Ainsi va Aria

L’académie du chant et du spectacle ARIA ne se présente plus sur notre territoire. L’association raphaëloise est présente depuis plus de vingt ans sur la commune et on ne compte plus les chanteuses et chanteurs issus de cette académie. On ne compte plus non plus le nombre de spectacles de variété organisés par elle.

Le mercredi 2 novembre à 20h30, l’académie organise son premier spectacle de la saison. Intitulé « Ainsi va la vie ! », celui-ci présentera sur scène le groupe Estérel’s Band composé de Christine, Clélie, Daniel et Richard, cinq amis issus d’ARIA qui ont créé de toutes pièces ce fantastique spectacle où « l’Amour, l’Amour, l’Amour… avec un grand A… sa magie, mais aussi ses turpitutes… rien que ça » seront au rendez-vous.

Mercredi 2 novembre 2022 – 20h30
Centre Culturel – Saint Raphaël
Tarif 18€ – Réservation : 06 13 59 73 36

Cap Hermès : une nouvelle association de commerçants pour Fréjus

Lancée jeudi dernier, l’association Cap Hermès se veut fédératrice et entend regrouper le plus de commerçants possible. Son président, Arnaud Le Forestier, revient sur la mise en place de cette association et ses objectifs.

 

Ils sont venus nombreux jeudi dernier pour son lancement. Dans la Villa Aurélienne, commerçants et élus échangent autour de ce nouveau projet qui attise la curiosité. D’autant qu’elle était dans les cartons depuis longtemps. Elle, c’est l’association des commerçants de Fréjus. Celle de tous les commerçants, et elle se nomme Cap Hermès. Un projet qui se veut fédérateur, comme l’a souligné Arnaud Le Forestier, son président, et qui trouve son essence dans la crise Covid. « Le point de départ est venu de cette période Covid. Je suis restaurateur à Fréjus depuis plus de vingt ans. « Le point de départ est venu de cette période Covid. Je suis restaurateur à Fréjus depuis plus de vingt ans, et nous avons créé un collectif (SOS Non-essentiel), avec lequel nous avons mené quelques actions dont le point d’orgue a été une manifestation place Formigé, devant la mairie et nous avions été écoutés par rapport à une multitude de soucis rencontrés par les professionnels à cette époque. Tout est en fait parti de là et d’une discussion avec des collègues, la mairie et notamment monsieur le maire, avec l’idée de couvrir l’ensemble des professions commerçantes de Fréjus« , explique le président. Quelques mois plus tard, le bureau est constitué et Arnaud Le Forestier s’est naturellement proposé pour en prendre la tête. « J’ai pris la présidence parce que j’étais à l’initiative de ce mouvement. Cela a aussi semblé intéressant pour le maire qui a trouvé une bonne oreille pour échanger, tout comme moi. Beaucoup de gens veulent faire les choses, mais finalement, il y a peu de volontaires. Cela demande du temps et de l’implication. À la base, je ne suis pas d’ici, mais cela me permet aussi de rendre un peu de son hospitalité à Fréjus. »

 

Le bureau directeur de l’association entourant le maire, David Rachline
À découvrir dans le numéro 77 de L’horizon en kiosques dès ce jeudi 27 octobre, l’interview complète du président de Cap Hermès, Arnaud Le Forestier.

 

Romain Chardan – Photos : R.C.

UNE MAISON MÉDICALE POUR BIENTÔT

Après plusieurs mois de travaux à côté de la clinique Les Lauriers à Fréjus, une maison médicale Doc City va ouvrir début janvier. De quoi étoffer l’offre de santé sur le territoire, avec, notamment, l’arrivée potentielle de nouveaux médecins généralistes.

 

Le bâtiment de deux étages connaît ses dernières semaines de travaux. Deux niveaux qui seront dédiés à la consultation médicale au-dessus d’un parking de 80 places pour une maison médicale de 1 800 m² et dont l’ouverture est prévue pour janvier 2023 avec une première consultation envisagée dès le 9 janvier. «Nous avons eu une opportunité à Fréjus avec le rachat de ce terrain. Nous avons ensuite étudié la communauté médicale sur le territoire, la démographie, la façon dont les médecins étaient installés, pour voir ce que nous pouvions leur apporter, et nous avons décidé d’y aller», confie Xavier Boutin, PDG de Doc City et porteur du projet, à propos du choix de créer cet espace à Fréjus. Cette maison médicale marque une nouvelle avancée pour le projet Doc City, lequel se développe de plus en plus au niveau national. Et pour sa version fréjusienne, le contenu de cette maison est le fruit d’une consultation du milieu médical et de l’offre déjà présente. «C’est en discutant avec les médecins et professionnels de santé que nous avons pu identifier leurs besoins et attentes. Il y aura donc un plateau de sport santé, avec des médecins du sport, des kinés, il y aura également du dentaire, un laboratoire d’analyses avec un centre de prélèvements, de la cardiologie, de la chirurgie orthopédique, du digestif, de l’ORL et nous discutons avec des dermatologues. Il y aura aussi bien entendu des médecins généralistes et des discussions sont là aussi en cours, dont des généralistes venant d’autres régions», souligne Xavier Boutin. Une offre de soins pensée en amont et…

 

LA SUITE DE L’ARTICLE À RETROUVER DANS NOTRE ÉDITION 76, DISPONIBLE EN KIOSQUE DÈS CE VENDREDI 21 OCTOBRE.

 

Par Romain Chardan – Photo : Doc City.

Déserts médicaux : le territoire sur la mauvaise pente

Les déserts médicaux sont de plus en plus nombreux en France. Si la Région Sud n’est pas la plus mal dotée, le Var et l’Est-Var connaissent cependant de nombreuses tensions au niveau médical. Notre territoire n’est pas un désert médical, mais plusieurs zones pourraient le devenir au cours des prochaines années.

 

«Le prochain rendez-vous est dans trois semaines». «Désolé, le médecin ne prend plus de nouveaux patients». Des phrases que l’on entend trop souvent depuis de nombreuses semaines. Trouver un médecin aujourd’hui, ou un simple rendez-vous, peut parfois paraître plus complexe que de réaliser les douze travaux d’Hercule. Mais là, pas d’immortalité en jeu, simplement le besoin de se faire soigner. Qu’il s’agisse d’un généraliste ou d’un spécialiste (cela peut même être pire de ce côté-là), mieux vaut s’armer de patience et avoir un certain sens de la recherche sur Doctolib pour trouver un rendez-vous rapidement. De quoi se demander si notre territoire peut être considéré comme un désert médical. Car l’offre en la matière semble fondre comme neige au soleil à mesure que les médecins partent en retraite sans voir de remplaçants reprendre leur flambeau. Alors, désert médical ou pas ? Il suffit de jeter un œil à la définition pour avoir un début de réponse. «Un désert médical désigne une zone géographique dans laquelle il est très difficile, voire impossible, de se faire soigner par un professionnel de santé en raison de l’absence de médecins à proximité. Cette situation traduit une inégalité territoriale dans l’accès aux soins et peut s’avérer dangereuse pour la santé des populations locales», souligne l’État sur le site vie-publique.fr. Et d’après le docteur Gras, président de la CPTS Var Estérel Méditerranée (voir encadré), «non, on ne peut pas parler de désert médical, mais on va vers des difficultés très importantes à l’échelon 2025».

INDICATEURS INQUIÉTANTS

Il faut dire que les voyants sont loin d’être au vert. Malgré une densité de médecins généralistes importante au niveau de la Région, le Var et plus spécifiquement l’Est-Var se situent sous la moyenne nationale. Alors qu’elle est de 148,5 médecins pour 100 000 habitants, la moyenne est de 100,9 pour l’agglomération (Fréjus, Saint-Raphaël, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens et Les Adrets de l’Estérel). Surtout, entre 9 et 10% de la population du bassin fréjusien n’a pas de médecin traitant (12% pour le Var). «Nous sommes à 114 médecins généralistes sur l’agglomération, près de 50% ont plus de 60 ans et près de 20% ont plus de 65 ans. L’état des lieux est là. Il y a 113 000 habitants, ça fait un médecin pour mille habitants, ça paraît bien, mais il y a beaucoup de personnes vivant ici en résidence secondaire qui ne sont pas comptabilisées dans ces 113 000 habitants, donc l’incidence augmente», détaille le docteur Gras. Si le constat est alarmant sur le territoire, d’autant plus avec la perspective de retraites futures, notamment du côté de Puget-sur-Argens, c’est tout le Var qui est concerné, et surtout les communes reculées, plus rurales. «Tout le Var est concerné, parce qu’il y a des zones où ce sont des déserts médicaux, mais aussi des zones désertées par les services publics, notamment dans des endroits un peu reculés du centre Var et de l’arrière-pays. L’autre constat, c’est que la moitié des médecins ont plus de 60 ans et la moitié de ceux-là plus de 65», ajoute le docteur Le Gall, président du conseil de l’ordre des médecins du Var.

SATURATION DES CABINETS E T CHANGEMENT DE MENTALITÉ

Ce constat montre que la population des médecins tarde à se renouveler. Et ce manque de renouvellement trouve diverses explications. Outre la mise en place du numerus clausus il y a plusieurs années (il a été révoqué l’an dernier), l’évolution des mentalités joue aussi contre la médecine de ville…

 

LA SUITE DE L’ARTICLE À RETROUVER DANS NOTRE ÉDITION 76 EN KIOSQUE CE VENDREDI 21 OCTOBRE

 

Par Romain Chardan – Photo : Pexels – Karolina Grabowska.

Frédéric Masquelier : « Le coût est maîtrisé »

Frédéric Masquelier a répondu aux questions des médias à l’issue de la réunion publique concernant la future Promenade des Bains. L’occasion pour le maire de Saint-Raphaël d’apporter quelques informations supplémentaires et réaffirmer sa volonté de voir les administrés fréjusiens et raphaëlois se sentir concernés par ce projet.

 

Sur quoi le projet peut-il encore évoluer ?

Il faut présenter un projet déjà construit. Dans les grands axes, nous voulons un projet végétalisé, qui s’inscrive dans le cadre des modes doux, dans celui des transitions. Un projet avec davantage de sécurité, donc vous avez un certain nombre de grandes options qui me semblent avoir été très largement validées par une très grande majorité de nos concitoyens (en référence au sondage réalisé par l’Ifop et soulignant que les gens sont favorables au projet à hauteur de 84 %, ndlr). Lorsqu’on évoque ce qu’il reste à discuter, ce sont des arbitrages. Au plus vous approchez de commerces ou d’habitations qui sont concernées, au plus il y a des questions : ça peut être l’emplacement d’un arbre, de manière plus globale la question de la Vigie, le mode de déplacement doux, l’aire de retournement, la fréquence de ce transport, toute une série de questions qui ne sont pas mineures puisque ce sont les questions que se posent les gens et il nous reste un travail extrêmement important afin de pouvoir expliquer et parfois convaincre. 

Plusieurs personnes ont émis des inquiétudes quant à la place de la République à Fréjus ?

L’expression la plus forte venait d’opposants politiques, donc cela doit être signalé (notamment Joël Hervé, Emmanuel Bonnemain et le Comité de Défense de Fréjus Plage, ndlr). C’est une opposition politique, donc plus radicale que celle des simples citoyens. La question du risque submersion a été évoquée, mais il ne faut pas non plus faire peur aux gens. Il y a un risque extrêmement ponctuel au cours de l’année, où il y a des vagues plus importantes sur quelques jours, éventuellement, ce qui n’empêche pas de construire des immeubles, des commerces et on n’a jamais dit qu’ils étaient en danger ! Mais subitement, lorsqu’on parle de faire un parking, on nous dit qu’il y a un danger majeur. Il faut être sérieux, mesurer le risque, ce que nous faisons, et il est tout à fait possible de construire un parking sous-terrain, ce que nous avons fait avec le parking Bonaparte et ça ne pose de problème à personne. 

Le coût du projet conséquent (62,5 millions hors taxes), l’autofinancement annoncé semble avoir rassuré la population ?

Oui, il n’y pas eu de question particulière là-dessus, nous avons annoncé qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts, nous allons faire ce projet en autofinancement et en endettement (par recours à l’emprunt, ndlr). Si on prend le coût comme argument, il n’y aurait rien qui se réaliserait. Mais le coût est maîtrisé. 

Quels sont les points évoqués par le public ce soir et qui ont retenu votre attention ?

Sur des aménagements particuliers, on avait retenu des haltes culturelles et l’ancien président du club Copernic a rappelé un projet très intéressant. Sur 4,5 km, on devrait bien réussir à donner une place à ce projet. Sur la question des mobilités, comme je l’ai évoqué, rien n’est tranché de manière définitive et nous pouvons le faire évoluer. Après sur le fait qu’il y ait du soleil sur la plage (suite à une remarque d’une administrée par rapport à la disparition de la casquette du Veillat, ndlr), là, je ne pourrai rien faire (rire). Sur les questions sérieuses, il faut lever les inquiétudes. Monsieur Rachline a été clair sur la question des marchés (voir ici) et nous avons évoqué les nuisances pendant les travaux. Oui, il y aura des désagréments, des changements d’habitudes vont être demandés, tout ça on ne le nie pas. Les travaux vont se dérouler par phases, d’octobre à mai, durant trois ans. 

Vous avez évoqué la Vigie, que va-t-elle devenir ?

Je soumettrai ceci à l’avis des Raphaëlois, donc je proposerai un certain nombre de projets différents avec des modes de consultation type sondage ou autres. C’est encore un beau sujet puisque c’est au cœur du projet, qui pourra être soumis à la consultation, il faut que ce soit le projet des Raphaëlois, qu’ils se l’approprient. Quand j’ai évoqué la concertation, ce n’est pas un gadget, il faut que les citoyens se l’approprient, parce que si les citoyens sont derrière vous, ça vous aide dans toutes les discussions, pour justifier ce projet. Lorsqu’il y a des inconvénients lors de la réalisation des travaux, ça aide aussi à expliquer qu’il faut peut-être regarder le projet fini plus global que l’inconvénient à court terme. C’est pour cela que cette large adhésion est indispensable.  

À retrouver dans le numéro #76 de L’horizon, un article complet sur la réunion publique de la Promenade des Bains, en kiosques dès ce vendredi 21 octobre

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Franck Bessiere / ECAA

David Rachline, « Un projet très équilibré »

Le maire de Fréjus, comme son homologue raphaëlois, a répondu aux médias à l’issue de la réunion publique de la Promena des Bains. Il en a notamment profité pour éteindre la rumeur selon laquelle le marché de Fréjus-Plage allait disparaître, soulignant néanmoins qu’il serait sans doute « réorganisé ».

 

Qu’avez-vous pensé de cette réunion ? 

Elle est très positive, avec une participation considérable avec plus de mille personnes, un état d’esprit bienveillant avec un certain nombre de sujets d’inquiétudes sur lesquels il nous fallait répondre, et tout au long de la concertation qui va continuer, nous allons tenter de convaincre encore plus, même si je crois que c’est déjà fait en partie au vu de ce qui est paru dans les sondages dans les médias locaux. 

Quid du marché de Fréjus-Plage ?

Oui, c’était la rumeur de l’été, je n’ai pas trop compris d’où cela pouvait venir. Qu’il faille le réorganiser un petit peu, le restructurer, évidemment, mais vous vous doutez bien que je ne vais pas basculer un élément essentiel de la vie économique de Fréjus-Plage et pour lequel il y a un vrai attachement, à la Base Nature ou autre, ça n’aurait aucun sens.

Certains avancent que le projet penche plus sur Saint-Raphaël que Fréjus, est-ce votre avis aussi ?

Pas du tout. Je crois qu’il est très équilibré, dans le pacte de gouvernance, il y a des éléments structurants, que ce soit la Promenade des Bains, mais aussi sur d’autres sujets, je pense au stade de football qui sera réalisé à Fréjus, vous le savez, mais ce pacte de gouvernance est un ensemble de gouvernance, c’est aussi le soutien de l’agglomération pour avoir et obtenir le musée archéologique à Fréjus. C’est extrêmement équilibré et nous veillons, très sereinement, avec Frédéric Masquelier, à respecter cet équilibre. 

Que pensez-vous des inquiétudes évoquées pour la Place de la République vis-à-vis des aléas submersion ?

Vous avez deux candidats en mal d’élection qui essaient de faire de la mousse, si j’ose dire, autour de ce sujet-là. 

Vous pensez qu’ils se servent de ce sujet-là pour saboter le projet ?

Il y a 84 % des gens qui sont favorables au projet, donc de sabotage, il n’y aura pas. Ils se servent de ça pour faire de la mousse autour de ce sujet, mais les experts ont parlé, les élus majoritaires ont tranché et j’ai, je pense, un certain nombre d’arguments. Et il y a plus de 70 % d’opinion populaire, notamment du fait de la centralité de cet endroit. Je ne fais pas ça là parce que je me suis levé un matin avec cette idée. Et on a l’expérience de Paul Vernet au centre-ville, car lorsque les gens n’arrivent pas à s’y garer, ils vont ailleurs pour fréquenter d’autres commerces. Il faut être au plus proche des commerces et lieux de vie, c’est manifestement accepté, sauf par 2-3 personnes qui font entre 0,6 et 10 % aux élections. Ils sont là et je les entends, mais je suis là pour décider et trancher. 

 

Propos recueillis par Romain Chardan – Photo : Franck Bessiere / ECAA

Masquelier et Rachline réussissent leur grand oral sur la Promenade des Bains

Jeudi dernier, Frédéric Masquelier et David Rachline ont présenté leur projet de Promenade des Bains à près de 1 300 personnes avant de répondre à leurs questions. De quoi, aussi, leur permettre de dévoiler quelques nouveautés et évolutions.

 

Pour les connaisseurs de l’antre du SRVHB, il y avait de quoi perdre ses repères. Exit le parquet et les buts, bonjour la moquette et une décoration digne d’un meeting politique. Un blanc immaculé attendait les curieux, nombreux, venus écouter le grand oral de présentation de la Promenade des Bains. Nombreux, puisqu’ils ont été près de 1 300, le millier de chaises installées ne suffisant pas, et poussant les retardataires en tribunes. Et dans l’assemblée, un public hétérogène, allant du jeune couple aux personnes âgées, en passant par une équipe de football et des professionnels de différents secteurs. De quoi offrir une assistance en grande majorité acquise à la cause du projet présenté par Frédéric Masquelier et David Rachline depuis leur estrade.

De chaque côté de la scène, les élus des deux communes, mélangés, pour symboliser l’union de la cité de l’Archange et de la cité antique, aussi bien sur ce projet que d’autres. Cette union a d’ailleurs été au cœur des discours des deux édiles, Masquelier rappelant que la Promenade des Bains était «le premier vrai projet commun» des deux villes. Et de se placer dans le sillage du sport, puisque «ce sont les clubs sportifs qui ont montré très rapidement l’exemple avec la fusion pour le football, le handball également avec une équipe sur le territoire.» S’ils ont aussi rappelé que le respect de l’histoire et de l’identité ne serait pas sacrifié sur l’autel de l’union, cela a d’ailleurs permis une boutade de David Rachline, «la première différence entre fréjusiens et raphaëlois, le fréjusien parle un peu moins.» De quoi déclencher rires et sourires dans la salle.

Chacun a su appuyer sur différents points précis au cours de cette prise de parole inaugurale avant que le public puisse poser des questions. Public dans lequel se trouvaient également quelques opposants politiques ou au projet, à l’image de Joël Hervé, Emmanuel Bonnemain ou encore le Comité de Défense de Fréjus-Plage. Ainsi, durant près de deux heures, les maires, notamment renforcés par Vincent Guillermin (architecte paysager), Jean-Pascal Clément (architecte DPLG) et François Kraus (Ifop), ont répondu aux questions tout en élargissant parfois le propos afin d’apporter plus d’informations. Et tous deux l’ont assuré, la concertation «n’est pas finie, ce n’est qu’une étape».

 

LA SUITE DE CET ARTICLE EST À DÉCOUVRIR DANS L’HORIZON 76, DISPONIBLE EN KIOSQUE DES CE VENDREDI 21 OCTOBRE.

 

Par Romain Chardan – Photo : Christine Delville – ECAA.

Dalila Kerchouche en conférence à Saint-Raphaël

La journaliste et écrivaine Dalila Kerchouche tient une conférence ce jeudi soir à Saint-Raphaël dans le cadre des commémorations des 60 ans de la guerre d’Algérie.

Depuis le début de l’année, la ville de Saint-Raphaël propose régulièrement des rendez-vous culturels autour des commémorations pour les 60 ans de la guerre d’Algérie. Et la question des Harkis y est souvent abordée. Demain, à l’auditorium du Centre Culturel, une nouvelle conférence sur ce thème est proposée avec la venue de Dalila Kerchouche. Journaliste et auteure française, Dalila Kerchouche a vécu dans un camp de Harkis du sud-ouest de la France. Auteure de plusieurs ouvrages, elle a notamment écrit « Mon père, ce harki », dans lequel elle repart sur les traces de sa famille et de son père : « Quarante ans après, j’ai refait leur parcours dans les camps où la France les a parqués : leur passé et mon présent se sont tissés, noués, intimement mêlés. Ces pages sont leur histoire et ma quête. Dans ce voyage au bout de la honte, j’ai découvert une horrible machinerie d’exclusion sociale et de désintégration humaine. Et puis, j’ai traversé la Méditerranée. En Algérie, j’ai poursuivi ma quête, dans une région en guerre contre l’islamisme, j’ai retrouvé des membres de ma famille et le village de mes parents qu’ils n’ont jamais revu. Là-bas, j’ai compris qui étaient vraiment les harkis, leur rôle clans la guerre d’Algérie, leurs tiraillements, leurs secrets aussi. J’ai enfin percé le silence qui pèse sur cette histoire. J’ai su, alors, pourquoi j’avais écrit ce livre : pour parler à mon père« , écrit-elle à propos de cet ouvrage paru en 2003 (Seuil). C’est d’ailleurs ce film qui a fait office de base pour le scénario de Harkis, avec Smaïn et Leïla Bekhti, sorti en 2006.
Dalila Kerchouche sera donc présente dans la cité de l’Archange demain à 18h30 à l’auditorium du Centre culturel pour une conférence-débat.

Gratuit sur réservation : 04 98 11 89 00

Le CREPS à nouveau labellisé

Mardi soir, le CREPS PACA et ses trois sites (Antibes, Boulouris et Aix-en-Provence) ont reçu le label Grand Insep dans les locaux du site de Boulouris. Une récompense pour les équipes permettant de souligner la qualité du travail réalisé sur place. Thibaut Desprès, directeur adjoint du CREPS PACA et responsable du site de Boulouris a d’ailleurs souligné sa fierté et l’apport des 50 agents œuvrant au quotidien.

 

Quel est le sentiment dominant ce soir ?

De la fierté et de la reconnaissance de l’ensemble du travail des équipes de Boulouris car ce sont 50 agents qui sont quotidiennement au service des sportifs de haut niveau, et cette exigence de haute performance est mise à l’honneur ce soir avec la remise de ce label Grand Insep. Cela d’autant plus avec la présence de Fabien Canu, le directeur général de l’Insep qui est venu ici. C’est une vraie fierté.

 

Qu’est-ce que cette labellisation va apporter au Creps ?

Elle va apporter cette reconnaissance de l’exigence du haut niveau, car tous les jours, nous nous remettons dans une dynamique de performance, de ne pas s’asseoir sur ses lauriers. Nous sommes dans cette optique de s’améliorer quotidiennement, avec la perspective des Jeux de Paris dans deux ans, mais aussi la suite avec les Jeux d’hiver de 2026 et les prochains d’été de 2028.

 

Comment cela va se traduire pour les pensionnaires du Creps ?

On va continuer à améliorer les prestations à l’égard des sportifs, on l’a évoqué ce soir, le label Grand Insep c’est bien s’entraîner, bien se former, bien vivre, et tous ces éléments-là, tous les jours, avec cette équipe de 50 agents, nous sommes dans cette volonté d’améliorer la prestation. Ce sera donc sur la nutrition, la préparation physique, la préparation mentale, tous les détails sont évoqués et recherchés pour qu’on améliore la qualité auprès des sportifs.

 

À retrouver dans une prochaine édition notre article complet sur la labellisation Grand Insep du CREPS PACA.

 

Texte et photo : Romain Chardan

Zac des Sables à Fréjus : du monde pour la première réunion publique

La ville de Fréjus a organisé la première réunion publique autour de la future Zac des Sables mardi soir à la salle Riculphe. Face à une centaine de personnes, les membres du groupement d’architectes et spécialistes en charge du projet en ont donné les grandes lignes, un calendrier prévisionnel tout en tentant de rassurer les riverains.

Il y avait foule hier soir à la salle Riculphe. Pas de mariage ou de conseil municipal, mais une réunion publique ayant pour sujet la futur Zac des Sables. Serpent de mer fréjusien, ce projet commence à prendre forme et les panneaux présents à l’entrée de la salle ont amené un début de réponse, complété par les exposés des experts réunis face à l’assemblée. Après le contexte règlementaire, les experts ont avant tout tenu à préciser que ce futur quartier serait un « environnement urbain ayant vocation à être végétalisé » et que cette concertation, « voulue très en amont« , avait aussi pour objectif de voir ce genre de réunion se réitérer. Si les grandes étapes du projet ont été expliquées (concertation publique, dossier de création puis dossier de réalisation), Julien Schnell, PDG d’Urbanica et coordinateur du projet, a annoncé que le début des travaux était espéré « courant 2025« .  « Nous souhaitons créer de manière équilibrée entre les services, les commerces, logements libres et sociaux, un parc urbain, des équipements et infrastructures« , a d’ailleurs souligné l’architecte. Si un futur parc de 6 hectares a été mis en avant au cours de la présentation d’un projet qui en est encore au stade embryonnaire, les nombreux riverains présents avaient pas mal de questions à poser à l’issue de l’exposé. Si des promoteurs immobiliers y sont aussi allés de leurs interrogations, les réponses apportées n’ont, dans certains cas, pas pu apporter les éclairages attendus, les experts réunis ont cependant voulu se montrer rassurants quant à la suite du projet, expliquant notamment que plus de détails seraient connus une fois le dossier de création arrêté.

 

 

À retrouver dans notre prochaine édition, un compte rendu plus détaillé de cette réunion, en kiosque à partir du 20 octobre. 

Texte et photos : R.C.