la consultation, il faut que ce soit le projet des Raphaëlois, qu’ils se l’approprient. Quand j’ai évoqué la concertation, ce n’est pas un gadget, il faut que les citoyens se l’approprient, parce que si les citoyens sont derrière vous, ça vous aide dans toutes les discussions, pour justifier ce projet. Lorsqu’il y a des inconvénients lors de la réalisation des travaux, ça aide aussi à expliquer qu’il faut peut-être regarder le projet fini plus global que l’inconvénient à court terme. C’est pour cela que cette large adhésion est indispensable.  

À retrouver dans le numéro #76 de L’horizon, un article complet sur la réunion publique de la Promenade des Bains, en kiosques dès ce vendredi 21 octobre

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Franck Bessiere / ECAA

David Rachline, « Un projet très équilibré »

Le maire de Fréjus, comme son homologue raphaëlois, a répondu aux médias à l’issue de la réunion publique de la Promena des Bains. Il en a notamment profité pour éteindre la rumeur selon laquelle le marché de Fréjus-Plage allait disparaître, soulignant néanmoins qu’il serait sans doute « réorganisé ».

 

Qu’avez-vous pensé de cette réunion ? 

Elle est très positive, avec une participation considérable avec plus de mille personnes, un état d’esprit bienveillant avec un certain nombre de sujets d’inquiétudes sur lesquels il nous fallait répondre, et tout au long de la concertation qui va continuer, nous allons tenter de convaincre encore plus, même si je crois que c’est déjà fait en partie au vu de ce qui est paru dans les sondages dans les médias locaux. 

Quid du marché de Fréjus-Plage ?

Oui, c’était la rumeur de l’été, je n’ai pas trop compris d’où cela pouvait venir. Qu’il faille le réorganiser un petit peu, le restructurer, évidemment, mais vous vous doutez bien que je ne vais pas basculer un élément essentiel de la vie économique de Fréjus-Plage et pour lequel il y a un vrai attachement, à la Base Nature ou autre, ça n’aurait aucun sens.

Certains avancent que le projet penche plus sur Saint-Raphaël que Fréjus, est-ce votre avis aussi ?

Pas du tout. Je crois qu’il est très équilibré, dans le pacte de gouvernance, il y a des éléments structurants, que ce soit la Promenade des Bains, mais aussi sur d’autres sujets, je pense au stade de football qui sera réalisé à Fréjus, vous le savez, mais ce pacte de gouvernance est un ensemble de gouvernance, c’est aussi le soutien de l’agglomération pour avoir et obtenir le musée archéologique à Fréjus. C’est extrêmement équilibré et nous veillons, très sereinement, avec Frédéric Masquelier, à respecter cet équilibre. 

Que pensez-vous des inquiétudes évoquées pour la Place de la République vis-à-vis des aléas submersion ?

Vous avez deux candidats en mal d’élection qui essaient de faire de la mousse, si j’ose dire, autour de ce sujet-là. 

Vous pensez qu’ils se servent de ce sujet-là pour saboter le projet ?

Il y a 84 % des gens qui sont favorables au projet, donc de sabotage, il n’y aura pas. Ils se servent de ça pour faire de la mousse autour de ce sujet, mais les experts ont parlé, les élus majoritaires ont tranché et j’ai, je pense, un certain nombre d’arguments. Et il y a plus de 70 % d’opinion populaire, notamment du fait de la centralité de cet endroit. Je ne fais pas ça là parce que je me suis levé un matin avec cette idée. Et on a l’expérience de Paul Vernet au centre-ville, car lorsque les gens n’arrivent pas à s’y garer, ils vont ailleurs pour fréquenter d’autres commerces. Il faut être au plus proche des commerces et lieux de vie, c’est manifestement accepté, sauf par 2-3 personnes qui font entre 0,6 et 10 % aux élections. Ils sont là et je les entends, mais je suis là pour décider et trancher. 

 

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Franck Bessiere / ECAA

Masquelier et Rachline réussissent leur grand oral sur la Promenade des Bains

Jeudi dernier, Frédéric Masquelier et David Rachline ont présenté leur projet de Promenade des Bains à près de 1 300 personnes avant de répondre à leurs questions. De quoi, aussi, leur permettre de dévoiler quelques nouveautés et évolutions.

 

Pour les connaisseurs de l’antre du SRVHB, il y avait de quoi perdre ses repères. Exit le parquet et les buts, bonjour la moquette et une décoration digne d’un meeting politique. Un blanc immaculé attendait les curieux, nombreux, venus écouter le grand oral de présentation de la Promenade des Bains. Nombreux, puisqu’ils ont été près de 1 300, le millier de chaises installées ne suffisant pas, et poussant les retardataires en tribunes. Et dans l’assemblée, un public hétérogène, allant du jeune couple aux personnes âgées, en passant par une équipe de football et des professionnels de différents secteurs. De quoi offrir une assistance en grande majorité acquise à la cause du projet présenté par Frédéric Masquelier et David Rachline depuis leur estrade.

De chaque côté de la scène, les élus des deux communes, mélangés, pour symboliser l’union de la cité de l’Archange et de la cité antique, aussi bien sur ce projet que d’autres. Cette union a d’ailleurs été au cœur des discours des deux édiles, Masquelier rappelant que la Promenade des Bains était «le premier vrai projet commun» des deux villes. Et de se placer dans le sillage du sport, puisque «ce sont les clubs sportifs qui ont montré très rapidement l’exemple avec la fusion pour le football, le handball également avec une équipe sur le territoire.» S’ils ont aussi rappelé que le respect de l’histoire et de l’identité ne serait pas sacrifié sur l’autel de l’union, cela a d’ailleurs permis une boutade de David Rachline, «la première différence entre fréjusiens et raphaëlois, le fréjusien parle un peu moins.» De quoi déclencher rires et sourires dans la salle.

Chacun a su appuyer sur différents points précis au cours de cette prise de parole inaugurale avant que le public puisse poser des questions. Public dans lequel se trouvaient également quelques opposants politiques ou au projet, à l’image de Joël Hervé, Emmanuel Bonnemain ou encore le Comité de Défense de Fréjus-Plage. Ainsi, durant près de deux heures, les maires, notamment renforcés par Vincent Guillermin (architecte paysager), Jean-Pascal Clément (architecte DPLG) et François Kraus (Ifop), ont répondu aux questions tout en élargissant parfois le propos afin d’apporter plus d’informations. Et tous deux l’ont assuré, la concertation «n’est pas finie, ce n’est qu’une étape».

 

LA SUITE DE CET ARTICLE EST À DÉCOUVRIR DANS L’HORIZON 76, DISPONIBLE EN KIOSQUE DES CE VENDREDI 21 OCTOBRE.

 

Par Romain Chardan – Photo : Christine Delville – ECAA.

Inondations : Estérel Côte d’Azur Agglomération remet en cause le SMA

Ce matin, un bureau exceptionnel s’est formé à Estérel Côte d’Azur Agglomération pour discuter d’un sujet épineux : la lutte contre les inondations et le Syndicat Mixte de l’Argens.

Après quelques heures de réunion, le président de la communauté d’agglomération Frédéric Masquelier a tenu une conférence de presse rendant compte du travail effectué plus tôt ce matin avec les membres du bureau exceptionnel. À l’heure actuelle, sur notre territoire, 20 000 personnes sont concernées par les inondations, dont 2 500 sur les côtes, 1 250 sur la basse plaine de l’Argens, sans compter les nombreuses entreprises et le monde agricole touchés régulièrement par cet aléa climatique. ECAA abonde le SMA de six millions d’euros, via la taxe GEMAPI. “On constate sur notre territoire qu’il n’y a aucune réalisation concrète. On brasse beaucoup d’air, avec des choix politiciens et non hydrauliques. Le SMA ne doit pas être un tremplin pour politicien”, lance en introduction le président de la communauté d’agglomération.

À la suite de cette réunion donc, cinq points clés ont été notifiés par les maires des communes de l’agglomération. Ces derniers souhaitent :

  • Une révision totale de la gouvernance du SMA
  • Dire à l’État de maintenir ses engagements notamment en termes d’indemnisation et des dotations du fonds Barnier.
  • Moins de procédures administratives
  • Une aide renforcée, du point de vue technique et par une convention, du département.
  • S’il y avait une fatalité sur des zones à risques, que les dispositifs d’aide soient abondés par l’État dont c’est la responsabilité.

Ces cinq points seront envoyés au Préfet et au président du SMA : “Notre position n’a rien de politique, on constate et on pose la question. Nos concitoyens nous ont donné des responsabilités, nous avons un devoir de résultat”, ajoute Frédéric Masquelier.

 

Ibrahim Berbar – Photo : I.B.

Masquelier, Rachline et Lemaître répondent à Jousse

Lors de notre entretien téléphonique avec Luc Jousse (article à retrouver dans l’édition du jeudi 8 septembre 2022), l’ancien édile de la ville du Rocher nous a confié de nombreuses informations et surtout les raisons qui le poussent à revenir dans la sphère politique du territoire. Au cours de notre conversation et à plusieurs reprises, l’ancien maire de Roquebrune sur Argens a annoncé la couleur : “mon objectif auprès de David Rachline et Frédéric Masquelier est que ce soit Didier Lemaître qui représente les intérêts de Roquebrune et qu’il récupère toutes ses fameuses compétences. Cela se sait que nous sommes amis avec David et Frédéric, nous nous connaissons depuis bien longtemps et je suis un des fondateurs de l’agglomération avec Ginesta et Brun à l’époque. Je dois les rencontrer lors de ma venue sur le territoire”. Info ou intox ? La rédaction a contacté les maires de Fréjus et Saint-Raphaël. Côté Fréjus, David Rachline annonce : “Luc Jousse et moi sommes effectivement amis. Nous nous croisons quand l’occasion se présente et nous nous rencontrerons probablement en toute amitié”. A contrario, le président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération et maire de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier infirme les propos de Luc Jousse : “Je n’ai pas vu et je n’ai aucun contact avec Luc Jousse depuis six ans. Je n’ai pas prévu de le rencontrer. Je ferai des propositions pour remplacer ou non les deux vice-présidents dont les délégations ont été retirées”.

Quid de Didier Lemaître ? Au téléphone, l’opposant roquebrunois répond : “comme je l’ai déclaré récemment, j’ai souhaité entrer en contact avec les anciens maires de Roquebrune. En ce qui concerne Jean Paul Ollivier c’est déjà fait. Je souhaiterai rencontrer monsieur Serra si il est d’accord. Quant à monsieur Jousse que je n’ai jamais encore rencontré ni même vu, je l’ai contacté à la suite de sa deuxième publication où il parle de son retour en politique. Nous avons échangé longuement sur ses intentions. Je lui ai exposé ma position, mon objectif pour l’agglomération et c’est tout. Une possible rencontre est toujours d’actualité comme pour les autres anciens maires mais celle-ci n’est pas à l’ordre du jour”.

 

Par : Ibrahim Berbar – Photos : DR

Jean Cayron, « Sa politique est de me faire virer de la mairie de Roquebrune avant la fin du mandat »

Jean Cayron, le maire de Roquebrune-sur-Argens, a publié un édito au vitriol dans le numéro de septembre du magazine municipal Roq’Info. Pour L’horizon, il revient sur son choix, assumé, et ne mâche pas ses mots à propos de Frédéric Masquelier, président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération. Entretien sans filtre.

 

Pourquoi cet édito assez musclé, autant sur votre opposition que l’agglomération ?

C’est pour informer la population de notre positionnement sur l’agglomération, c’est tout. Ce n’était pas une attaque, les administrés roquebrunois sont censés savoir ce qu’on fait à l’agglomération et ça n’empêche pas les projets. Je suis contre le PLUI, depuis le début, c’est pour ça que ça n’a pas été pris en compte alors qu’au départ ça devait l’être, même si après ça a été voté contre à l’unanimité. Le projet de rapprochement avec Cannes est un projet qui ne m’intéressait pas, on était aussi parti sur un autre dossier, à savoir le nom Estérel Côte d’Azur, qui ne me plaisait pas du tout. Et quand on dit qu’on a un pacte de gouvernance et qu’on va gérer à 5, prendre des décisions unilatérales… On nous dit qu’on travaille sur un nouveau nom, j’avais fait des propositions, que j’avais envoyées, il m’avait dit qu’on verrait, qu’il le prendrait en compte, mais rien n’a été pris en compte, ils ont décidé eux-mêmes, donc voilà. J’ai dit dès le départ, au début de mon mandat, que Roquebrune ne serait pas la variable d’ajustement comme elle l’avait été lors des années précédentes. Je ne me laisse pas marcher sur les pieds, même s’ils ont la majorité entre Fréjus et Saint-Raphaël, il n’est pas question qu’on se laisse piétiner. Et quand j’entends madame Aurore Laroche qui fait de la pub à tout va dans le secteur et qui est l’exact inverse de ce qu’on prône dans Grand Site de France… Quand je parle de tourisme de masse, on l’a de fait, mais ce que je veux, c’est que les gens viennent entre les vacances de Pâques et celles de la Toussaint, pour faire vivre les commerçants, parce qu’on ne peut pas faire vivre que les campings. Et c’était pour rappeler, un peu aussi pour rebondir sur ce que disait monsieur Didier Lemaitre, sur les réseaux sociaux. C’est mon droit de réponse et en l’occurrence, je n’irais pas titiller quel que maire que ce soit sur un édito, qu’il soit un peu piquant ou autre. de quoi je me mêle, qu’il s’occupe de son édito à lui, de sa majorité, et qu’il vienne pas m’enquiquiner sur Roquebrune, ça le regarde pas. S’il se prend pour le roi Baudouin, c’est son problème.

Là vous parlez de Frédéric Masquelier ?

Oui. Par rapport à ce que j’ai écrit dans l’édito sur l’agglomération, il part du principe que je devrais me taire, mais je ne me tais pas. Ça ne remet pas en question les projets avec l’agglomération, qu’il ne m’emmerde pas sur mon édito, il n’est pas maire de Roquebrune que je sache.

Vous avez eu des retour sur votre édito émanant de lui ?

Bien-sûr puisqu’il a retiré les délégations à Mme Bouvard et Mr Besserer, donc au bout d’un moment ça va (Frédéric Masquelier nous a également confirmé qu’il avait retiré leurs délégations aux deux élus roquebrunois jusque-là vice-présidents d’Estérel Côte d’Azur Agglomération, ndlr).

Il y a eu les communiqués, une première version puis une deuxième reprise par les services de la ville (il coupe)

Lesquels ? En fait, Madame Bouvard en a écrit un premier et qui a été rejeté par l’agglomération, par M. Masquelier et M Chieze, et ils ont refait un communiqué eux. Un communiqué où il est écrit qu’on désavoue M. Cayron, ce qui est inacceptable. Dans quel pays un président d’agglomération ou quoi que ce soit réécrit, prend la plume de gens qui ont écrit pour remanier à sa sauce, je rêve, je n’en peux plus de ce type-là.

Donc le communiqué envoyé en premier, aurait été écrit non pas par Mme Bouvard et Mr Besserer mais par le président de l’agglo ?

Ah ben c’est clair oui, il a été tripatouillé, peut-être pas par le président de l’agglo, mais par M. Chieze, et ils ont demandé à M. Besserer de vous l’envoyer, et lui avait la frousse de perdre sa délégation, donc pour moi, ça s’appelle des menaces ça. 

Sur le fait de signer l’édito en attaquant ou en piquant l’agglomération, est-ce que ça ne risquait pas de mettre en porte-à-faux vos élus au sein de l’agglomération avec des délégations ?

Quand on est normalement constitué, alors en France, on ne peut plus rien dire ? On est attaqué tous les jours, on nous envoie des courriers tous les jours pour nous dire “la déchetterie du col du Bougnon n’aura plus lieu”, “la Rosalie on sait pas si ça…”, non mais il faut arrêter. On a des projets avec l’agglomération, on a un pacte de gouvernance où on a mis le front de mer et la maison des terroirs, ça ne bougera pas, mais il faut qu’on arrête de nous emmerder et de nous dire ce qu’on doit faire.

Aviez-vous prévenu vos élus de cet édito qui, du fait de leur position à l’agglomération, pouvait les mettre en porte-à-faux ?

M. Masquelier l’a pris pour lui, mais ce n’est pas pour lui. Il le prend pour lui, c’est son problème. Ça dépend aussi du personnage qui est en face.

Dans l’édito, lorsque vous évoquez « celui dont on ne doit pas prononcer le nom » 

(Direct) Il s’agit de monsieur Jousse (ancien maire de Roquebrune-sur-Argens, ndlr).

Parce que certains pensaient justement que vous parliez du président Masquelier ?

Absolument pas, j’aurais mis Masquelier, ne vous inquiétez pas. Après, chacun fait sa politique, je ne regarde pas ce qu’il fait avec M. Rachline. Ils ont décidé d’avoir une politique commune sur Fréjus-Saint-Raphaël, pour que ce soit un modèle de collectivité on va dire, donc on ne peut pas me reprocher d’être ami avec des élus de la région alors qu’il est, entre guillemets, ami avec M. Rachline. On va arrêter, au bout d’un moment, moi je ne suis pas un vilain petit canard. J’essaie de récupérer de l’argent pour ma commune, mais je ne traite  pas les élus de la région de vieux crocodiles dans un marigot. D’accord ? Donc quand il dit ça, il se fait taper dessus et il ne faut pas qu’il s’étonne. Quand Muselier lui répond, il est cinglant. Moi j’aurais pas le droit d’écrire ? Faut pas rigoler.

Si les deux élus de votre majorité perdent leurs délégations, quelles conséquences pour la commune au niveau de l’agglomération ?

A part un crime de lèse-majesté, blesser monsieur Masquelier, est-ce que vous pensez que les projets d’une commune de 15 000 habitants ne vont pas être pris en compte ? Pas une minute. Quand il traite M. Muselier, M. Falco ou M. De Canson, de vieux crocodiles, est-ce qu’il s’est rappelé avant de dire ça que ce sont eux qui financent les projets de l’agglomération ? Est-ce qu’il en a tenu compte ? Parce qu’il sait très bien qu’ils ont le sens de l’intérêt général.

Donc vous misez sur son sens de l’intérêt général ?

J’espère qu’il sera intelligent pour comprendre ça, sinon moi je lui rappellerai. 

Suite à ces deux versions de communiqué envoyées, est-ce que ça peut avoir un impact en interne au sein de votre conseil municipal  pour vos élus ?

Je ne maîtrise pas tous mes élus, je ne suis pas un tortionnaire comme certains de mes voisins, mais en tout cas, j’ai discuté avec Martine Bouvard encore ce matin, tout se passe très bien, et si vous voulez tout savoir, et je vois demain (samedi) M. Besserer parce qu’il travaille aujourd’hui (vendredi). Donc pour l’instant, il n’y a pas d’incidence. Simplement, s’il leur retire leurs délégations, comme c’est apparemment le cas, on redistribuera nos délégations entre nous à la mairie de Roquebrune. On est suffisamment intelligent pour faire ça.

Doivent-elles automatiquement aller à des élus roquebrunois ?

Il pourrait très bien ne pas nommer de vice-présidents. Vous êtes vice-président parce que vous avez des délégations. Donc dans un premier temps, il va leur retirer, il leur a retiré par arrêté, et au prochain conseil communautaire, il demandera le vote de retrait de leurs vice-présidences. Mais ce serait l’idéal pour moi qu’il nomme M. Tissier vice-président, ça montrerait quelle politique fait M. Masquelier. Parce que sa politique est de me faire virer de la mairie de Roquebrune avant la fin du mandat. Ça, c’est sa vraie politique. Parce qu’on est des électrons libres, il l’a dit à plusieurs reprises, il a horreur de ça, il veut des gens sous sa coupe, et moi je ne serai pas sous sa coupe. Je ne ferai pas allégeance à ce genre de type ou à qui que ce soit, ce n’est pas dans ma nature. Et je n’oublierai pas que ces gens là ne voulaient pas que je sois élu, à part Liliane Boyer, et les maires du pays de Fayence, mais eux ne voulaient pas. Au bout d’un moment, il faut dire les choses, et quand on commence à vouloir mettre la zizanie dans mon conseil municipal, je montre les dents. Et il n’a peut-être pas fini de les sentir. Et qu’on sache bien une chose, je ne suis pas esseulé, je compte de nombreux soutiens. 

 

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Archive T.L.

 

À retrouver dans notre prochaine édition, le point complet et les réactions des différents acteurs de ce dossier. En kiosque le jeudi 8 septembre. 

La future Promenade des bains en partie dévoilée

Le projet de refonte du bord de mer et de Promenade des bains s’est un peu plus dévoilé la semaine dernière au moment de voter une délibération concernant une concertation publique à ce propos. À l’issue du conseil communautaire, Frédéric Masquelier, président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération (ECAA) et David Rachline, premier vice-président, ont détaillé ce qui attend les habitants de l’agglo et ont présenté “le projet majeur” de leur mandat. 

 

Nous voulions vous présenter le projet majeur de notre mandat, fixé dans le cadre du pacte de gouvernance, avec 5 communes qui travaillent ensemble malgré des différences. Rien ne préfigurait que des villes mitoyennes, mais avec des histoires différentes, et que deux hommes, aussi avec leurs différences, décident de mettre ensemble des moyens importants pour refaire totalement la promenade de bord de mer pour en faire un endroit unique sur la  Côte d’Azur.” Frédéric Masquelier a soigneusement choisi ses mots en amont de la présentation de ce projet pharaonique qui s’annonce pour le territoire. Un projet dont on entend parler depuis deux ans, figurant en tête de gondole du pacte de gouvernance. Adoptée à la quasi-unanimité lors du conseil communautaire du 24 juin, la délibération n°5 portait sur une concertation publique relative à la Promenade des bains. Elle a été suivie, après le conseil, d’une conférence de presse de présentation du projet. Frederic Masquelier et David Rachline y ont conjointement pris la parole pour détailler le panorama du futur bord de mer et expliquer en quoi il sera un “lieu unique”, comme l’ont martelé les édiles fréjusien et raphaëlois.

Projection du Boulevard Félix Martin
Projection du boulevard de la Libération à Fréjus

Un projet d’ampleur

Que sera la Promenade des bains ? À quoi ressemblera-t-elle ? Combien cela va-t-il coûter et quand le projet sera-t-il livré dans son intégralité ? Autant de questions que l’on se pose depuis près de deux ans et dont les réponses ont commencé à arriver à l’issue du dernier conseil d’agglo. “C’est un projet sur 4 km qui concerne les deux villes (Fréjus et Saint-Raphaël), très intégré. Nous n’avons pas d’autoroute urbaine qui traverse nos villes, ça s’est beaucoup minéralisé ces 50 dernières années, c’est la raison pour laquelle on a souhaité mettre en avant une vision écologique avec de la mobilité douce, mille arbres qui seront plantés, pour en faire un lieu agréable, qui ne sera pas que pour les touristes mais avant tout pour ceux qui y vivent toute l’année. C’est un projet qui préfigure d’autres projets communs pour les villes de l’agglomération. Et ça préfigure aussi une nouvelle ère pour notre agglomération« , a ainsi expliqué Frédéric Masquelier en ouverture de son propos. “La promenade mettra en valeur la plage, avec de larges bandes piétonnes, un mode de déplacement propre, l’essentiel des places de parkings en surface supprimées, d’où un parking souterrain porté par l’EPL de Fréjus (exploitation des parcs de stationnement, ndlr), qui sera construit sous la place de la République. Le mot d’ordre est la concertation et je me réjouis de la force que nous donnons à ce projet, du destin commun qui unit nos deux villes, et leurs habitants, la force aussi de pouvoir travailler ensemble malgré nos différences et qui permettent aujourd’hui de mettre au centre de notre démarche l’intérêt communautaire, l’intérêt des habitants, c’est cela qui nous habite aujourd’hui”, a enchaîné David Rachline.

Projection de la place du Souvenir à Beaurivage
Projection du vieux-port de Saint-Raphaël face au casino Barrière

Dans le détail, cela donne une bande de 4 km partant de Santa Lucia et s’arrêtant, pour le moment, à l’entrée de Port-Fréjus, au bout du boulevard d’Alger. Plusieurs espaces sont prévus tout au long de ce projet, ainsi que des zones dévolues aux piétons, une double bande de circulation pour la mobilité douce (vélos, trottinettes, navette électrique de 15 à 20 places). Une voie à double sens restera praticable pour les véhicules traditionnels. Si le projet global doit être livré à l’horizon 2025 et la fin du mandat politique, il se découpera en deux opus (le premier concerne le vieux-port de Saint-Raphaël, le Veillat et l’Epi Diana, l’opus 2 portant à la fois sur Fréjus-Plage et la zone Beaurivage – Santa Lucia), chaque opus ayant un calendrier de travaux propre…

 

 

 

 

La suite de l’article est à découvrir dans notre édition en kiosque depuis ce jeudi 30 juin.

 

Par Romain Chardan – Visuels : Agence Guillermin