La saison de la perf’

Après avoir réussi son exercice 2021-2022, l’AMSLF tennis de table souhaite encore monter de gamme. Pour cela, le club peut compter sur quelques recrues et une formation de qualité.

L’AMSLF Tennis de table affiche ses ambitions après un bilan plus que positif l’an dernier. Alors que la nouvelle saison a d’ores et déjà commencé, le club, par la voix de son président Éric Angles, semble bien déterminé à encore monter son niveau de jeu. «C’était une saison pleine l’année dernière. On avait ciblé des objectifs que l’on a atteints très largement, puisqu’on a monté deux équipes en N2, soit une de plus que prévu. On a également une équipe de jeunes en pré-nationale qui évolue bien et qu’on espère maintenir pour poursuivre ce travail de formation qui est un axe prioritaire pour performer au haut niveau». Car l’AMSLF tennis de table peut compter sur un vivier de talents, avec des jeunes joueurs référencés sur l’élite régionale et même nationale. «Ils s’entraînent au club et au pôle. L’après Covid a été plutôt positif puisqu’on peut compter sur une trentaine de joueurs, encadrés par Théo Fenocchio, avec lesquels on peut travailler sur l’avenir», ajoute-t-il. La formation fait partie d’un prévisionnel sportif ambitieux construit sur quatre ans, tout comme le recrutement…

 

LA SUITE DE L’ARTICLE EST À RETROUVER DANS L’ÉDITION 77 DE L’HORIZON, EN KIOSQUE DEPUIS CE JEUDI 27 OCTOBRE.

 

Thomas Lajous – Photo : T.L.

Se réunir pour mieux prévenir

La semaine dernière, dirigeants et responsables d’établissements scolaires se sont retrouvés à la Villa Aurélienne le temps d’une réunion organisée par le Conseil Local de Sécurité Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation (CLSPD-R) de Fréjus.

C’est une réunion qui devient une habitude au fil des ans. Quelques semaines après la rentrée scolaire, directeurs, proviseurs ou principaux d’établissements se réunissent autour d’une table à laquelle sont assis avec eux des élus, des représentants du tribunal de Draguignan, de l’Éducation nationale, de l’agglomération ou de divers espaces d’animations sociales. Aux manettes de la matinée, Cédrick Humbert, adjoint à la sécurité de la cité antique et Valérie Dujardin, coordinatrice CLSPD-R de Fréjus. Autour d’eux, une trentaine de personnes, parmi lesquelles le commissaire Nicolas Caravokiros, la substitut du procureur, un représentant de la police municipale, plusieurs élus et les responsables d’établissements scolaires fréjusiens (dont les collèges Léotard et Villeneuve ou encore les lycées Gallieni et Camus) ou encore des pôles sociaux de la ville. PRÉVENIR POUR MIEUX GUÉRIR Cette réunion a un objectif simple : recueillir les retours des établissements scolaires un mois après la rentrée afin d’analyser les faits, voir les signes avant-coureurs et ainsi permettre d’adapter les actions à mener tout en réussissant à anticiper les problèmes qui pourraient se poser au cours des mois à venir…

 

LA SUITE DE L’ARTICLE EST À RETROUVER DANS L’ÉDITION 77 DE L’HORIZON EN KIOSQUE DEPUIS CE JEUDI 27 OCTOBRE.

 

Romain Chardan | Photo: R.C.

Halloween 2022 à l’Estérel Arena

Ne cherchez plus où fêter Halloween le soir du 31 octobre. En attendant l’été présente Halloween 2022 à l’Estérel Arena de Saint-Raphaël, pour une soirée DJ Halloween !

 

Si fêter Halloween un lundi soir pourrait paraître compliqué, la soirée est pourtant toute trouvée. Pour l’occasion, les 800 m² de l’Estérel Arena se griment aux couleurs de l’événement, avec des bars Halloween, des food trucks, des performers, DJ Set Provi + Grill et un live de Sandy Sax. Le rendez-vous est donné à 20h, où sont attendus vos meilleurs déguisements, jusqu’à 1h du matin ! Le meilleur déguisement sera d’ailleurs récompensé d’un cadeau surprise ! Et pour ceux n’ayant pas encore trouvé le leur, En attendant l’été vous fait part de 15% de remise dans le magasin l’Ile Aux Cotillons, sur présentation du billet ci-dessous.

 

Les préventes sont disponibles en ligne, au prix de 15,99 euros sur https://my.weezevent.com/halloween-2022-1, avec l’entrée et la consommation incluses. Les places seront disponibles sur place à 21 euros, où les mineurs devront être accompagnés d’un responsable légal.

 

Infos et réservations VIP au 07 83 47 15 33

 

Thomas Lajous / Photos : En Attendant l’été

Sunshinee : la vie en couleurs

Pour sa seconde édition de l’exposition Jeune Talent, l’Espace Jeunesse de Saint-Raphaël a choisi de mettre en lumière les œuvres de Sunshinee, jeune lycéenne de terminale du lycée Saint-Exupéry, jusqu’au 16 novembre.

Sunshinee a été choisie parmi quatre candidats. «Ce qui m’a plu, c’est tout ce qui concerne le pop art. Il y avait une démarche artistique cohérente et par rapport à son âge, il fallait mettre son travail en valeur, notamment pour qu’elle creuse encore à ce niveau-là», se réjouit Frédérique Winum, de l’Espace Jeunesse. Sarra Mansouri, appelée Sunshinee, est une jeune fille pétillante. Elle a justement choisi son nom d’artiste pour l’optimisme, le sourire, la gentillesse et la bonne humeur que lui remarquent ses proches. Elle, «qui n’arrive pas à s’énerver», a aussi choisi son nom en référence à son groupe préféré, influent dans le monde de la K-pop, SHINee. De quoi voir la vie en couleur à l’Espace Jeunesse.

Que présentez-vous ici ?

Ce sont six projets sur le thème des années 80-90 et le pop art. Je mets en valeur les influences musicales de ces années-là, d’une période que j’admire beaucoup. Il y a des représentations de ce qui a marqué la pop culture, comme Michael Jackson ou Wonder Woman. Il y avait une diversité musicale incroyable, de la créativité, notamment dans la mode. C’est une période où il y avait beaucoup plus de vie, sans réseaux sociaux…

 

À RETROUVER DANS LE NUMÉRO 77 DE L’HORIZON, UNE INTERVIEW DE SUNSHINEE. EN KIOSQUES DEPUIS CE JEUDI 27 OCTOBRE. 

 

Thomas Lajous – Photo : T.L.

L’art de vivre chez les jeunes

L’art est aujourd’hui omniprésent. Il a su se développer, jusqu’à faire partie de l’éducation des plus petits. S’il se décline sous plusieurs formes, on lui attribue de nombreux bienfaits. Alors, quelle est la place de l’art chez les jeunes ?

Selon certains spécialistes, la naissance de l’art correspondrait à l’arrivée des premiers hommes modernes, il y a 35 à 40 000 ans, laissant la trace de leur passage dans les grottes. Mais peut-on vraiment dater l’apparition de l’art, alors qu’il se trouve partout et nous accompagne sans même que l’on ne le remarque. Tous les Hommes évoluent avec, là où certains y sont plus sensibles que d’autres. Il jouit d’une telle importance qu’il joue un rôle majeur dans le développement d’un enfant. Là où l’art évolue avec son temps, il est également appréhendé de plus en plus tôt. Gravures, tableaux, graffitis, il se retrouve aujourd’hui sur les réseaux sociaux et TikTok, où les jeunes se doivent de faire preuve de créativité, usant de plusieurs types d’art, cela pour obtenir la reconnaissance d’autrui. «On ne peut plus se limiter simplement à l’apprentissage de la musique. Aujourd’hui, les jeunes sont créatifs et créateurs bien avant nous, ils sont très inspirés par la vie culturelle qui nous entoure, que ce soit pour la création de vidéos ou de sons… On ne peut plus imaginer une école de musique qui n’intègre pas les croisements que sont la danse, le théâtre ou le cirque», explique Geneviève Gaussen, nouvelle directrice du conservatoire de Saint-Raphaël et arrivée en poste en septembre dernier. L’établissement artistique souhaite capter les jeunes en menant une nouvelle politique, tout en profitant d’une commune «portant la culture, ayant une programmation riche», et en travaillant notamment avec les acteurs locaux. «Il faut aussi sortir du conservatoire, donner des concerts au musée archéologique, aller au Forum, pour que les élèves deviennent acteurs de la musique et de la culture de leur territoire. Nous souhaitons renverser l’offre et la demande», ajoute-t-elle.

La stratégie du conservatoire

Et pour que l’enfant devienne un véritable acteur de ce monde-là, toute une politique est menée, avec en point d’orgue, la pratique collective au centre du projet de formation. À leur entrée au conservatoire, les jolies petites têtes blondes sont immédiatement mises en situation de pratique, et ce, en groupe. «Un débutant va entrer au conservatoire dans un système qui s’appelle le parcours de découverte instrumentale. Je souhaite qu’il découvre un instrument par la pratique et de façon collective. Même s’il n’a aucune expérience. Il pourra en essayer plusieurs, jusqu’à en choisir un en conscience, où des jeux d’improvisation les feront jouer avec les autres, jusqu’à ce qu’ils se produisent ensemble. Ils vont vivre la musique avant même d’avoir appris un instrument», précise la directrice. Deux parcours différents sont proposés par la structure. «Cela va générer de la création musicale, il y aura de l’énergie, de la vie. L’important est que cela soit souple, mais en même temps très cadré, car il ne peut pas y avoir de la souplesse sans cadre». Cette vie musicale en groupe va développer chez tous les enfants le plaisir de jouer d’un instrument. L’exigence n’en est que bénéfique, selon Geneviève Gaussen :«L’exigence créée de l’émotion, elle sublime l’art. Elle est reliée à ce plaisir et à la reconnaissance d’avoir bien travaillé. Ces émotions sont omniprésentes et très importantes dans la pratique artistique. C’est souvent le premier lieu où on obéit à un chef. On doit aussi respecter l’autre. On ne peut pas tous jouer ensemble. On apprend à obéir à une consigne et on ne joue pas tout le temps ou trop fort. On gère les silences. Parfois, on doit attendre une demi-page avant de jouer sa note. Au-delà de l’émotion qui est vraiment motrice chez nous, on apprend les mécanismes en société». Si l’art permet de aussi de se libérer, intégrer un club, une école de musique, de théâtre ou de danse peut aussi aider au développement des jeunes…

 

RETROUVEZ LA SUITE DE NOTRE DOSSIER DE LA SEMAINE DANS LE NUMÉRO 77 EN KIOSQUE À PARTIR DE CE JEUDI 27 OCOTBRE.

 

Thomas Lajous – Photo : Pexels – Vanessa Loring

 

Cap Hermès : une nouvelle association de commerçants pour Fréjus

Lancée jeudi dernier, l’association Cap Hermès se veut fédératrice et entend regrouper le plus de commerçants possible. Son président, Arnaud Le Forestier, revient sur la mise en place de cette association et ses objectifs.

 

Ils sont venus nombreux jeudi dernier pour son lancement. Dans la Villa Aurélienne, commerçants et élus échangent autour de ce nouveau projet qui attise la curiosité. D’autant qu’elle était dans les cartons depuis longtemps. Elle, c’est l’association des commerçants de Fréjus. Celle de tous les commerçants, et elle se nomme Cap Hermès. Un projet qui se veut fédérateur, comme l’a souligné Arnaud Le Forestier, son président, et qui trouve son essence dans la crise Covid. « Le point de départ est venu de cette période Covid. Je suis restaurateur à Fréjus depuis plus de vingt ans. « Le point de départ est venu de cette période Covid. Je suis restaurateur à Fréjus depuis plus de vingt ans, et nous avons créé un collectif (SOS Non-essentiel), avec lequel nous avons mené quelques actions dont le point d’orgue a été une manifestation place Formigé, devant la mairie et nous avions été écoutés par rapport à une multitude de soucis rencontrés par les professionnels à cette époque. Tout est en fait parti de là et d’une discussion avec des collègues, la mairie et notamment monsieur le maire, avec l’idée de couvrir l’ensemble des professions commerçantes de Fréjus« , explique le président. Quelques mois plus tard, le bureau est constitué et Arnaud Le Forestier s’est naturellement proposé pour en prendre la tête. « J’ai pris la présidence parce que j’étais à l’initiative de ce mouvement. Cela a aussi semblé intéressant pour le maire qui a trouvé une bonne oreille pour échanger, tout comme moi. Beaucoup de gens veulent faire les choses, mais finalement, il y a peu de volontaires. Cela demande du temps et de l’implication. À la base, je ne suis pas d’ici, mais cela me permet aussi de rendre un peu de son hospitalité à Fréjus. »

 

Le bureau directeur de l’association entourant le maire, David Rachline
À découvrir dans le numéro 77 de L’horizon en kiosques dès ce jeudi 27 octobre, l’interview complète du président de Cap Hermès, Arnaud Le Forestier.

 

Romain Chardan – Photos : R.C.

UNE MAISON MÉDICALE POUR BIENTÔT

Après plusieurs mois de travaux à côté de la clinique Les Lauriers à Fréjus, une maison médicale Doc City va ouvrir début janvier. De quoi étoffer l’offre de santé sur le territoire, avec, notamment, l’arrivée potentielle de nouveaux médecins généralistes.

 

Le bâtiment de deux étages connaît ses dernières semaines de travaux. Deux niveaux qui seront dédiés à la consultation médicale au-dessus d’un parking de 80 places pour une maison médicale de 1 800 m² et dont l’ouverture est prévue pour janvier 2023 avec une première consultation envisagée dès le 9 janvier. «Nous avons eu une opportunité à Fréjus avec le rachat de ce terrain. Nous avons ensuite étudié la communauté médicale sur le territoire, la démographie, la façon dont les médecins étaient installés, pour voir ce que nous pouvions leur apporter, et nous avons décidé d’y aller», confie Xavier Boutin, PDG de Doc City et porteur du projet, à propos du choix de créer cet espace à Fréjus. Cette maison médicale marque une nouvelle avancée pour le projet Doc City, lequel se développe de plus en plus au niveau national. Et pour sa version fréjusienne, le contenu de cette maison est le fruit d’une consultation du milieu médical et de l’offre déjà présente. «C’est en discutant avec les médecins et professionnels de santé que nous avons pu identifier leurs besoins et attentes. Il y aura donc un plateau de sport santé, avec des médecins du sport, des kinés, il y aura également du dentaire, un laboratoire d’analyses avec un centre de prélèvements, de la cardiologie, de la chirurgie orthopédique, du digestif, de l’ORL et nous discutons avec des dermatologues. Il y aura aussi bien entendu des médecins généralistes et des discussions sont là aussi en cours, dont des généralistes venant d’autres régions», souligne Xavier Boutin. Une offre de soins pensée en amont et…

 

LA SUITE DE L’ARTICLE À RETROUVER DANS NOTRE ÉDITION 76, DISPONIBLE EN KIOSQUE DÈS CE VENDREDI 21 OCTOBRE.

 

Par Romain Chardan – Photo : Doc City.

Déserts médicaux : le territoire sur la mauvaise pente

Les déserts médicaux sont de plus en plus nombreux en France. Si la Région Sud n’est pas la plus mal dotée, le Var et l’Est-Var connaissent cependant de nombreuses tensions au niveau médical. Notre territoire n’est pas un désert médical, mais plusieurs zones pourraient le devenir au cours des prochaines années.

 

«Le prochain rendez-vous est dans trois semaines». «Désolé, le médecin ne prend plus de nouveaux patients». Des phrases que l’on entend trop souvent depuis de nombreuses semaines. Trouver un médecin aujourd’hui, ou un simple rendez-vous, peut parfois paraître plus complexe que de réaliser les douze travaux d’Hercule. Mais là, pas d’immortalité en jeu, simplement le besoin de se faire soigner. Qu’il s’agisse d’un généraliste ou d’un spécialiste (cela peut même être pire de ce côté-là), mieux vaut s’armer de patience et avoir un certain sens de la recherche sur Doctolib pour trouver un rendez-vous rapidement. De quoi se demander si notre territoire peut être considéré comme un désert médical. Car l’offre en la matière semble fondre comme neige au soleil à mesure que les médecins partent en retraite sans voir de remplaçants reprendre leur flambeau. Alors, désert médical ou pas ? Il suffit de jeter un œil à la définition pour avoir un début de réponse. «Un désert médical désigne une zone géographique dans laquelle il est très difficile, voire impossible, de se faire soigner par un professionnel de santé en raison de l’absence de médecins à proximité. Cette situation traduit une inégalité territoriale dans l’accès aux soins et peut s’avérer dangereuse pour la santé des populations locales», souligne l’État sur le site vie-publique.fr. Et d’après le docteur Gras, président de la CPTS Var Estérel Méditerranée (voir encadré), «non, on ne peut pas parler de désert médical, mais on va vers des difficultés très importantes à l’échelon 2025».

INDICATEURS INQUIÉTANTS

Il faut dire que les voyants sont loin d’être au vert. Malgré une densité de médecins généralistes importante au niveau de la Région, le Var et plus spécifiquement l’Est-Var se situent sous la moyenne nationale. Alors qu’elle est de 148,5 médecins pour 100 000 habitants, la moyenne est de 100,9 pour l’agglomération (Fréjus, Saint-Raphaël, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens et Les Adrets de l’Estérel). Surtout, entre 9 et 10% de la population du bassin fréjusien n’a pas de médecin traitant (12% pour le Var). «Nous sommes à 114 médecins généralistes sur l’agglomération, près de 50% ont plus de 60 ans et près de 20% ont plus de 65 ans. L’état des lieux est là. Il y a 113 000 habitants, ça fait un médecin pour mille habitants, ça paraît bien, mais il y a beaucoup de personnes vivant ici en résidence secondaire qui ne sont pas comptabilisées dans ces 113 000 habitants, donc l’incidence augmente», détaille le docteur Gras. Si le constat est alarmant sur le territoire, d’autant plus avec la perspective de retraites futures, notamment du côté de Puget-sur-Argens, c’est tout le Var qui est concerné, et surtout les communes reculées, plus rurales. «Tout le Var est concerné, parce qu’il y a des zones où ce sont des déserts médicaux, mais aussi des zones désertées par les services publics, notamment dans des endroits un peu reculés du centre Var et de l’arrière-pays. L’autre constat, c’est que la moitié des médecins ont plus de 60 ans et la moitié de ceux-là plus de 65», ajoute le docteur Le Gall, président du conseil de l’ordre des médecins du Var.

SATURATION DES CABINETS E T CHANGEMENT DE MENTALITÉ

Ce constat montre que la population des médecins tarde à se renouveler. Et ce manque de renouvellement trouve diverses explications. Outre la mise en place du numerus clausus il y a plusieurs années (il a été révoqué l’an dernier), l’évolution des mentalités joue aussi contre la médecine de ville…

 

LA SUITE DE L’ARTICLE À RETROUVER DANS NOTRE ÉDITION 76 EN KIOSQUE CE VENDREDI 21 OCTOBRE

 

Par Romain Chardan – Photo : Pexels – Karolina Grabowska.

Frédéric Masquelier : « Le coût est maîtrisé »

Frédéric Masquelier a répondu aux questions des médias à l’issue de la réunion publique concernant la future Promenade des Bains. L’occasion pour le maire de Saint-Raphaël d’apporter quelques informations supplémentaires et réaffirmer sa volonté de voir les administrés fréjusiens et raphaëlois se sentir concernés par ce projet.

 

Sur quoi le projet peut-il encore évoluer ?

Il faut présenter un projet déjà construit. Dans les grands axes, nous voulons un projet végétalisé, qui s’inscrive dans le cadre des modes doux, dans celui des transitions. Un projet avec davantage de sécurité, donc vous avez un certain nombre de grandes options qui me semblent avoir été très largement validées par une très grande majorité de nos concitoyens (en référence au sondage réalisé par l’Ifop et soulignant que les gens sont favorables au projet à hauteur de 84 %, ndlr). Lorsqu’on évoque ce qu’il reste à discuter, ce sont des arbitrages. Au plus vous approchez de commerces ou d’habitations qui sont concernées, au plus il y a des questions : ça peut être l’emplacement d’un arbre, de manière plus globale la question de la Vigie, le mode de déplacement doux, l’aire de retournement, la fréquence de ce transport, toute une série de questions qui ne sont pas mineures puisque ce sont les questions que se posent les gens et il nous reste un travail extrêmement important afin de pouvoir expliquer et parfois convaincre. 

Plusieurs personnes ont émis des inquiétudes quant à la place de la République à Fréjus ?

L’expression la plus forte venait d’opposants politiques, donc cela doit être signalé (notamment Joël Hervé, Emmanuel Bonnemain et le Comité de Défense de Fréjus Plage, ndlr). C’est une opposition politique, donc plus radicale que celle des simples citoyens. La question du risque submersion a été évoquée, mais il ne faut pas non plus faire peur aux gens. Il y a un risque extrêmement ponctuel au cours de l’année, où il y a des vagues plus importantes sur quelques jours, éventuellement, ce qui n’empêche pas de construire des immeubles, des commerces et on n’a jamais dit qu’ils étaient en danger ! Mais subitement, lorsqu’on parle de faire un parking, on nous dit qu’il y a un danger majeur. Il faut être sérieux, mesurer le risque, ce que nous faisons, et il est tout à fait possible de construire un parking sous-terrain, ce que nous avons fait avec le parking Bonaparte et ça ne pose de problème à personne. 

Le coût du projet conséquent (62,5 millions hors taxes), l’autofinancement annoncé semble avoir rassuré la population ?

Oui, il n’y pas eu de question particulière là-dessus, nous avons annoncé qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts, nous allons faire ce projet en autofinancement et en endettement (par recours à l’emprunt, ndlr). Si on prend le coût comme argument, il n’y aurait rien qui se réaliserait. Mais le coût est maîtrisé. 

Quels sont les points évoqués par le public ce soir et qui ont retenu votre attention ?

Sur des aménagements particuliers, on avait retenu des haltes culturelles et l’ancien président du club Copernic a rappelé un projet très intéressant. Sur 4,5 km, on devrait bien réussir à donner une place à ce projet. Sur la question des mobilités, comme je l’ai évoqué, rien n’est tranché de manière définitive et nous pouvons le faire évoluer. Après sur le fait qu’il y ait du soleil sur la plage (suite à une remarque d’une administrée par rapport à la disparition de la casquette du Veillat, ndlr), là, je ne pourrai rien faire (rire). Sur les questions sérieuses, il faut lever les inquiétudes. Monsieur Rachline a été clair sur la question des marchés (voir ici) et nous avons évoqué les nuisances pendant les travaux. Oui, il y aura des désagréments, des changements d’habitudes vont être demandés, tout ça on ne le nie pas. Les travaux vont se dérouler par phases, d’octobre à mai, durant trois ans. 

Vous avez évoqué la Vigie, que va-t-elle devenir ?

Je soumettrai ceci à l’avis des Raphaëlois, donc je proposerai un certain nombre de projets différents avec des modes de consultation type sondage ou autres. C’est encore un beau sujet puisque c’est au cœur du projet, qui pourra être soumis à la consultation, il faut que ce soit le projet des Raphaëlois, qu’ils se l’approprient. Quand j’ai évoqué la concertation, ce n’est pas un gadget, il faut que les citoyens se l’approprient, parce que si les citoyens sont derrière vous, ça vous aide dans toutes les discussions, pour justifier ce projet. Lorsqu’il y a des inconvénients lors de la réalisation des travaux, ça aide aussi à expliquer qu’il faut peut-être regarder le projet fini plus global que l’inconvénient à court terme. C’est pour cela que cette large adhésion est indispensable.  

À retrouver dans le numéro #76 de L’horizon, un article complet sur la réunion publique de la Promenade des Bains, en kiosques dès ce vendredi 21 octobre

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Franck Bessiere / ECAA

David Rachline, « Un projet très équilibré »

Le maire de Fréjus, comme son homologue raphaëlois, a répondu aux médias à l’issue de la réunion publique de la Promena des Bains. Il en a notamment profité pour éteindre la rumeur selon laquelle le marché de Fréjus-Plage allait disparaître, soulignant néanmoins qu’il serait sans doute « réorganisé ».

 

Qu’avez-vous pensé de cette réunion ? 

Elle est très positive, avec une participation considérable avec plus de mille personnes, un état d’esprit bienveillant avec un certain nombre de sujets d’inquiétudes sur lesquels il nous fallait répondre, et tout au long de la concertation qui va continuer, nous allons tenter de convaincre encore plus, même si je crois que c’est déjà fait en partie au vu de ce qui est paru dans les sondages dans les médias locaux. 

Quid du marché de Fréjus-Plage ?

Oui, c’était la rumeur de l’été, je n’ai pas trop compris d’où cela pouvait venir. Qu’il faille le réorganiser un petit peu, le restructurer, évidemment, mais vous vous doutez bien que je ne vais pas basculer un élément essentiel de la vie économique de Fréjus-Plage et pour lequel il y a un vrai attachement, à la Base Nature ou autre, ça n’aurait aucun sens.

Certains avancent que le projet penche plus sur Saint-Raphaël que Fréjus, est-ce votre avis aussi ?

Pas du tout. Je crois qu’il est très équilibré, dans le pacte de gouvernance, il y a des éléments structurants, que ce soit la Promenade des Bains, mais aussi sur d’autres sujets, je pense au stade de football qui sera réalisé à Fréjus, vous le savez, mais ce pacte de gouvernance est un ensemble de gouvernance, c’est aussi le soutien de l’agglomération pour avoir et obtenir le musée archéologique à Fréjus. C’est extrêmement équilibré et nous veillons, très sereinement, avec Frédéric Masquelier, à respecter cet équilibre. 

Que pensez-vous des inquiétudes évoquées pour la Place de la République vis-à-vis des aléas submersion ?

Vous avez deux candidats en mal d’élection qui essaient de faire de la mousse, si j’ose dire, autour de ce sujet-là. 

Vous pensez qu’ils se servent de ce sujet-là pour saboter le projet ?

Il y a 84 % des gens qui sont favorables au projet, donc de sabotage, il n’y aura pas. Ils se servent de ça pour faire de la mousse autour de ce sujet, mais les experts ont parlé, les élus majoritaires ont tranché et j’ai, je pense, un certain nombre d’arguments. Et il y a plus de 70 % d’opinion populaire, notamment du fait de la centralité de cet endroit. Je ne fais pas ça là parce que je me suis levé un matin avec cette idée. Et on a l’expérience de Paul Vernet au centre-ville, car lorsque les gens n’arrivent pas à s’y garer, ils vont ailleurs pour fréquenter d’autres commerces. Il faut être au plus proche des commerces et lieux de vie, c’est manifestement accepté, sauf par 2-3 personnes qui font entre 0,6 et 10 % aux élections. Ils sont là et je les entends, mais je suis là pour décider et trancher. 

 

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Franck Bessiere / ECAA