Océane Frappa regarde vers la Corse

océane frappa natation traversée corse

Partie pour traverser la Manche durant l’été, Océane Frappa va finalement nager jusqu’en Corse. Un nouveau défi un peu fou pour la tête d’affiche du Team Frappadingue.

 

A croire que l’appétit vient en mangeant. Et la faim de records et de défis va aussi en ce sens. Il suffit de jeter un œil du côté d’Océane Frappa pour s’en rendre compte. Car la Roquebrunoise a décidé de changer de mer pour son prochain défi. Exit la Manche, bonjour la Méditerranée. Et direction l’île de Beauté.

« Il y a des incertitudes liées à la situation sanitaire et on ne pouvait pas se permettre de voir les choses décalées au dernier moment. J’ai toujours eu un lien particulier avec la Corse, j’y suis allée tous les étés dans mon enfance, une partie de ma famille vient de là-bas, j’ai donc décidé de rallier la Corse à la nage« , confie la jeune fille, qui n’a pas froid aux yeux.

Si le sens de la traversée doit encore être défini, de même que la période exacte (elle nagera en septembre pour ce nouveau record), Océane aura tout de même un sacré défi à relever avec 180 km à parcourir d’une traite. Mais pas de quoi lui faire peur. Que ce soit la distance, ou la nage nocturne.

« Lorsque j’allais en Corse en bateau, je me suis souvent dit, ‘pourquoi pas le faire à la nage un jour’. Après le Dramon-Saint-Tropez, j’étais fatiguée, bien sûr, mais j’aurais pu continuer. Quand on voit des gens faire le GR20 d’une traite, des marathons et autre, si eux y arrivent, pourquoi pas moi ? Je pense que tout est possible si le mental prend le dessus. Et l’idée de nager de nuit me motive encore plus. J’ai l’impression que plus c’est dur, plus ça me donne envie d’y arriver« , glisse celle qui est aussi licenciée à l’AMSLF natation.

Préparation et aide des dauphins

Si la Manche représente « l’Everest des nageurs », on se demande bien comment peut être vue celle de la Méditerranée entre le rivage varois et la Corse. En tout cas, la problématique du froid s’est éliminée d’elle même, comme l’explique Océane, dont la préparation va forcément évoluer.

« Je vais notamment m’entraîner à nager de nuit, du coucher au lever du soleil. Sinon, au quotidien, j’ai un entraînement d’une heure et demie tous les matins et l’après-midi je vais nager en mer. Il y a un peu de musculation entre temps, ainsi que des soins« , détaille la jeune fille, dont les journées passent assez vite.

Un entraînement devant l’aider à réaliser ce pari un peu fou qui la verra nager entre « 36 et 48 heures« , d’une traite, avec des points ravitaillement tout au long de son périple maritime. « J’ai nagé avec les requins à la Réunion, j’espère croiser quelques dauphins pour qu’ils fassent un bout de chemin avec moi », glisse, confiante, Océane. C’est tout ce qu’on lui souhaite. 

 

Par Romain Chardan – Photos : Team Frappadingue.

L’office du tourisme de Fréjus dévoile son plan d’actions

office du tourisme fréjus été 2021

S’engager pour les professionnels. C’est ce qu’a souhaité faire l’office du tourisme de Fréjus via un plan d’actions visant à mettre en avant le tourisme local. 

 

La saison approche et même si elle reste encore brumeuse alors que le gouvernement n’a toujours pas annoncé son plan d’action pour un retour à la normale, la ville de Fréjus et son office du tourisme ont d’ores-et-déjà planché en vue de cet été. Et l’on peut dire que les équipes de l’ODT et de la ville n’ont pas hésité à voir les choses en grand, dans un but simple : soutenir les professionnels du secteur du tourisme. Pour ce faire, spots publicitaires, blogueur et plans de communications sont au programme.

Un blogueur pour faire visiter la ville

Le secteur hôtelier est bien entendu l’un des axes majeurs de ce plan d’actions. Un spot publicitaire de 15 secondes a été réalisé pour promouvoir les hôtels fréjusiens et sera diffusé sur “My TF1”, le replay de la chaîne leader en France (avec plus de 25 millions de téléspectateurs par jour).

Cette semaine, la ville a également accueilli le blogueur Bruno Maltor, célèbre voyageur partageant ses aventures sur les réseaux sociaux. Il est suivi par presque 340 000 abonnés sur Instagram ! A Fréjus, il effectue un road trip filmé ainsi qu’une campagne digitale pour la ville, qu’il publie sur ses réseaux sociaux. De quoi susciter quelques envies à toute la communauté du jeune homme et surfer ainsi sur ces VRP de luxe auprès d’un public plus jeune. 

Un dépliant “2 semaines chrono à Fréjus” proposera d’ailleurs des visites à faire sur deux semaines pour découvrir Fréjus et ses alentours. Il sera édité en 20 000 exemplaires et diffusé sur les sites d’hébergement. Sur le site de l’Office du Tourisme de Fréjus, une page sera consacrée à la promotion de ces offres d’hébergement.  Pour les restaurants, un clip de promotion sera partagé sur les réseaux sociaux de l’Office du Tourisme et de la ville, accompagné d’une campagne digitale et d’affichage. 20 000 exemplaires d’un dépliant valorisent notamment la gastronomie provençale.

Pour le grand public et les prestataires de loisirs

L’Office du tourisme aménage son hall d’accueil pour “informer, rassurer, séduire”. A travers un plan de communication varié appelé “Chez nous, c’est chez vous”,  l’OT souhaite promouvoir l’éco-citoyenneté sur son territoire. La ville souhaite aussi intégrer le réseau national “des villes impériales”. Ce réseau promeut la dimension historique et touristique du patrimoine lié au Premier et Second Empire. Fréjus est également candidate pour être nommée “Terre de jeux 2024” et “Terre d’accueil”, en vue des Jeux Olympiques, pour les disciplines suivantes: tennis, tennis fauteuil, VTT, tennis de table, cyclisme sur route et voile.

En attendant, la ville développe sa filière “Fréjus, destination 100% sport”. L’OT continue de valoriser l‘ensemble des prestataires de loisirs, avec photos et vidéos des rencontres de prestataires sur le terrain. Un clip de promotion “Fréjus destination nautique” a aussi été tourné en 2020. Il est visible iciEnfin, la ville participe au projet “Phoenix: reborn from fire”. Ce sont les représentants de la société ELECTRO SURF, basée à Port-Fréjus, qui vont rallier Calvi (Corse) à Fréjus en Efoil, un foil électrique. Une traversée de plus de 180 kilomètres, avec ce système d’aile, qui établirait un nouveau record du monde. 

 

Par Thomas Lajous – Photo : Thomas Morganti.

 

Plantez, roulez

bourse au permis fréjus étangs de villepey

Dans le cadre de la « Bourse au permis », une vingtaine de jeunes fréjusiens ont rallié les Étangs de Villepey pour venir en aide aux équipes des gardes du littoral sur les chantiers de restauration. L’opération a débuté hier et se poursuivra jusqu’au 23 avril 2021.

 

Le permis de conduire est non seulement difficile à obtenir mais est aussi un budget important dans la vie des jeunes. Deux semaines de travail pour empocher une petite dotation offerte par la ville de Fréjus (300 euros), c’est l’objectif pour ces jeunes. Une rétribution passant par des travaux manuels au service de la municipalité et de la communauté d’agglomération. Depuis le début de la semaine, et jusqu’au 23 avril, la vingtaine de futurs conducteurs choisis par la ville ont ainsi rejoint les gardes du littoral afin de les assister dans leurs travaux.

Le but : œuvrer pour la préservation de la flore et du littoral. 

 

bourse au permis fréjus étangs de villepey

271 hectares à protéger de l’homme, pour le bien de tous

Par groupe de quatre, les jeunes candidats posent depuis mardi des ganivelles, sorte de clôture en bois permettant au sable provenant de la mer de stagner et ainsi former des dunes essentielles pour la prospérité des espèces du littorales inféodées au zone sableuse comme la lys de mer.

David Heritier, garde du littoral et gestionnaire du site : « Nous sommes en train de mettre en place des ganivelles sur un secteur où il n’y en avait pas, et nous en retirons d’autres sur le front de mer pour accompagner le déplacement du cordon dunaire. Lorsqu’il y a du vent, le sable se déplace et par les mouvements de la mer, et nous avons pris conscience que le cordon dunaire n’est plus à sa place. »

bourse au permis fréjus étangs de villepey

Afin de redonner de la dynamique au cordon dunaire, les équipes procèdent au remplacement des ganivelles afin de ne pas bloquer le sable, « et au cours des prochaines années, « nous pourrons constater un déplacement du cordon dunaire vers l’arrière et les plantes du front de mer, propres au domaine maritime, vont coloniser les nouvelles dunes. » L’action des ganivelles est annuelle avec une forte activité au printemps et en automne.

 

bourse au permis fréjus étangs de villepey

 

« C’est une action qui est assez démonstrative d’une intervention sur le milieu et d’une action bénéfique que l’Homme fait pour son environnement« . Avec eux, les jeunes apprennent, travaillent et se sensibilisent à l’environnement sur ce site de 271 hectares.

 

bourse au permis fréjus étangs de villepey

 

« C’est un ami qui a participé à l’opération l’an dernier et m’a parlé de l’action en janvier dernier. On nous a expliqué pourquoi nous installons les ganivelles et on a la chance d’utiliser des outils qu’on n’a pas la possibilité de manier au quotidien. Ça nous permet aussi de mieux comprendre la nature et de découvrir de nouvelles choses. Ça ne nous dérangerait pas après l’opération de revenir aider les gardes du littoral car c’est une action qui nous plaît« . D’autant qu’avec le permis, il leur sera encore plus simple de revenir.

bourse au permis fréjus étangs de villepey

Par Ibrahim Berbar – Photos : Thomas Morganti. 

 

Un budget prudent et ambitieux pour Le Muy

budget le muy conseil municipal

“Rigoureux, prudent et ambitieux” : voilà les trois mots-clés attribués par la majorité municipale du maire Liliane Boyer à son budget pour l’année 2021 lors du conseil municipal du 14 avril. 

 

Clair, net et précis. Voilà comment pourrait se résumer le conseil municipal du Muy de ce 14 avril. Dans une ambiance studieuse au sein de la salle de l’amicale, Romain Vacquier, premier adjoint délégué aux Finances, a présenté le budget 2021 dans les détails, sans jamais être interrompu par les autres élus. Après une explication claire, la ville a annoncé une enveloppe de plus de 20 millions d’euros pour l’exercice 2021, dont 9.56M € pour le fonctionnement et des investissements à hauteur de 11M€. De quoi permettre à la municipalité de sortir de l’année en positif. 

Des investissements fonciers

Tandis que le budget de fonctionnement et les recettes restent presque identiques à l’an dernier, la ville du Muy a présenté les principaux projets d’investissements de l’année : Ilôt Saint-Joseph (3 500 000€), acquisition de deux maisons en zone rouge du PPRI (574 000€), fin des travaux du Moulin de la Tour (320 000€), travaux de voirie (marché voirie, marché éclairage public, fin de Beauregard – 820 000€), travaux dans les groupes scolaires (420 000€). C’est dans ce cadre que toutes les motions ont été votées à la majorité. Seule l’opposition a voté contre, jugeant les projets d’investissements pas assez ambitieux ou sans retour économique pour les Muyois.

« Nous restons rigoureux »

En fin de séance, Romain Vacquier, premier adjoint délégué aux Finances et au Développement Économique, est revenu en détails sur ce budget : “ C’est ma deuxième présentation de budget pour la ville du Muy. En 2020, nous avions eu des recettes exceptionnelles liées aux transferts obligatoires à l’agglomération, de l’eau et de l’assainissement. Pour 2021, nous restons rigoureux sur le fonctionnement, ce qui nous permet de dégager des marges de manœuvre importantes pour l’investissement. Historiquement, depuis que Liliane Boyer est aux commandes, nous sommes une commune qui investit massivement et largement plus que notre strate.

Sur 2021, il y a une projection d’investissement de l’ordre de 6 millions d’euros avec un projet phare, qui est l’îlot Saint-Joseph. Ce sont des travaux au niveau de l’école du centre-ville. Il y a un immeuble avec des logements sociaux à partir du premier étage, et au rez-de-chaussée, des bâtiments communaux dont trois salles de classes, une salle municipale culturelle, une nouvelle cantine, un préau d’activité pour l’école. Nous avons fait l’achat des locaux en début d’année et les travaux en ce moment pour que ce soit opérationnel dès septembre”.

Concernant la crise COVID, le premier adjoint a pu constater que “cela n’a pas été la catastrophe annoncée dans l’ensemble des communes françaises. Lorsque l’on regarde les comptes administratifs des communes, 2020 s’est plutôt bien passée. Certes il y a eu des dépenses liées au COVID, mais il y a eu aussi des économies notamment au niveau des festivités. Les deux colonnes s’équilibrent et finalement nous avons un niveau de dépense équivalent”.

Le mot de Liliane Boyer, maire du Muy :On n’a pas eu peur d’investir, de réaliser des projets ou d’aller chercher des subventions. Le programme du centre-ville a été jugé élogieux par la DPVA. Notre premier programme a été réalisé à 70%, le second à 90% et j’espère que celui-ci arrivera au bout. Cela ne gênait personne que la cantine et la salle des fêtes soient vétustes. Nous avons réalisé une nouvelle cantine, une salle des fêtes qui sera bénéfique à l’ensemble des Muyois, mais aussi un programme de 50 logements sociaux ou une nouvelle cour de récréation. Je ne peux que me réjouir du budget, de mon équipe qui fait toujours attention au moindre euro dépensé. »

Par Ibrahim Berbar – Photo : Ibrahim Berbar.

Pôle Emploi recherche des saisonniers !

pôle emploi saisonnier

En partenariat avec la CAVEM, Pôle Emploi lance son opération emplois saisonniers 2021. L’occasion pour les personnes en recherche de poste d’en retrouver un rapidement.

 

Hôtellerie, restauration, commerce, animation ou service sont autant de domaines professionnels propre à la région en recherche de saisonniers. En partenariat avec la Communauté d’Agglomération Var-Estérel Méditerranée (CAVEM) et son service Emploi Formation, Pôle Emploi invite ses volontaires à postuler directement en ligne, sur leur site internet.

Le service Emploi Formation

Cette opération n’est pas la première pour la Cavem, dont la création de ce service destiné à l’aide à l’emploi remonte à 2019. Avec des partenaires tels que pôle emploi ou la mission locale de l’Est-Var, « il partage l’information, échange sur les enjeux qui en découlent, imagine et réalise des actions ambitieuses et innovantes ». Mais attention, à l’inverse de pôle emploi, il ne reçoit et n’accompagne pas les personnes en recherche de jobs.

 

Par Thomas Lajous – Photo : affiche opération emploi saisonnier. 

Liliane Boyer : « Les familles ont besoin d’un peu de vie »

Liliane Boyer Maire Le Muy parc

Ce lundi 12 avril a été marqué par l’ouverture du nouveau parc de loisirs en plein centre-ville du Muy. Rencontrée il y a quelques jours, la maire de la ville, Liliane Boyer, souligne ainsi une nouvelle étape franchie dans la requalification du centre-ville.

 

Pourquoi avoir voulu créer ce parc ?

Le parc de loisirs est un endroit magique en plein centre-ville. Nous aurons plus d’un hectare et demi dédié à la population. Nous avons fait l’acquisition de toutes les parcelles qui nous manquaient et nous avons réalisé un aménagement que je trouve superbe : des jeux pour enfants, des parcours pour les trottinettes et les rollers, etc. C’est un endroit où il fera bon vivre car magique, ombragé, traversé par le canal et la petite Nartuby. Il me semblait important d’implanter un parc de ce genre dans le centre-ville. 

Son arrivée a-t-elle été bien accueillie ?

Il nous a bien été reproché de dépenser un peu d’argent, mais je pense que c’est une bonne chose pour le bien-être de tous. Espérons que tout le monde soit au rendez-vous et qu’il n’y aura pas trop d’incivilités. A ce propos, un gardien va être recruté pour assurer la surveillance. Le parc fermera à 19 heures et sera ouvert dès 10 heures le matin. 

Qu’est-ce que ce parc va apporter à la population ?

Il participe à la requalification du centre-ville, qui est d’ailleurs souvent décrié. Quand vous avez un parc et un parking, de pratiquement deux hectares en plein centre-ville, c’est un atout pour le bien-être de tous. Que ce soit pour les vacanciers ou les personnes qui fréquentent le marché. Avec le covid et les mesures gouvernementales, nous ne pourrons pas faire d’inauguration dans l’immédiat, mais nous pensons que les familles bloquées dans des appartements ont aussi besoin d’un peu de vie. Notamment pour celles parfois confinées avec des enfants dans des logements trop exigus. 

A propos des enfants, vous avez récemment mené une campagne de tests salivaires. Quel bilan en tirez-vous ?

Nous avons effectué ces tests dans les deux écoles primaires (Robert Aymard et La Peyrouas) et sur ces deux établissements, un seul élève s’est révélé positif. Il n’y avait pas de danger, et depuis les écoles ont été fermées. 

Vous avez évoqué les incivilités par rapport au parc. Vous avez récemment investi en ce sens. La délinquance touche-t-elle fortement Le Muy ?

Il y a 46 caméras installées au centre de vision qui est géré par la police municipale et les appareils photographiques sont mis en place pour les incivilités, les dépôts d’ordures. Et comme la DPVA (Dracénie Provence Verdon Agglomération) ne pouvait pas les acheter, la ville en a fait l’acquisition. Nous avons investi dans des appareils plus performants, et nous sommes dans les communes ayant dressé le plus de procès verbaux.Concernant la délinquance, elle fait partie de notre quotidien même si certains ne veulent pas la voir. Je n’incrimine personne, ils sont quelques jeunes à se faire remarquer. Parfois, nous faisons un rappel à l’ordre aux parents. 

Comme à Puget-sur-Argens, la déchèterie du Muy a connu des problèmes de sécurité. Qu’est-ce qui a été fait pour pouvoir rouvrir en sécurité ?

Je me suis rapproché de la DPVA qui gère la déchèterie car cela fait partie des charges transférées. Il y a des roms qui se sont installés de façon illégale et le propriétaire a lancé des procédures. Toutes les nuits, ces personnes visitaient la déchèterie. Nous avons donc enlevé les ferrailles et tout ce qui pouvait leur être agréable à recycler, et nous avons réouvert pour ramasser les feuillus et tout ce qui se taille actuellement.

 

Propos recueillis par Ibrahim Berbar – Photo : Ville du Muy.

La Cavem au cœur des préoccupations

cavem fréjus ecaa conseil municipal

Lors du conseil municipal du 13 avril, les élus d’opposition à Fréjus ont passé de longues minutes sur les deux premiers points de l’ordre du jour concernant des transferts de compétences à la Cavem.

 

A croire qu’appartenir à une communauté d’agglomération peut parfois faire peur. Ou, a minima, faire naître quelques craintes. C’est en tout cas ce qui ressort du conseil municipal de Fréjus du 13 avril. Alors que les deux premières délibérations (approbation d’un transfert de compétences et de la modification des statuts de la Cavem) pouvaient paraître anodines, elles ont suscité de longs débats. Regrouper les transferts de compétences sur le futur centre intercommunal d’actions sociales et la mise en place de bornes de recharge n’a pas été du goût de tout le monde. Mais c’est surtout le premier point qui a été sujet à débats. 

Le CIAS en question

Emmanuel Bonnemain, s’il ne souhaitait pas voter contre, a souligné que le dossier présenté était « incomplet et plusieurs questions méritent d’être posées« , a-t-il asséné avant d’enchaîner, « nous ne trouvons pas les réponses à ces questions dans le rapport que vous nous proposez. » Angélique Fernandes a regretté que l’ensemble des compétences ne soient pas transférées à la Cavem, rappelant que sous ce format, cela ajoutait « une couche au millefeuille administratif en maintenant les compétences des communes et en repoussant la présentation du contenu » et a été rejointe sur ce point par Richard Sert.

Si Annie Soler, membre du groupe d’Emmanuel Bonnemain, a apporté des éléments de réponses plus précis, David Rachline, le maire de Fréjus, n’a pas manqué de souligner le but du vote du jour. « On acte aujourd’hui le principe du transfert et lorsque l’ensemble des communes auront validé ce transfert, nous aurons deux ans pour nous prononcer sur le contenu de ce centre intercommunal. A charge pour nous de travailler sur le contenu de ce centre. La politique sociale n’a pas de frontière communale. » 

Perte d’identité

Le vote concernant la modification des statuts de la Cavem, et notamment son changement de nom, ont également été sujets à débats. Si Emmanuel Bonnemain a souhaité connaître le coût du changement de nom et regretté le manque de démocratie quant à son choix, Richard Sert a de son côté regretté le choix du nom, selon « très mal choisi« . Le plus disert sur la question a été Jean-Luc Épuron, lequel a pointé la perte d’identité liée à la nouvelle nomenclature et le risque d’absorption par les voisins maralpins.

« Il nous est demandé d’accepter que l’appellation ECAA se substitue à la CAVEM. Où est située notre communauté d’agglomération ? Dans l’Est Var, un espace privilégié dont la position géographique centrale lui permet de bénéficier de divers points d’attractivités économiques que sont Toulon, Cannes, Grasse, Sophia et Antibes et qui ne saurait donc être traité sans dommage comme une simple réserve foncière pour la métropole de Nice. Un territoire remarquable dont la vocation finale ne doit pas être rattachée à l’espace azuréen. »

Ce à quoi David Rachline a tenu à répondre, ce qui n’a pas toujours été le cas lors de ce conseil, afin de rassurer son opposant. « Je crois que c’est l’exact inverse que nous sommes en train de vous proposer. La commune seule ne fera pas le poids face aux métropoles et c’est en donnant de la force à notre communauté d’agglo que nous pourrons investir davantage, et résister à la force d’attraction d’un certain nombre de métropoles et en restant fidèle à notre département du Var. » Une réponse en écho à ce qu’il avait formulé quelques minutes plus tôt, alors qu’il répondait sur le point précédent. « Nous sommes la Cavem, Fréjus est la Cavem, ses élus sont la Cavem. »

Et ce qu’elle semble s’appeler Cavem ou ECAA. 

Résolutions sur les mois à venir

Outre ces deux délibérations, le conseil municipal de Fréjus a également entériné quelques points importants pour l’année à venir et les prochaines. Outre le vote de 245 000 euros destinés à la surveillance des plages (pour 8 postes de secours et 20 personnels), et celui de subventions destinées à alimenter les projets liés au contrat de ville (240 000 euros, dont 124 000 à la charge de l’état, 68 500 pour la Cavem et 47 500 pour Fréjus pour 25 projets dont 14 sont soutenus directement par la ville), ainsi qu’une indemnisation à destination des agents œuvrant au centre de vaccination intercommunal, la ville entreprend le ravalement des façades du centre ville.

C’est dans ce but, et pour inciter les propriétaires à prendre part à ce programme, que la ville a décidé la mise en place d’aides (30% de la dépense avec un plafond de 3000€ par façade pour les enduits industriels, peintures minérales et nettoyage des façades et 40% de la dépense avec un plafond de 3000€ par façade pour les enduits traditionnels à la chaux). Une campagne représentant 150 000 euros par an pour la ville et qui se déroulera sur les 5 années à venir selon différentes phases. La première débutera en septembre, durera deux ans, sur les rues Jean Jaurès et De Gaulle.

Parmi les nombreuses délibérations culturelles, on notera également la création du premier festival de jazz de Fréjus qui devrait se tenir les 13 et 14 août prochains et l’association Dom’Jazz aura la charge de l’organisation.

 

Par : Romain Chardan / Photo : capture d’écran Youtube.

Le patrimoine local s’adapte à la Covid-19

conférences fréjus patrimoine piraterie

Suite aux décisions gouvernementales, la ville de Fréjus annonce l’annulation des activités ArchiMômes. Les conférences du patrimoine, elles, continuent.

 

Les enfants découvriront l’archéologie ultérieurement. Les ateliers ArchiMômes avaient repris aux vacances de la Toussaint, mais ne verront pas le jour ce mois-ci, la faute aux restrictions sanitaires en vigueur. Ce sont des ateliers mis en place par la ville pendant les vacances, pour les enfants de 6 à 12 ans, permettant de leur faire découvrir l’histoire fréjusienne et l’architecture de façon ludique. En octobre dernier, le premier étage du Casino de jeux de Port-Fréjus avait accueilli les jeunes intéressés.   

La piraterie dans l’Antiquité

Tous les troisièmes mardi du mois, les conférences du patrimoine ont lieu. Mardi 20 avril, à partir de 18h, une visio-conférence sur la piraterie dans l’Antiquité sera animée par Pierre-Hubert Pernini, Doctorant contractuel en Histoire ancienne et Archéologie à l’Université de Corse. Il expliquera l’évolution des pirates tout au long du 1er millénaire, par rapport au développement des puissances méditerranéennes.

Une visio-conférence gratuite et en direct à découvrir ICI, avec le code d’accès suivant: 602-480-941.

 

Par Thomas Lajous – Photo : Affiche conférence.

VTT BMX : en route pour le stage !

VTT BMX Vélo AMSLF Fréjus stage

Du lundi 12 au vendredi 16 avril, l’AMSL Fréjus VTT BMX organise un stage pour les vacances de printemps. Dans le respect des règles en vigueur, et l’application des décisions sanitaires.

 

“C’est un encadrant pour six enfants” précise Giacomo Basile, l’un des deux formateurs du stage. Avec les règles mises en place, seulement douze licenciés peuvent participer à cette semaine de perfectionnement. “Lorsqu’on accueille les jeunes, c’est deux mètres de distance entre eux, avec le masque obligatoire”, explique-t-il. Un stage singulier attend donc

les vététistes, puisqu’il se déroule à leur base d’entraînement : la vieille bergerie, dans le quartier de la Tour De Mare. “Habituellement, on propose des lieux différents sur cinq jours. Au Massif de l’Esterel, au Massif des Maures… Là, on reste ici pour arranger la plupart des jeunes du groupe », assure l’encadrant.

Une deuxième semaine en suspens 

A compter de lundi, les plus grands ouvrent donc le bal chaque jour (de 9h30 à 12h), avant de laisser leur place aux plus jeunes l’après-midi (14h-16h). Et si rien n’a encore été confirmé, une deuxième semaine de stage pourrait voir le jour, selon Giacomo Basile. Elle serait alors destinée aux ados et aux “enduristes, compétiteurs et descendeurs”, où l’entraînement serait plus poussé. “On pourrait faire des journées de 9h30 à 16h”

« À peu près au même tarif” et toujours avec les mêmes règles sanitaires, les licenciés pourraient profiter de cette opportunité sous l’œil avisé de Cédric Ravanel, encadrant du club.

 

VTT BMX Vélo AMSLF Fréjus stage

 

Par Thomas Lajous – Photo : AMSLF.

Fabien Sgarra: « Conserver les liens »

Fabien Sgarra AMSLF Fréjus sport

Mercredi, le comité exécutif de l’AMSLF a accordé une aide financière de 30 euros à chacun de ses cotisants. Fabien Sgarra, le président de l’association, détaille cet engagement et se projette dans un futur proche.

 

 

« On a envoyé un chèque de 30 euros à 3000 cotisants de l’AMSLF » annonce Fabien Sgarra, le président du club omnisport fréjusien. Cette décision fait suite à une réflexion menée, depuis décembre, avec les différents présidents des sections sportives de l’association. Pour ce qu’ils appellent « plan d’accompagnement Covid », Fabien Sgarra et les présidents de section prennent en considération l’impact de la situation sanitaire sur l’activité des cotisants et réfléchissent en vue de trouver des solutions. Ce premier geste est un soutien « fort et symbolique » décrit-t-il.

Fabien Sgarra AMSLF Fréjus sport

« On ne sait pas quand cette crise sanitaire va se terminer. On a des sections qui peuvent continuer d’exercer en plein air, mais les sports de combat, la musculation ou la natation sont impactés. C’est certain que quand on paye et qu’on ne peut pas faire d’activité, on a de la frustration » explique le président. Une seconde indemnisation est d’ailleurs prévue d’ici la fin de saison, en fonction des différentes sections. La décision sera prise entre « fin mai et fin juin« , comme le souligne Fabien Sgarra. 

Une rentrée 2021-2022 à préparer

Si la réflexion est déjà engagée par rapport aux fins de saison à venir, le futur exercice est lui aussi dans les têtes du board de l’AMSLF. « Il y a un risque d’érosion des licences » avance le président. « Il y a une sorte de ras-le-bol. On peut comprendre que les personnes puissent être sensibles et craintives pour obtenir une licence en 2021-2022. On aura une discussion en interne sur la politique tarifaire. Aujourd’hui, tout est envisageable. On n’a pas de fil conducteur. Cela sera présenté à chaque section et au conseil d’administration en temps voulus ».

Fabien Sgarra AMSLF Fréjus sport

En attendant, l’AMSLF essaye de conserver ses liens avec les adhérents, et espère que les décisions sanitaires vont évoluer favorablement pour le monde sportif d’ici quelques semaines. « On espère que les sports en salle, les sports les plus impactés, pourront reprendre. Les nageurs attendent de retourner en bassin. Je tiens à saluer le travail mis en place par les directeurs de chaque section qui essayent de conserver le lien avec leurs adhérents. La gymnastique volontaire au parc de la Villa Aurélienne pour les seniors, la section fitness donne des cours en extérieur, tout comme la gymnastique, même si ce n’est pas l’idéal. Mais aussi le tennis de table. On se réinvente et on propose des choses pour conserver ce lien ».

Par Thomas Lajous – Photos : AMSLF.