Entre tourisme et écologie

Le dernier conseil municipal raphaëlois de 2021 a eu lieu hier à l’Estérel Arena. 31 délibérations, quelques passes d’armes entre l’opposition écologique et le maire, mais aussi et surtout le vote d’une charte environnementale et une convention de partenariat.

Dans l’antre de l’Estérel Arena, mieux vaut ne pas arriver en retard. D’entrée de jeu, Frédéric Masquelier, l’édile de la cité de l’Archange, a fait voter (à l’unanimité) une motion de soutien au SDIS du Var, lequel devrait pouvoir « se recentrer sur ses missions principales grâce à la nouvelle loi Matras, mais dans les faits, les choses sont différentes », a rappelé le maire de la ville en ouverture de séance, regrettant que la fermeture des urgences de nuit de Draguignan apporte elle aussi une charge supplémentaire de travail pour les pompiers. « Nous souhaitons ce recentrage d’activités et de missions, mais pas ce qui se cache derrière, à savoir de plus en plus de missions à exercer et de moins en moins d’aides de la part de l’État« , a également souligné Frédéric Masquelier. Après quelques échanges autour d’une cession foncière, où le groupe « Ma ville, ma planète », par la voix de Pierre Tomasi, a exprimé ses inquiétudes et son souhait de voir « une maquette ou un plan » du projet, c’est autour de la 8e délibération que les débats se sont à nouveau animés. Après lecture par Nicolas Marty d’une charte environnementale à destination des paquebots de croisière que l’on aperçoit régulièrement au large de nos côtes l’été, laquelle obligera les croisiéristes à une « réduction des des émissions polluantes et de la pollution en mer, à la protection de la biodiversité et à la mise en œuvre d’une démarche environnementale globalisée avec l’octroi aux opérateurs maritimes signataires d’une remise de 20 % sur le forfait d’emport passager par escale« ,  les voix écologistes n’ont pas tardé à s’élever. « En accueillant des bateaux, on augmente la pollution de notre ville. Cette charte est intéressante, mais trop peu contraignante« , a ainsi commencé Tomasi, rapidement suivi par sa colistière avant que Frédéric Masquelier ne prenne la parole. « Vous êtes pour une société d’interdits. Vous pensez qu’il n’y a que des monstres autour de la table ? Je ne veux pas du monde dont vous rêvez. C’est un peu comme le communisme à l’époque, dont on disait que c’était une bonne idée mal appliquée. Moi je pense que c’est une mauvaise idée mal appliquée« . De quoi clôturer le débat et susciter quelques rires dans la salle.

Le tour du Var et des Alpes-Maritimes via Saint-Raphaël

Si plusieurs associations, notamment sportives, ont bénéficié de subventions exceptionnelles en cette fin d’année, la ville a également signé une convention de partenariat avec le groupe Nice-Matin dans le cadre du Tour du Var et des Alpes-Maritimes, une course cycliste professionnelle ayant généralement lieu la deuxième quinzaine de février. Via cette convention, qui voit la ville verser 36 000 euros par édition (la convention porte sur trois ans pour les éditions 2022, 2023 et 2024), une étape prendra systématiquement son départ à Saint-Raphaël. Si une clause spécifique a été insérée pour prévenir de toute annulation eu égard à la situation sanitaire, seuls les membres du groupe « Ma ville, ma planète » se sont abstenus lors du vote. Date officielle du calendrier UCI (Union Cycliste Internationale), le Tour du Var et des Alpes-Maritimes va notamment permettre un regain touristique à une période morte de l’année, « cela apportera naturellement des nuitées dans les hôtels et de la clientèle pour les commerces et restaurants de la ville« , a d’ailleurs rappelé Stéphane Iseppi.

 

 

Cave coopérative et musée archéologique : David Rachline répond

La modification du PLU de la ville de Fréjus apporte des détails sur l’avenir de la cave coopérative. Comme l’indique Jean-Luc Epuron, élu d’opposition à la ville de Fréjus, sur une publication Facebook, l’emplacement réservé qui gelait jusqu’à présent l’ancienne cave coopérative “La Fréjusienne” sise rue Henri Vadon, a été supprimé par la ville, “le projet d’équipement public sur la coopérative étant abandonné”. Pour l’élu et le collectif “ArchéoVar Fréjus”, la cave coopérative où le projet était “d’y créer un musée archéologique en plein cœur de ville, à proximité de l’amphithéâtre romain” est tout simplement tombé à l’eau. Le maire de la ville répond, lors d’une interview établie au lendemain du conseil municipal où l’ensemble des opposants ont pointé du doigt la décision concernant la cave coopérative.

Un endroit pas à la hauteur ?

Tandis qu’Angélique Fernandes-Thomann fait remarquer le silence autour du musée archéologique départemental, Emmanuel Bonnemain persiste et signe ; “avec la suppression corrélative de l’emplacement réservé sur l’avenue du 15e corps, vous rendez encore plus compliquée l’installation d’un musée archéologique départemental sur Fréjus. En réalité, vous enterrez définitivement le projet de musée sur la cave coopérative pourtant fléché à cet emplacement depuis 2014”. Sur ce sujet, David Rachline s’explique : “je discute régulièrement avec les partenaires de la commune, que ce soit le département ou l’agglomération, au sujet d’un musée archéologique départemental. Lorsque nous aurons envie d’en parler, nous vous contacterons. Mais je n’ai jamais pensé, pour dire toute la vérité, et même si mon ex premier adjoint (Richard Sert) y était attaché, je n’ai jamais pensé qu’il y avait suffisamment d’espace dans la cave coopérative. On pouvait faire quelque chose comme une salle de spectacle ou un musée archéologique municipal mais ça n’était pas à la hauteur si Fréjus était choisi, pour faire un musée départemental”. 

Discussion en cours

Alors où pourrait-on placer ce futur musée départemental ? Maître Bonnemain continue à croire en un projet en lieu et place du parc du clos de la tour et les groupes facebook à ce sujet rêvent tous d’un musée à Fréjus et non à Saint-Raphaël. Le maire répond : “nous travaillons avec nos partenaires de l’agglomération et du département sur le sujet. Nous avons une vision territoriale de notre travail commun avec le président Frédéric Masquelier. Et nous voulons que le territoire accueille le musée, c’est notre objectif”.

Fréjus : Les jeunes auront leur propre conseil municipal

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Hier soir s’est tenu le conseil municipal de Fréjus. Dernier de l’année 2021, les élus ont discuté une cinquantaine de motions, revenant notamment sur le budget de la ville (à retrouver en détail dans notre édition du 2 décembre). Parmi les sujets à l’ordre du jour, la municipalité a voté la création d’un conseil municipal des jeunes. Motion votée à l’unanimité et saluée par l’opposition, malgré quelques remarques constructives.

Initialement réservé aux collégiens

Imane El Hakkadi, élue à la ville de Fréjus et déléguée à la jeunesse a présenté lors du conseil la création d’un conseil municipal des jeunes qui sera mis en place dès le début de l’année 2022. Ce conseil regroupera huit jeunes issus des collèges de la ville pour une durée de deux ans. Encadrées par des animateurs jeunesse de la ville de Fréjus, des commissions sur des thèmes spécifiques feront l’objet de réunions à raison d’une fois par mois minimum, et les jeunes élus se réuniront une fois par trimestre pour une séance plénière, rendant des comptes au maire de la ville.

Si l’opposition a salué cette décision, à l’instar de Robert Icard qui a tenu a félicité la ville en rappelant que François Léotard avait initié un conseil du même genre à la fin des années 1970 et proposant son aide le cas échéant, quelques discussions et remarques ont émané du fond de la salle Riculphe. Emmanuel Bonnemain, après avoir fait remarquer que cette idée était dans le programme du groupe “notre parti c’est Fréjus” lors des dernières municipales, a déploré le fait que la majorité municipale ait tant tardé à réaliser ce projet et s’interroge sur l’absence de lycéens dans le dispositif.

Richard Sert, quant à lui, a demandé si un budget était alloué aux actions de ce futur conseil des jeunes. David Rachline a aussitôt répondu qu’il était possible d’attribuer un budget aux futures actions qui peuvent émaner des jeunes élus. Débattant sur l’avenir du dispositif, Annie Soler salue le principe et invite le maire et sa majorité à travailler dès à présent sur un projet de conseil intercommunal des jeunes. Le maire reste ouvert à cette idée : “il n’est pas impossible que nous élargissions le dispositif. Je ne manquerai pas de le proposer au président de la communauté d’agglomération et je vous invite à lui en parler aussi”.

Les opposants ont tous tenu à soulever l’absence des lycéens dans le dispositif. Annie Soler ajoute que l’échange et le mentorat que pourrait apporter les lycéens aux collégiens élus pourraient être un atout majeur au futur conseil municipal des jeunes. Imane El Hakkadi justifie le choix de la municipalité : “ce dispositif est mis en place pour lutter contre l’insécurité et le décrochage scolaire. L’engagement est grand et demande beaucoup de temps. Aussi, les élèves seront élus pour un mandat de deux ans et par conséquent, les élèves de troisième entrant dans le conseil finiront leurs mandats en étant lycéens”.

Par Ibrahim Berbar – Photo : ville de Fréjus

Puget-sur-Argens : un terrain qui divise

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Sur Facebook, c’est une véritable levée de bouclier qui s’opère contre la fermeture d’un terrain au village que les riverains utilisent depuis quelques années maintenant comme parking. Ce terrain accueillera prochainement un nouveau bâtiment de 10 logements sociaux.

 

Ils sont nombreux à avoir réagi aux multiples publications sur Facebook autour de cette future fermeture. Au village, près du lavoir et de la résidence “Cœur de Village”, un terrain vague était devenu avec le temps un parking de fortune, où une soixantaine de véhicules étaient stationnés quotidiennement. Les riverains devront enlever leurs voitures de ce terrain et prendre de nouvelles habitudes de stationnement dès le 6 décembre. “Cela fait un moment que le projet était signé malgré les contestations et les pétitions des riverains. Le maire a fait la sourde oreille et un panneau aujourd’hui, nous indique que nous ne pouvons plus nous garer à partir du 6 décembre. Il n’y a plus rien à faire”, explique Héloïse Garcia, habitante du quartier de Puget et usagère de ce stationnement.

 

Un parking de fortune

 

Ce terrain n’était initialement pas un parking”, explique El-Hani Morati, adjoint à la police municipale de Puget-sur-Argens avant d’ajouter, “le problème vient de la gentillesse du promoteur. Si cette partie du terrain privée avait été grillagée, il n’y aurait pas eu autant de bruit et de levée de bouclier contre la mairie. Aussi il faut souligner qu’à Puget-sur-Argens, aucun parking n’est payant”. La fermeture du terrain par le propriétaire promoteur découle du démarrage de la construction d’un bâtiment prévu depuis longtemps sur cet emplacement.


Le projet est abouti et consiste à créer dix logements sociaux en bas du terrain, en face des Senioriales. Sous la résidence, le promoteur réalise 10 parkings selon la règle d’un stationnement par logement. Toute la partie restante qui aujourd’hui est occupée par des véhicules et des épaves, va être rétrocédée, une fois la promotion réalisée, à la ville qui pourra profiter d’un espace pour y loger une vingtaine de véhicules”, explique Jean-François Moissin, premier adjoint de la ville de Puget-sur-Argens, délégué à l’urbanisme. Les riverains devront donc s’armer de patience pour profiter du futur « vrai » parking. En attendant, 48 stationnements ont été créés dans les rues à proximité.

 

Nous essayons d’être vigilants quant aux stationnements abusifs, et, avec l’élu aux Grands Travaux, sous l’égide du maire, nous travaillons régulièrement pour dégager des places. Mais sur les terrains privés nous ne pouvons pas intervenir sans accord du propriétaire. Il y a un véritable dérapage médiatique sur le sujet qui s’opère sur les réseaux sociaux. Il y a un travail à faire certes, mais nous ne pouvons pas faire n’importe quoi”, ajoute Serge Pellegrino, adjoint à la sécurité et à la prévention des risques à Puget-sur-Argens.


Sur Facebook, les commentaires sont très nombreux, et les utilisateurs soulèvent de nombreux problèmes, notamment la requalification en cave ou garde-meuble des box et garages par les propriétaires du secteur, ou encore la récupération politique de certains pugétois. Selon Carole Farkane, résidente pugétoise et ancienne élue à la ville, “ce problème a été repris à des fins politiques. Certaines personnes se sont permis d’insulter monsieur le maire, qui est un représentant de l’État. Les gens du RN ont repris le dossier, et ont sauté sur l’occasion pour récolter de nouvelles voix. Habituellement, nous ne voyons jamais ces gens dans le village et lors des conseils municipaux, ces derniers participent à peine et s’abstiennent ou votent pour toutes les motions à l’ordre du jour”.

 

Retrouvez plus de détails sur ce sujet dans la prochaine édition de notre journal, le 2 décembre 2021 chez votre marchand de journaux.

 

Texte et photos par Ibrahim Berbar

Christophe Chiocca nouveau responsable de la 5e circonscription du Var du RN

Réunis en famille, les militants et élus Rassemblement National de Fréjus ont partagé un moment de convivialité autour du Beaujolais nouveau hier soir. L’occasion pour Christophe Chiocca d’annoncer sa nomination en tant que nouveau responsable de la 5e circonscription du Var, à quelques mois de l’élection présidentielle et des législatives.

 

À l’Atrium, hier soir, ils ont été nombreux à se réunir. En famille, comme il est de coutume de le dire, militants, sympathisants et élus du Rassemblement National ont profité du Beaujolais Nouveau pour passer un moment tous ensemble. « Nous n’avions pu fêter notre deuxième victoire ensemble, le confinement nous en empêchant, mais il est important de nous voir, de nous retrouver et de vous remercier« , a d’ailleurs souligné David Rachline, maire de Fréjus, lors de sa prise de parole alors qu’il revenait tout juste du salon des maires à Paris.

Les responsable locaux côte à côte ont ainsi pu féliciter le nouveau responsable de la 5e circonscription du Var, Christophe Chiocca, qui voit Cédric Rodriguez lui succéder à Fréjus. « Nous allons organiser, commune par commune, les différentes actions qui seront menées à partir de janvier jusqu’à la présidentielle et se remettre à travailler immédiatement ensuite pour les législatives juste derrière« , a souligné le nouveau responsable de la 5e circonscription du Var, dont la nomination a été saluée par David Rachline. 

« C’est un élu qui s’est révélé être une perle rare, un élu sérieux, enthousiaste, rassembleur et en même temps un militant infatigable. C’est un élu qui est resté le militant qu’il était même s’il a aujourd’hui beaucoup de responsabilités comme adjoint, vice-président de l’Office de Tourisme ou conseiller départemental et qui a toujours la foi comme au premier jour.« 

 

Plus d’informations à retrouver dans la prochaine édition du journal, jeudi 25 novembre en kiosques.

 

Par Romain Chardan – Photos : Florent Erard.

Conseils de quartier à roquebrune sur Argens

Avant le prochain conseil municipal qui se tiendra le jeudi 16 décembre salle Molière, la municipalité de Roquebrune sur Argens a établi le planning des prochains conseils de quartier :

 

Aux Issambres – 18h, salle Robert Manuel

– jeudi 18 novembre – secteur Issambres Ouest

– mardi 23 novembre – secteur Issambres Nord

 

A la Bouverie – 18h, salle Suzanne Régis

– mardi 30 novembre – secteur Bouverie Sud

 

 Au Village – 18h, salle Molière

– jeudi 25 novembre – secteurs Nord et Ouest Village

– lundi 29 novembre – secteur Sud Village

Echanges houleux au conseil municipal de Saint-Raphaël

Aujourd’hui, les élus de la commune ont voté l’accord de protection fonctionnelle à Frédéric Masquelier, maire de la ville, dans le cadre d’une procédure de diffamation.

En effet, l’ancien colistier de la liste “Ma Ville Ma Planète”, Mallaury Vissuzaine a décidé de poursuivre l’édile pour diffamation : “Lors de la séance du 29 juillet 2021, [monsieur le maire a] dénoncé les propos tenus sur un post Facebook par M. Vissuzaine, comparant les mesures sanitaires proposées par la ville avec la 9e ordonnance des autorités d’occupation au sujet des juifs pendant le régime de Vichy. À la suite, M. Vissuzaine revendiquant ce post Facebook a engendré une procédure de diffamation à l’égard de monsieur Frédéric Masquelier, ès-qualité de Maire, bien que le procureur de la République lui ait préalablement signifié qu’il n’initierait pas de poursuites faute de qualification pénale juridiquement établie”, détaille Nicolas Marty.

Une fois la motion détaillée, les élus ont procédé au vote. Tout le monde est pour, le groupe “Ma ville Ma planète” s’abstient. Le maire demandant la raison de cette abstention, le binôme ne fera pas de commentaire. Alors, l’édile ajoute : “Le vice-président du CRIF a eu l’occasion d’exprimer sa sincère reconnaissance pour le combat que vous menez sans concession contre la banalisation de la Shoah”, avant de conclure, “je retiendrai que votre abstention est une réaction politique”.

Les motions se sont succédées jusqu’à ce que les colistiers “Ma Ville Ma Planète” aient voulu prendre la parole concernant les emplacements publicitaires de la ville. Tout de suite interrompus par le maire : “Cela ne m’intéresse pas de parler des panneaux JC Decaux. Dans la hiérarchie de vos valeurs, si les panneaux JC Decaux sont prioritaires, c’est votre choix”.

Alors, les esprits s’échauffent, et Tomasi répond : “Je condamne ses propos, mais pendant ce temps, nous avons un candidat à l’élection présidentielle une personne qui est antisémite, qui actuellement balaie toute l’Histoire française et explique que le maréchal Pétain aurait aidé les juifs. Je pense que nous devrions aussi nous élever contre ces propos”. Cette remarque fait bondir Masquelier qui rétorque : « vous avez un de vos colistiers qui banalise le crime contre l’Humanité et aujourd’hui amène les choses devant notre conseil municipal. On ne vous a jamais vu dans les commémorations patriotiques, ni vous ni vos colistiers. C’est une échappatoire. Vous préférez vos amis à des valeurs, c’est votre choix. Ne parlez pas de valeurs”.

Taxes et subventions : saluées mais nuancées par les opposants

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Le conseil municipal de Puget-sur-Argens a délibéré sur de nombreux sujets. Mais deux d’entre eux étaient plus importants que les autres : l’aide au ravalement de façade actualisé et la réévaluation de la taxe d’aménagement.

Par secteur géographique de la ville, la mairie a défini quels seraient les aménagements nécessaires (parking, voirie, piste cyclable, etc). Estimation faite, les taxes d’aménagement ont été revues, à la hausse pour la plupart. « Je tire mon chapeau à Laurent Chabrier, adjoint aux grands travaux. Trop tard certes, mais lui vient d’arriver. Je trouve remarquable le travail qui a été abattu » annonce Jean Brial, conseiller municipal d’opposition.

Pour autant, l’opposant depuis 2014 à Paul Boudoube émet, à l’instar de ses confrères, quelques petites remarques : « quand vous laissez 200 logements dans un quartier, vous prenez une taxe d’aménagement certes, mais qui est trop faible et qui ne va pas couvrir l’ensemble des besoins. Par exemple, le quartier du Picoton : les 240 nouveaux logements ont apporté 600 euros de taxe d’aménagement. Jusqu’à présent, les taxes versées par les promoteurs non seulement ne couvraient pas les aménagements mais en plus elles n’étaient jamais affectées à l’aménagement du quartier », explique Jean Brial.

Une fausse bonne idée ?

La taxe d’aménagement est reversée par le comptable du trésor public, au fur et à mesure que c’est encaissé. À Puget-sur-Argens, cela représente entre 500 000 et 700 000 euros par an.

« Mais la commune devrait faire un travail de romain pour savoir exactement ce qui lui a été versé, quel chantier lui a été entièrement versé. Ce n’est pas transparent pour une commune« , précise Jean Brial. Frank Giletti, élu d’opposition RN ajoute : « c’est une fausse bonne idée. Nous sommes incapables de retracer les recettes par quartier et donc de faire les travaux qui vont de pair avec leur aménagement. C’est de l’argent que l’on prend sous forme d’impôts mais qui ne retombe pas pour les personnes concernées. Au Picoton, les taxes ont été très élevées. Pour autant, les habitants attendent toujours les travaux d’aménagement« .

Autre manière de voir les choses, Alain Barkate, troisième opposant à la ville de Puget-sur-Argens remarque que si « vous calculez le taux par secteur, d’après une relation avec le mètre carré du plancher construit, dans la logique utilisée, chaque mètre carré de plancher construit doit payer la nouvelle taxe d’aménagement. Tous les calculs sont faits sur cette logique-là. Mais vous oubliez quelque chose d’important : les 100 premiers mètres carrés bénéficient d’un abattement de 50% de taxe d’aménagement. Les recettes que vous souhaitez recevoir ne sont pas basées sur un bon calcul« . Jusqu’à présent, la taxe majorée était de 7 à 9% (10% maximum).

« On passe de 13 à 17% c’est mieux. Cela va faire entrer davantage d’argent dans le budget d’investissement » conclut Jean Brial. L’opposant nuance cependant son propos lorsqu’il s’agit du résultat. « C’est bien tard, si on regarde les programmes en cours qui ne seront pas assujettis à cette nouvelle taxe. Il doit rester aujourd’hui 400 à 500 logements sur lesquels la réévaluation de la taxe sera appliquée car toutes les constructions dont le permis de construire a déjà été obtenu ne sont pas impactés par ce changement de taxe« . Un point sur lequel l’État permettra de revenir bientôt grâce à la loi de finances 2022.

Article complet à retrouver dans le numéro 25 de L’Horizon, en vente dès jeudi 21 octobre.

Par Ibrahim Berbar

Quelle ville pour le musée archéologique ?

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Fréjus ou Saint-Raphaël ? Si tout le monde est d’accord sur la nécessité de créer un musée départemental archéologique sur l’Est-Var, il n’en est pas moins que le lieu de l’implantation est un des sujets de discorde du moment.

Depuis des années, la création d’un musée départemental archéologique fait couler beaucoup d’encre. La raison de cet engouement est simple : Fréjus est la cité romaine de l’Est-Var, et, entre les Arènes, l’aqueduc, le port romain et les nombreuses fouilles et expositions qui ont lieu à divers endroits de la ville, sa « romanité » n’est plus à prouver.

Alors, l’idée d’installer ce musée regroupant de nombreux objets de la période romaine à Fréjus même a été, à chaque élection, dans les programmes de nombreux candidats, toutes élections confondues. Quelques décennies plus tard, le musée départemental archéologique est devenu en quelque sorte une arlésienne politique sur notre territoire.

Mais plus maintenant, plus depuis les élections départementales et régionales de juin dernier. Le motif du retour en force du sujet du musée : le binôme sortant du canton de Saint-Raphaël, représenté par Guillaume Decard et Françoise Dumont, a proposé ce musée… à Saint-Raphaël. Levée de bouclier des conseillers municipaux de l’opposition et de certains habitants de l’autre côté du Pédégal.

Un musée à différents enjeux

Pour bien comprendre l’intérêt d’un tel bâtiment dans une ville, il faut regarder chez nos voisins. À Nîmes, le 2 juin 2018, le musée archéologique a ouvert ses portes. 20 mois plus tard, 400 000 visiteurs ont été accueillis. L’année suivante, ils étaient près de 222 000, de 170 nationalités différentes, à regarder les 5 000 œuvres exposées, parmi une collection de près de 25 000 pièces, le tout dans 3 500 m² d’exposition. 

Narbo Via, le musée archéologique de Narbonne, propose un parcours de 2 800 m², une salle d’exposition temporaire de 500 m² et un auditorium de 200 places. Le musée a ouvert le 19 mai dernier. À ce jour, près de 60 000 visiteurs ont pu apprécier la collection de plus de 9 000 pièces de la période romaine. 

Le musée d’Arles Antique oscille entre 130 000 et 400 000 visiteurs selon les ans et les expositions en cours. Les trois musées parlent, en moyenne, d’un investissement global, entre la municipalité, le département et les différentes aides annexes, autour de 50 millions d’euros. Si le coût semble élevé, il n’en est pas moins que les trois exemples cités tendent à imaginer qu’il existe un véritable tourisme articulé autour de l’Histoire, et que ce type de musée attire, tout au long de l’année, de nombreux visiteurs. 

Maître Emmanuel Bonnemain, conseiller municipal d’opposition à Fréjus, farouchement opposé à la création du musée départemental archéologique à Saint-Raphaël, l’assure, « actuellement, l’Office de Tourisme affirme recevoir près de 83 000 visiteurs par an. Un tel musée pourrait assurer une prestation supplémentaire à toutes ces personnes et augmenter la fréquentation touristique de la ville ». 

Alors, à Fréjus comme ailleurs, un projet « musée archéologique » peut complètement changer le tourisme de la commune.

Article à retrouver dans son intégralité dans le numéro 19 de L’horizon, actuellement en vente.

Par Ibrahim Berbar

Gérald Darmanin échange avec la Police Municipale de Saint-Raphaël

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Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, est venu à Saint-Raphaël ce jeudi 9 septembre pour y rencontrer les membres de la police municipale raphaëloise et échanger avec eux sur leurs prérogatives et les évolutions à venir de ce point de vue-là. Un échange de plus d’une heure où les forces de l’ordre de la cité de l’Archange ont obtenu nombre d’éclaircissements.

La venue d’un ministre n’est jamais anecdotique. Encore moins lorsqu’il s’agit du ministre de l’Intérieur. Après le difficile premier semestre marqué par plusieurs échauffourées et émeutes du côté du quartier de la Gabelle, le calme est revenu au fil des semaines. Frédéric Masquelier, maire de Saint-Raphaël, est d’ailleurs membre du Beauvau de la sécurité, pour lequel une nouvelle réunion l’attend ce lundi. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la visite de Gérald Darmanin.

Après avoir parcouru les nouvelles installations du Centre de Supervision Urbain du poste de police municipale de Valescure, le premier flic de France a pris part à un échange avec une quarantaine d’agents de la police municipale raphaëloise. Au menu, des questions sur les aménagements et évolutions liés à la proposition de loi et sa révision portant sur les prérogatives de la PM et leurs évolutions futures. 

Si Gérald Darmanin a su manier l’humour parfois, il a su répondre clairement aux interrogations des policiers, notamment en ce qui concerne les questions de juridiction et de capacités d’actions, soulignant notamment que pour certaines évolutions de leurs prérogatives, cela les sortirait de l’autorité du maire et qu’il serait alors « obligatoire de (vous) placer sous l’autorité du procureur de la République ».

Evolution des interventions

Parmi les interrogations, l’une d’elles portait sur la capacité des policiers municipaux à pouvoir, ou non, aller au-delà de la frontière de leur ville pour continuer une intervention ou porter assistance à des collègues, notamment dans le cadre de villes frontalières, comme peuvent l’être, par exemple, Fréjus et Saint-Raphaël. Ce à quoi Gérald Darmanin a répondu qu’il était désormais possible que les villes signent des conventions entre elles pour que ce soit effectif, mais que cela relevait de la volonté et de l’autorité des édiles.

S’il a réaffirmé tout son soutien aux polices municipales de France, l’ancien maire de Tourcoing a aussi profité de sa venue pour annoncer qu’à compter de la rentrée prochaine, soit en janvier 2022, « dix fonctionnaires de police supplémentaires seront affectés à la circonscription de Fréjus / Saint-Raphaël« .

De quoi étoffer des effectifs et renforcer une présence policière en hausse depuis quelques mois, avec, du côté des municipaux, des recrutements également en cours côté raphaëlois, où le nombre de policiers doit être de 70 en fin d’année avant de passer à 78 fin 2022.

A retrouver dans notre prochaine édition (L’horizon numéro 21), un article complet sur le déplacement de Gérald Darmanin à Saint-Raphaël.

Texte et photos : Romain Chardan