Opération de sensibilisation pour deux jeunes filles engagées

#noustoutes sensibilisation femmes violences

Margaux Collet et Julie Bellat, 21 ans toutes les deux, ont pris part à l’action lancée par le collectif féministe #NousToutes. Le but, distribuer des sacs à pain pour sensibiliser aux violences faites aux femmes. 

 

Mercredi matin, plusieurs boulangeries de Fréjus et Saint-Raphaël ont vu débouler deux jeunes filles pleines de bonnes intentions. A l’instar de plus de 3 000 autres bénévoles, les deux jeunes étudiantes en 3e année de psychologie, les bras chargés de sacs à pain, ont fait le tour des échoppes pour une distribution gratuite. Avec un objectif simple, sensibiliser aux violences faites aux femmes. 

« Nous avons des convictions féministes assez ancrées. Lorsque nous avons vu l’appel lancé par le collectif #NousToutes, nous nous sommes inscrites pour prendre part à leur action. Dès que nous avons reçu les sacs à pain, nous sommes allées les distribuer », expliquent les deux jeunes filles, dont les sacs disposent, d’un côté, des numéros à joindre et de l’autre, un violentomètre.

Et tout s’est plutôt bien passé. Malgré un refus essuyé, plusieurs boulangeries ont accepté de jouer le jeu. « Beaucoup ont trouvé que c’était une bonne initiative et ont dit oui tout de suite. Sur les 700 sacs que nous avions, nous en avons laissé environ 175 par établissement, à Fréjus comme à Saint-Raphaël, dont une située entre le lycée Albert Camus et le collège Léotard. C’est un moyen de toucher un public plus jeune« , confient les deux amies. 

De l’importance de s’investir

Si cette action représente un premier pas pour Julie et Margaux, cela ne devrait pas être le dernier. Car toutes deux ont des convictions fortes. « Pour notre génération, cette cause est tout aussi importante qu’une autre. Mais surtout, nous sommes des femmes. Les violences féminines existent toujours, les différences entre hommes et femmes aussi, et nous voulons contribuer à briser ces tabous et les normes sociétales qui emprisonnent les femmes. Notre engagement est aussi un moyen de se révolter face à tout cela. » 

Prochaine étape pour le duo, le 28 mai prochain. Une journée dédiée à l’hygiène menstruelle.  « C’est une journée nationale sur le cycle menstruel et l’idée est de briser les tabous sur tout ce qui touche aux règles mais aussi de lutter contre la précarité menstruelle, car il n’est pas normal de se priver de manger pour pouvoir s’acheter des protections hygiéniques« .

 

Par Romain Chardan – Photos : Margaux Collet et Julie Bellat.

Saint-Raphaël : un voyage dans l’ère du temps au quartier des arts 

quartier des arts saint-raphaël

Ce vendredi 2 avril, rue Safranié à Saint-Raphaël, c’est portes ouvertes au quartier des arts. De 10h à 18h, de nombreux ateliers exposent leurs œuvres, aussi diverses que variées. Autant dans le style que dans les types de peintures.

 

A défaut de ne plus pouvoir se déplacer sur une longue distance, depuis les annonces d’Emmanuel Macron hier soir, quelques artistes locaux et d’ailleurs vous proposent de voyager le temps d’une balade dans la rue. Acryliques, aquarelles, peintures, huiles ou collages, il y en a pour tous les goûts à l’atelier Sabine Belli et à la Galerie Topic. 

Afin de commencer en beauté ce week-end de Pâques, l’Atelier 56 partage les inspirations printanières et du moment des artistes Laetitia Le Bihan et Sophie Chiotti. Dans le même temps, Emma Picq-Charvet présente dans sa galerie peintures et dessins “fictions narratives”, en compagnie de Christophe Compiano, dans son style “Street Art”. 

 

Street art

 

Un art urbain à la mode que va promouvoir Ardif, célèbre street-artiste français venu de Paris. Reconnu pour sa série “mechanimals”, visible sur les murs de la capitale, c’est un spécialiste de l’hybridation entre machine/architecture et nature/animaux. Vendredi, il œuvre pour le MUR d’Avril et Mai. L’association Le MUR Saint-Raphaël (modulable, urbain, réactif) propose à ces artistes de rue, d’investir un mur au cœur de la ville de manière régulière.

Dans l’atelier de Liliana, Liliana Anic dévoile ses expositions dans son atelier. Toujours dans l’ère du temps. “Privée de mon atelier, qu’est-ce que j’peux faire, j’sais pas quoi faire…faire, fer… mais j’ai du fil à tordre et à retordre à la maison… et voilà”. Et si le fil de fer ne vous plait pas, l’Atelier Terre présentera ses œuvres… en terre.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel de la ville de Saint-Raphaël.

 

Par Thomas Lajous – Photos : Kévin Duval

Le Var et la France confinés

var confinés france macron

Les Français s’attendaient au pire. Finalement, c’est un confinement national, calqué sur celui déjà en place dans une vingtaine de départements depuis quinze jours qui a été annoncé par Emmanuel Macron. Seule grande différence, les écoles ferment dès lundi et les vacances de Pâques seront cette année sur la même période pour tout le pays.

 

Le Var y avait échappé jusque-là, mais la flambée de l’épidémie de Covid-19 ces derniers temps n’a finalement pas épargné notre département. Ni les autres d’ailleurs. Lors de son allocution télévisée hier soir, Emmanuel Macron a annoncé un reconfinement national. S’il ne sera pas strict, la scolarité des plus jeunes est cependant directement impactée. Ainsi que la vie parentale. Écoles, crèches, collèges et lycées ferment ainsi leurs portes dès ce lundi, tandis que les universités, elles, restent ouvertes.

Mais Emmanuel Macron l’a dit, il n’est pas question de perdre du temps sur l’enseignement de nos chères petites têtes blondes. Afin de limiter au maximum les dégâts, la semaine du 5 avril sera une semaine « d’école à la maison« , avant que les vacances de Pâques ne débutent le 12.

Afin d’éviter un arrêt prolongé de l’enseignement, le président et son gouvernement ont décidé d’unifier les vacances. Les trois zones seront ainsi en congés en même temps, de quoi permettre une « pause » dans les établissements scolaires de trois semaines. Seules exceptions, les enfants de « personnels soignant, quelques autres professions et en situation de handicap » pourront, eux, continuer d’aller à l’école. Face à cela, l’état va de nouveau mettre en place des aides pour les foyers.

Commerces dits non-essentiels de nouveau fermés

Si l’attestation ne sera pas nécessaire pour se déplacer dans un rayon de 10 km (seul un justificatif de domicile peut-être demandé en cas de contrôle), elle sera cependant obligatoire au-delà de ce périmètre. Le couvre-feu (19 heures) reste lui aussi en vigueur, mais l’autre impact majeur des annonces du président est la fermeture des commerces dits non-essentiels. Seuls les établissements vendant des produits de première nécessité resteront donc ouverts, tout comme les fleuristes, coiffeurs, et ceux ayant obtenu d’être reclassés commerces tels (liste ici).

Les déplacements inter-régionaux sont interdits, sauf pour motif impérieux ou professionnel, et l’attestation est là aussi obligatoire. Ce nouveau confinement, prévu pour quatre semaines, devrait ensuite permettre, comme l’a souligné hier le chef de l’état, une réouverture progressive, à partir de la mi-mai, des établissements culturels, sportifs et de restauration, même si tout cela reste bien entendu conditionné à une évolution positive de la situation sanitaire.

 

Par Romain Chardan – Photo : capture d’écran France 24.

Opération « Pâques dans vos assiettes »

Via sa plateforme « acheter local à Fréjus », la ville lance une opération visant à soutenir les restaurateurs avec « Pâques dans vos assiettes ».

 

Malgré la crise sanitaire et la fermeture des restaurants, il est toujours possible de profiter des mets de qualité de divers restaurateurs, ces derniers restant « ouverts » via les services de livraison. Et, à l’instar de ce qui avait notamment été fait lors de la Saint-Valentin ou pour le « printemps gourmand », les 20 et 21 mars derniers, la plateforme « acheter local à Fréjus » remet le couvert à quelques jours de Pâques.

Le principe sera le même avec l’opération « Pâques dans vos assiettes », où les restaurateurs participant pourront dresser un menu complet pour Pâques les 4 et 5 avril. Il n’y aura alors plus qu’à se rendre sur le site développé par la ville de Fréjus pour y passer directement commande et pouvoir bénéficier du « restaurant à la maison » pour le week-end de Pâques.

Plusieurs enseignes fréjusiennes ont d’ores et déjà mis en place leur menu, à retrouver ici.

 

La Covid influe sur le bilan démographique en PACA

Lundi, l’Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d’Azur a publié son bilan démographique 2020 pour la région. Situation inédite, le nombre de décès est supérieur au nombre de naissances. Et la Covid-19 n’y est pas pour rien.

 

55 600 décès contre 54 900 naissances. La dégradation du solde naturel, différence entre le nombre de décès et de naissances sur une période, est la conséquence du nombre de morts qui augmente et de celui des naissances qui baisse. Entre 2011 et 2020, l’Insee constate +2,3% de mortalité, et -0,8% de natalité dans la région. Cette baisse des naissances est la réaction à l’affaiblissement du nombre de femmes de 15 à 49 ans, soit en âge de procréer. Dommage pour la région qui a fait naître le plus en France en 2019, avec quasiment deux enfants par femme.

La Covid-19 en fauteur de troubles

Côté mortalité, la Covid-19 a contribué à la hausse constatée en PACA. Si les jeunes et les enfants ont été moins touchés, le virus a engendré beaucoup de morts chez les personnes âgées. En Provence-Alpes Côte d’Azur, au 1er janvier 2021, les plus de 65 ans représentent presque 24% de la région. C’est plus haut que la moyenne nationale (20%).

Le nombre de mariages est aussi historiquement faible en 2020. Avec 13 900 unions, c’est 27% de moins que l’année 2019. Les règles sanitaires en sont, encore une fois, la raison majeure. 

 

Par Thomas Lajous (avec communiqué) – Illustration : Insee.

Le casino Barrière fait peau neuve

Casino Barrière travaux saint-raphaël restaurant

Le casino Barrière de Saint-Raphaël est actuellement en train de se refaire une beauté. Les travaux de réaménagement et d’extension devraient se terminer d’ici quelques semaines. 

 

 

L’entrée historique est toujours présente. Face à la grande roue. Mais elle ne sera bientôt qu’un souvenir. Les badauds ont déjà pu se rendre compte que de sérieux changements ont été apportés au casino Barrière de Saint-Raphaël. A commencer par son entrée donc. Car elle se fera désormais côté Quai Nomy. Un grand escalier a été érigé (de même qu’un ascenseur installé) et sera la nouvelle voie d’accès au casino. 

Un choix loin d’être anodin pour la direction de l’établissement. Avec le réaménagement initié à l’intérieur des murs, cette entrée permettra d’accéder au restaurant sans passer par la case jeux. De quoi accueillir un public plus large et plus familial. De quoi, aussi, aller avec les nouveaux espaces côté restauration. Totalement rénové, le casino disposera, une fois les travaux terminés, de trois salles prévues à cet effet. La première, en lieu et place de l’ancienne, jouxte une véranda semi-privatisable. Et une terrasse face au Quai Nomy proposera un espace lounge bar, où il sera également possible de se restaurer.

Des innovations permettant à l’établissement de voir passer sa capacité de 60 à 160 couverts. Et un nouveau concept de restauration accompagnera le tout, avec un système de buffets pour les entrées et les desserts. Côté plats chauds, ils seront disponibles à la carte.

Les jeux également repensés

L’espace jeu a lui aussi été repensé. A l’entrée, il faudra ainsi bifurquer sur sa droite pour accéder à cette zone. Outre les 900 m2 de moquette, une nouvelle terrasse attend les joueurs. Totalement ouverte, elle permettra une nouvelle expérience, tout en ayant une vue imprenable sur le bord de mer raphaëlois. La salle intérieure, longiligne, accueillera, comme auparavant, machines à sous et tables de jeux.

Sous le casino, des espaces commerciaux vont également prendre place. Face au Quai Nomy, quatre locaux de plus de 100m2 chacun sont en cours de finalisation, ainsi qu’un cinquième, côté passage du parvis, de plus de 190m2. 

 

A retrouver dans notre premier numéro, un article détaillé sur le nouveau visage du casino.

 

 

Par Romain Chardan – Photos : Kevin Duval et Thomas Morganti.

 

 

La DPVA chasse la Covid-19 jusque dans les eaux usées

covid-19 eaux usées DPVA

Depuis le 2 mars, la communauté d’agglomération suit les traces de la COVID-19 dans les eaux usées de son territoire. Objectif : quantifier la présence du virus afin de mieux le contrer.

 

 “Vigie-Covid-19” est le nom de l’indicateur d’alerte développé par Veolia, et adopté par la DPVA (Dracénie Provence Verdon Agglomération), pour évaluer la circulation du virus dans les eaux usées de son territoire. Chaque semaine et pendant trois mois, des relevés sont collectés dans les cinq stations d’épuration du territoire (Draguignan-Trans-en-Provence, La Motte, Taradeau, Les Arcs – Vidauban, Lorgues). La DPVA souhaite surveiller la circulation du virus dans les eaux usées, afin qu’il puisse contrôler sa propagation. De ce fait, il pourra prévenir un éventuel rebond épidémique et prendre des décisions adéquates.

Une traque souterraine bien organisée

La chasse au virus se fait en cinq étapes. Le territoire examine les eaux usées dans les réseaux d’assainissement qui convergent vers les stations d’épuration. Grâce à un test PCR, il en détecte les fragments de la Covid-19 en 48h, qu’ils soient encore contagieux ou non.

covid-19 eaux usées DPVA

Puis, à travers le nombre de cas de virus trouvés dans ces eaux, notamment dans les selles des habitants, il en déduit une fourchette approximative de personnes en contact avec le virus. A la fin de cette analyse, la DPVA classe sur une échelle de trois, le taux de propagation du virus. Le niveau trois étant le plus élevé. Depuis la première utilisation de l‘indicateur dans le territoire, le niveau est toujours resté entre un et deux.

Par Thomas Lajous (avec communiqué) – Photos : DPVA.

Océane Frappa établit un nouveau record

frappa océane mer natation traversée nage

La nageuse roquebrunoise, Océane Frappa, a établi un nouveau record en nageant du Dramont à Saint-Tropez en 9 h 45 sans combinaison. Une première étape avant son Everest, la traversée de la Manche, prévue cet été.

 

Elle nage aussi vite que son débit de parole est rapide. Pour suivre Océane Frappa, mieux vaut être en forme. Car la jeune fille de 21 ans parle et nage à 200 à l’heure. Pour s’en rendre compte, il suffit d’échanger un moment avec elle. Ou de jeter un œil au chrono réalisé il y a quelques jours. 

On rembobine. Il ne fait pas encore jour et l’eau dépasse timidement les 10 degrés. Bonnet et maillot de bain une pièce pour seuls équipements, Océane Frappa s’élance dans la Méditerranée. Objectif, nager du Dramont jusqu’à Saint-Tropez. 35 km censés représenter sa future traversée de la manche, prévue pour cet été. « Je nage depuis que je suis petite« , confie la roquebrunoise.

frappa océane nage record natation saint-raphaël

« J’ai toujours évolué en bassin et j’ai découvert l’eau libre lorsque je suis partie à la Réunion. Avec l’arrivée de la Covid, je me suis mise à me fixer des défis. J’aurais bien aimé gravir l’Everest, et lorsque j’ai vu que la traversée de la manche était considérée comme l’Everest de la natation, je me suis mis en tête de le faire. »

Revenue sur ses terres en novembre dernier, la jeune fille s’est entraînée quotidiennement, allongeant chaque jour un peu plus les distances. Et l’idée de rallier le Dramont à Saint-Tropez est née de là. « Au soleil couchant, on voyait les deux caps. Je me suis alors dit, ‘pourquoi pas rallier les deux ?’ Et je l’ai fait. » C’était le 5 mars dernier, et la demoiselle a mis 9 h 45 pour parcourir 41 km à la nage, dans une mer à 13 degrés.

Force mentale et rage de vivre

Motivée par ses proches, déterminée, Océane n’a rien lâché. Bien au contraire. Si cette traversée pouvait s’apparenter à une sorte de répétition avant celle de la Manche, sa signification est plus forte encore. « Ce genre de défi donne confiance en l’avenir. Il y a eu pas mal d’émotion autour de cet événement et ça m’a beaucoup apporté. Être la première à le faire était important. Je l’ai fait chez moi, ça n’avait jamais été fait ici, ça compte presque plus que la Manche pour moi« , confie Océane.

frappa océane nage natation mer Saint-Raphaël traversée

La Manche. L’autre grand défi de la demoiselle. Un défi qu’elle compte relever cet été, si tout se passe bien. « Avec ce qu’il se passe actuellement, on ne sait pas trop, mais en tout cas, c’est réservé pour début août« , glisse Océane, dont la préparation va se poursuivre sans discontinuer jusque-là. « Pour supporter le froid et que mes épaules encaissent, j’ai pris entre 10 et 12 kilos et je fais beaucoup de crossfit et d’haltérophilie« , détaille celle qui est également pompier volontaire à Fréjus.

Si son frère est son préparateur physique, Océane peut également compter sur l’aide d’un préparateur mental, Jacques Lebrun, lequel l’aide surtout sur l’aspect « détente, méditation, à résister aussi, parce que quand on prend des vagues pendant près de dix heures, ce n’est pas simple« , confie-t-elle. Une préparation physique qui passe aussi par 8 à 12 km de natation, tous les jours. Soit entre 20 et 30 heures de sport par semaine, en plus de son travail chez les pompiers, cet été, où elle sera présente sur les plages pour veiller au grain.

 

Par Romain Chardan – Photos : Team Frappadingue.

Un budget ambitieux voté pour Saint-Raphaël

conseil municipal saint-raphaël mars 2021 Frédéric Masquelier

Lors du conseil municipal du 25 mars, le budget primitif 2021 a été voté et validé. Il prévoit notamment le renforcement de la vidéosurveillance, l’ouverture d’une classe de maternelle supplémentaire à Valescure et l’engagement en faveur de la charte « zéro déchets plastiques ». 

 

Après le conseil communautaire matinal, Frédéric Masquelier a pris place à l’Estérel Aréna en fin d’après-midi pour y présider le conseil municipal de Saint-Raphaël. Un conseil au cours duquel a notamment été voté le budget primitif 2021, qui s’élève à 109 422 447 euros. Un budget ambitieux donc, dans lequel de nombreux projets de développements et d’investissements ont été inclus.

A commencer par l’extension de la vidéoprotection, comme l’a souligné Frédéric Masquelier. « En 2021, nous visons à installer 24 caméras supplémentaires avec l’objectif d’atteindre, à terme, 150 caméras. » L’édile a également précisé qu’une coopération avec la commune de Théoule-sur-Mer serait à envisager par rapport au quartier du Trayas et qu’un renforcement de la coopération avec Fréjus allait aussi avoir lieu en vue du développement d’un centre de sécurité urbain. « J’ai pour mission d’assurer la sécurité de mes concitoyens, quoi qu’il en coûte« , a d’ailleurs ajouté le maire raphaëlois lorsqu’une question sur les coûts de ces aménagements lui a été posée.

Une nouvelle classe à Valescure

Si l’année 2021 a été présentée comme « riche de projets et d’événements« , les habitants de Valescure seront sans doute heureux de savoir qu’une nouvelle classe de maternelle va y voir le jour. Ainsi, le nombre d’élèves actuel (132) pourrait évoluer à 151 à la rentrée 2021.

Autre élément, l’engagement en faveur de la charte régionale « zéro déchet plastique ».  Cet engagement, dans la lignée du précédent (une plage sans déchet plastique, en 2020), sera également suivi d’un autre, « zéro déchet plastique en Méditerranée ». Cela aura ainsi pour conséquence d’engager les « collectivités littorales dans des plans d’actions de réduction des déchets plastiques à travers trois domaines d’actions : sensibiliser la réduction des déchets plastiques, mettre en œuvre une utilisation plus raisonnée des matières plastiques et gérer et valoriser les déchets plastiques. »

L’engagement écologique devrait également avoir des répercussions sur les rénovations futures des écoles, comme l’a souligné Frédéric Masquelier. « Un travail important au niveau des scolaires est à prévoir. Dès qu’on rénovera une école, il y aura une dimension écologique« , a-t-il ainsi affirmé en réponse à une remarque de Pierre Tommasi (Ma ville, ma planète), lequel soulignait que son groupe aurait « souhaité un effort plus important sur la transition écologique, quelque chose de plus ambitieux« .

A l’issue des échanges, le budget 2021 a ainsi été voté à la quasi unanimité (3 abstentions). « Nos comptes sont bien tenus, avec des équilibres respectés. Nous arrivons à proposer un projet d’investissement ambitieux, tout en maintenant des tarifs de services publics assez bas« , a souligné Frédéric Masquelier en fin de séance.

 

 

Texte et photo : Romain Chardan.

Frédéric Masquelier : « C’est la dénomination de l’avenir »

Frédéric Masquelier, le président de la Cavem, désormais dénommée Estérel Côte d’Azur Agglomération, est revenu, après le conseil communautaire, sur l’adoption du pacte de gouvernance et le nouveau nom de l’agglomération.

Pourquoi avoir souhaité changer le nom de la communauté d’agglomération ?

Le terme Cavem était un acronyme et je crois que personne ne s’y reconnaissait. Il n’y avait qu’un pourcentage extrêmement réduit de la population qui connaissait le nom et savait tout simplement ce que faisait la Cavem. Lors d’un récent sondage, le taux de popularité du président de la Cavem était de 7% et plus de la moitié des gens ne savaient pas à quoi servait la Cavem. Il y a un déficit de communication manifeste, les gens ne ressentent aucun sentiment d’appartenance dans une structure qu’ils voient comme administrative, alors que c’est plus que ça. C’est une structure porteuse de projets, de missions. Il était nécessaire de lui donner une véritable identité. On a deux noms connus en France et en Europe, Estérel et Côte d’Azur, il fallait donc en profiter. Je pense que cela va favoriser l’attractivité du territoire. Ce nom est une première étape. C’est la dénomination de l’avenir.

Quelle est la genèse de ce nom ?

L’association de promotion touristique du territoire, qui s’appelle Estérel Côte d’Azur, bénéficiait de ce nom avec une très forte notoriété, et je crois qu’il est important que les gens soient fiers de leur territoire. Pour cela, il faut déjà avoir un nom dans lequel ils peuvent se reconnaître. Ces deux dénominations sont porteuses de sens et de valeurs. 

Pourquoi ce nom n’a-il pas été choisi dès le départ ?

Il y a une évolution des choses, et cette évolution est administrative et structurelle. Au départ, la communauté d’agglomération est une mise en commun de moyens. Chaque commune prenait ce dont elle avait besoin et chaque maire décidait ce qu’il souhaitait sur le territoire de sa commune. Il n’y avait pas vraiment de projet commun, de projet de territoire. Aujourd’hui, à travers le pacte de gouvernance, les maires ont décidé de travailler ensemble, en mettant de côté les différences historiques, politiques, pour voir ce qui est bon pour l’ensemble du territoire. C’est la raison pour laquelle on porte des projets ambitieux et choisir Estérel Côte d’Azur, c’est aussi donner une âme qui n’existait pas.

Frédéric Masquelier président Cavem pacte de gouvernance

Qu’est-ce que cela va changer ?

Sur la dimension touristique, les personnes à l’autre bout de la France pourront se dire qu’ils vont sur le territoire Estérel Côte d’Azur. C’était déjà présent dans le cadre de la promotion du territoire. Et pour les habitants, il est important d’être fier du lieu où on vit, des institutions chargées de sa gouvernance. Au-delà des mots et de pouvoir porter des projets communs, il faut qu’il puisse y avoir une reconnaissance, une fierté. Pour le personnel qui travaille à la communauté d’agglomération, ça a un sens aussi.

On va ainsi avoir un nouveau siège, alors qu’aujourd’hui les agents étaient disséminés sur plusieurs sites, il n’y avait pas vraiment de travail en commun. Il y avait aussi des élus qui tiraient chacun de leur côté, pour leur ville, pour de plus ou moins bonnes raisons, avec des dissensions pour différents motifs, et se dire « on se met d’accord sur un même nom, sur un siège, sur 100 millions d’euros d’investissement », je peux vous dire que ce n’est pas partout que ça se passe de cette manière-là. Là, sur les cinq années à venir, on a un projet qui est dynamique. C’est une façon moderne et importante de faire de la politique. 

Quelles sont les grandes lignes de ce projet sur 5 ans ?

Le pacte de gouvernance, ce sont des travaux d’aménagement, c’est la raison pour laquelle on a apporté des modifications statutaires, des transferts de compétences afin que l’agglomération puisse se substituer aux communes. Je pense notamment aux réaménagements du bord de mer, au doublement de la RDN7, mais aussi au siège de la Cavem, à un futur office intercommunal de tourisme, où on se met ensemble pour une promotion commune de notre territoire, ainsi qu’à la formation supérieure.

Aujourd’hui, on ne peut plus envisager ce sujet où chacune des communes porterait le projet de manière isolée. Je pense à la future école hôtelière, qui est un projet intercommunal, et à la nécessité d’agir dans le domaine de la protection contre les inondations. Là aussi, c’est en commun qu’on peut avoir des résultats et c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité qu’on puisse en avoir les moyens financiers. On a porté la taxe Gemapi qui nous permet d’avoir les moyens financiers pour protéger nos habitants des inondations.

Propos recueillis par Romain Chardan – Photos : Cavem – Christine Delvalle.