4e samedi de mobilisation contre le pass sanitaire à Fréjus

pass sanitaire mobilisation manifestation fréjus samedi

Ce samedi, entre 600 et 700 personnes se sont à nouveau réunies pour manifester contre l’instauration du pass sanitaire. 

Cela deviendrait presque un rituel du samedi. À 14 heures, malgré la chaleur étouffante, ils ont encore été plusieurs centaines à se retrouver à la Base Nature, t-shirts griffés et pancartes en main pour manifester leur mécontentement et leur désaccord avec la mise en place du pass sanitaire. 

Moins nombreux que lors de leurs dernières sorties, puisqu’ils ont été entre 600 et 700 à arpenter le pavé fréjusien ce samedi. Les « anti-pass » ne faiblissent pas et continuent la lutte. Une lutte toujours dans la joie et la bonne humeur où certains chants auraient même tendance à devenir des classiques. 

Petite nouveauté cette semaine, la mise en place d’une sono et d’un micro place Formigé où plusieurs personnes ont pris la parole avant de voir le groupe se séparer aux alentours de 16 h 30. Et si les détails de la prochaine sortie ne sont pas encore clairement arrêtés, la seule certitude est qu’une 5e journée est prévue samedi prochain. 

 

Plus d’informations à retrouver jeudi prochain dans le numéro 16 de L’Horizon. 

 

 

Par Romain Chardan – Photos : Romain Chardan.

Une nuit avec la Police municipale de Fréjus

une nuit avec police municipale fréjus

Nous avons suivi une nuit durant différents équipages de la police municipale de Fréjus. Au menu, patrouilles pédestres, contrôles d’identité, fouille, et rencontre avec la brigade cynophile.

Passer une nuit avec la police, ça ne veut pas forcément dire qu’on termine au poste dans une cellule à l’hygiène douteuse. Et ça ne veut pas non plus dire que l’on va assister à des saisies de drogue, des interpellations musclées et des course-poursuites à cent à l’heure dans les rues escarpées du vieux Fréjus.

Non. Cela peut vouloir dire que l’on va « battre le pavé » en compagnie d’agents de la police municipale, observer leur modus operandi et revoir, aussi, certaines idées reçues. Au-delà d’une image de cow-boy, souvent véhiculée par les images des reportages à sensations diffusés par certaines chaînes de télévision, les policiers municipaux de Fréjus, puisque c’est ceux que nous avons suivis, privilégient avant tout le dialogue et l’échange.

Patrouilles pédestres

Le groupe de nuit prend son service à 20h30. À sa tête, Teddy Mammeri. Ancien soldat du 21e Rima, le bonhomme est connu de tous. Et ce n’est pas dû qu’à ses passages répétés dans les reportages consacrés chaque année à la PM fréjusienne. Car le chef du groupe de nuit et de la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) a l’habitude de « battre le pavé ».

« Si on ne reçoit pas d’appel, on fait le tour, on prend la température. Là, ce soir, on peut d’ores et déjà dire que ce sera calme », glisse celui qui est entré à la PM de Fréjus il y a 10 ans. Et la suite de la soirée allait lui donner raison. Au fil de nos pérégrinations pédestres, que ce soit à Saint-Aygulf, à Port-Fréjus ou le long du marché nocturne de Fréjus-Plage, le dialogue est de mise. Souriants, décontractés, mais concentrés et les yeux en perpétuel balayage de la zone, Teddy et son partenaire arpentent les allées.

Des échanges avec des patrons d’établissement permettent de recueillir quelques informations. Un moyen aussi de se montrer et de renforcer cette volonté de police de proximité. « Écoute maman hein, ne t’éloigne pas trop d’eux », glisse ainsi Teddy à un petit bonhomme ayant pris le large tout en le déposant dans les bras de son papa. Quelques mètres plus loin, quatre jeunes vacanciers descendus de la région grenobloise reconnaissent le colosse. « C’est vous qu’on a vu dans le reportage hein ? » « Bien vu les jeunes. Profitez bien de vos vacances sur la côte, draguez et mangez des glaces », leur lance Teddy en retour, sourire en coin.

Un échange comme il y en a plusieurs lors de ces nuits, même si cela ne suffit pas toujours. « On sait être proche des gens qui viennent ici, mais on sait aussi être impitoyable avec une certaine population. On s’est bâti une solide réputation, ici mais aussi au-delà. Et quoi qu’il arrive, on gagne tout le temps ».

Reportage complet à retrouver dans le numéro 15 de L’Horizon.

Par Romain Chardan – Photos : Louis Aubry

une nuit avec police municipale fréjus

Interview du commissaire Nicolas Caravokiros de la Police nationale de Fréjus

interview nicolas caravokiros commissaire police nationale fréjus

En poste depuis quelques mois, le commissaire Nicolas Caravokiros vit son premier été à la tête de la police nationale sur le territoire Fréjus / Saint-Raphaël. Avec une période estivale plus calme que ce à quoi il pouvait s’attendre.

Quel est le bilan à mi-parcours de
l’été du point de vue de la sécurité* ?

En ce qui nous concerne, on peut voir qu’il y a une augmentation du nombre d’interventions en moyenne par jour, puisque sur les interventions classiques dites appel 17, on est à une augmentation de 40 % environ. Sur un mois normal, sans festivité, on est à 14 et là on est à plus de 20 sur 24 heures. Il y a donc une augmentation conséquente.

Est-ce un été agité ?

C’est mon premier été ici (le commissaire a pris ses fonctions en début d’année après avoir passé une quinzaine d’années dans les Alpes-Maritimes, ndlr), et globalement, je trouve que c’est quand même relativement calme. J’ai la vision du 06 où j’ai passé 15 ans, avec un tourisme qui était peut-être un peu plus haut de gamme, puisqu’il y a moins de campings et plus d’hôtels, dont certains de plus grand standing.

Sur Antibes, nous avions un peu la même délinquance. Mais je suis agréablement surpris, je pensais que ce serait pire que ça, avec beaucoup de viande saoule (sic), beaucoup de rixes, de coups de couteau, ce genre de choses, et pour l’instant on n’en a pas, c’est assez rare. Il n’y a pas eu d’incident de gravité. Pour l’instant, l’été est calme.

Quelles sont les missions spécifiques et liées à l’été pour la police nationale ?

Ça ne change pas forcément notre quotidien, le travail reste le même en consistance, c’est surtout en termes d’orientation spatiale et temporelle que ça change. Nous allons plus nous orienter vers les quartiers les plus peuplés, comme le bord de mer et le centre-ville, aux horaires les plus adéquats, avec différents gros centres qui cumulent le plus de monde, comme le karting, Aqualand et le bord de mer en général.

*Interview réalisée le 28 juillet.

Interview complète à retrouver dans le numéro 15 de L’Horizon.

Par Romain Chardan – Photos : Louis Aubry et R.C.

interview nicolas caravokiros commissaire police nationale fréjus

Les anti-pass devant l’hôpital Bonnet

anti-pass manifestation hôpital bonnet

Hier en fin d’après-midi, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant l’hôpital Bonnet pour manifester contre le pass sanitaire et témoigner leur soutien aux soignants.

Les réseaux sociaux ont cela de bon qu’ils permettent de communiquer facilement. Et les anti-pass l’ont bien compris, d’autant que leur organisation est de plus en plus fluide de semaine en semaine. Hier soir, entre deux manifestations, ils ont été une cinquantaine à répondre à l’appel lancé sur les réseaux. 

Le but ? Se retrouver devant l’hôpital Bonnet alors que l’extension du pass sanitaire est entrée en vigueur depuis ce lundi 9 août.

L’une des manifestantes n’a d’ailleurs pas manqué de jouer sur cet aspect lorsqu’elle s’est approchée de la porte, « si je recule d’un pas, je suis en infraction« , a-t-elle lancé dans son mégaphone, récoltant au passage une salve d’applaudissements. Si tout s’est à nouveau déroulé calmement et dans une ambiance chaleureuse, quelques soignantes venant même à la rencontre de leurs soutiens, le rassemblement a débuté sur le parvis pour se rapprocher, petit à petit, de l’entrée de l’hôpital, le tout sous l’œil attentif de deux policiers nationaux.

Les chants se sont succédés, tout comme la Marseillaise, entonnée à plusieurs reprises, avant que les prises de parole ne s’enchaînent. « On dit les soignants avec nous, mais c’est plutôt nous avec les soignants. Ils ont de moins en moins d’effectifs, des services ferment, ce n’est pas les soignants avec nous, c’est surtout nous avec les soignants« , a lancé un homme d’une cinquantaine d’années.

Le rassemblement a duré une petite heure, se terminant aux alentours de 19 h avec la promesse de se retrouver dès samedi à 14 h à la Base Nature. Une quatrième manifestation consécutive est en effet prévue et devrait voir le cortège remonter à nouveau jusqu’à la place Formigé et la mairie de Fréjus.

Par Romain Chardan – Photos : R.C.

Kiosquier, un métier de proximité

kiosquier métier presse saint-raphaël

Aller acheter son journal dans un kiosque est une activité remontant à de nombreuses années. A l’heure du numérique où la consommation des médias change au fil des ans, focus sur un métier qui ne semble pourtant pas près de disparaître.

Ils font partie du paysage depuis des lustres. Ils ont même été au cœur d’âpres échanges au cours des derniers mois lorsqu’il a été question de changer leur apparence à Paris. Mais, s’ils ont fait le charme de la capitale depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, les kiosques à journaux sont aussi présents dans tout le pays. Y compris chez nous. 

L’un d’eux, à Saint-Raphaël, fait partie du paysage depuis de longues années. Certains l’ont même toujours connu. Promenade René Coty, à quelques pas de l’Excelsior, face à la mer, l’AS Presse, comme il se nomme, assure la vente de journaux et magazines au quotidien. Si le métier de kiosquier ne date pas d’hier, prenant le relais de la vente à la criée, il est aujourd’hui celui d’Anaïs Herviou. 

A 26 ans, la jeune femme a repris le flambeau de Monsieur Lucas, l’ancien propriétaire des lieux, en mai 2019. « J’avais fait trois étés comme saisonnière et j’ai décidé de devenir ma propre patronne« , confie-t-elle entre deux clients. « Mais tout a commencé par hasard. » 

Le commerce avant tout

Attirée par le commerce, la kiosquière n’a pas tardé à prendre ses marques et apprécier ce métier, finalement pas si différent d’un autre. « Je ne trouve pas une grande différence entre un vêtement ou un journal. C’est surtout qu’il y a plus de références« , explique Anaïs Herviou. Il suffit de jeter un œil à son kiosque pour mieux comprendre. Magazines, journaux, quotidiens, périodiques, il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Une multitude de titres que la jeune femme ne choisit pas forcément. Car kiosquier est un métier à part, où tout est particulièrement réglementé. 

« L’assortiment que nous avons est imposé. À l’heure actuelle, que ce soit pour les références ou leur quantité, nous ne sommes pas décisionnaires. Je peux décider d’arrêter un magazine si je trouve que je ne le vends pas assez, mais la démarche est très longue. De même si je souhaite répondre à une demande sur un titre que je n’ai pas, c’est là aussi très long« , regrette la jeune femme. 

« Mais il est en projet qu’on puisse décider. Je suis actuellement en train de tester une application, développée par MLP (Messagerie Lyonnaise de Presse, distributeur), où il est possible de choisir seul ce que l’on souhaite ajouter ou enlever de leur catalogue, car actuellement, nous sommes dépendants du dépôt« , ajoute-t-elle. Une contrainte dans un métier où tout n’est pas simple. 

Plage horaire et proximité

Si le plus long reste l’attente du client, kiosquier fait partie de ces métiers où le réveil a tendance à sonner aux aurores. « On commence très tôt« , glisse, rieuse, Anaïs Herviou, présente dans son kiosque depuis 7h du matin. « Lorsqu’on fait la journée complète, le temps peut parfois être un peu long. Il y a des pics et des creux, mais on se fait au réveil matinal« . D’autant que le matin, le travail ne manque pas. Après le passage du livreur, qui dépose les marchandises du jour dans un sas, il faut alors récupérer les différents journaux et tout mettre en place avant l’arrivée des premiers clients. 

« Je réceptionne le tout, je comptabilise et je scanne tout ce qui a été déposé, comme les invendus qui doivent repartir et sont récupérés par le livreur lorsqu’il procède à la livraison, et on passe ensuite à la mise en place. » Magazines sur les murs amovibles, journaux sur les présentoirs, tout est installé selon le choix des kiosquiers. « C’était déjà plus ou moins comme cela lorsque j’ai repris l’affaire, j’ai simplement procédé à quelques ajustements« , glisse Anaïs Herviou, alors qu’elle vérifie les gains d’une carte à gratter. Car il est aussi possible pour les kiosquiers de diversifier leur activité. 

« On ne vit pas totalement de la presse, c’est aussi pour ça qu’on fait autre chose en parallèle. À l’année, j’ai la Française des Jeux et le PMU, et l’été je vends aussi des cartes postales et des articles de plage« , précise la kiosquière. Si l’été permet d’avoir un peu plus de vie autour de son affaire, la jeune femme s’épanouit dans son petit espace tout au long de l’année.  « J’adore le commerce et la relation avec les clients. Ici, c’est un peu comme chez le boucher ou le boulanger, il y a une réelle proximité, on connaît nos clients. »

Par Romain Chardan – Photo : Thomas Morganti

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Article paru dans le numéro 2 de L'Horizon

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Nadja Schertzer : « Naturopathe, un métier ancestral à la page »

Nadja Schertzer naturopathe portrait métier ancestral

La naturopathie est un des plus anciens métiers au monde. Peu médiatisé et peu connu du grand public, il aspire à devenir une profession en vogue. Surtout depuis l’apparition de la Covid-19.

Je souffrais de maladies auto-immunes et j’ai pu m’en sortir grâce à ces traitements naturels”. Nadja Schertzer est officiellement devenue naturopathe en 2017. Après avoir validé un diplôme privé en naturopathie, elle ouvre son local au centre Océane à Port-Fréjus.

Depuis, elle exerce son métier avec passion. Une profession, presque un sacerdoce, où on est en quelque sorte un guide de santé. Soit pour « prévenir la maladie ou pour accompagner les malades par des conseils d’hygiène de vie. Une approche globale où le physique est autant pris en compte que le mental avec ses composantes émotionnelles et énergétiques” explique la dynamique quinquagénaire.

Son autre compétence en réflexologie plantaire lui permet de détecter “des organes déficients” en manipulant le pied de ses patients, permettant ainsi de les faire basculer en situation “d’auto-guérison”. “C’est pareil pour l’iridologie », ajoute-t-elle. A l’aide d’une loupe et de la lumière, je peux trouver dans votre iris, les organes plus faibles”. Associée aux médecines douces, une naturopathe n’est pas médecin. Elle ne peut ni diagnostiquer, ni prescrire de médicaments, mais elle conseille en aromathérapie, phytothérapie et parfois même en homéopathie. “On n’est pas là pour remplacer les médecins, nous sommes complémentaires”.

Si tout le monde médical n’est pas encore ouvert à la pratique, elle assure que “certains membres de l’ordre des médecins regrettent que le métier ne soit pas reconnu par l’Etat”. Mais selon Nadja Schertzer, « c’est seulement une question de temps. Plus nos résultats seront connus, plus l’Etat nous considérera« . Pour la Fréjusienne, “les effets de la pharmacopée traditionnelle, très ciblée, peuvent parfois déclarer d’autres pathologies, avec des conséquences plus ou moins graves. On peut alors comprendre aisément que les traitements naturels sont plus en adéquation avec le respect pour notre corps et c’est pour ça que j’aime mon métier” 

Une prise de conscience depuis la Covid-19

Considérée comme essentielle, la naturopathe a pu continuer d’exercer son métier. Depuis l’apparition de la Covid-19 l’année dernière, elle remarque “une augmentation sensible” de sa clientèle. En cause, des mesures gouvernementales qui ont permis aux Français d’accélérer leurs choix sur certaines problématiques: “De ce que je peux entendre, le confinement a amené des gens à se poser des questions ou des réflexions sur comment s’occuper de soi. Alors, ils décident de se tourner vers quelque chose de naturel”.

Aujourd’hui, elle constate que beaucoup de personnes de tous âges, y compris des jeunes, se dirigent vers ce métier. “Il y a une prise de conscience. On est dans une ère où le respect de son corps et de la nature sont primordiaux. Les gens le comprennent”.  Pour faire ce métier, la mère de famille préconise beaucoup d’empathie. “J’aime la personne en face de moi. J’ai une approche véritablement globale. Le but est à la fois de rassurer mon client et de m’orienter sur la source de ses problèmes. Ce que j’aime dans mon métier en fin de compte, c’est les autres”.

Une touche d’humanisme dans un monde où le nombrilisme a tendance à s’affirmer. Et pourtant, selon Nadia Schertzer, sa profession semble bel et bien revenir dans l’air du temps. « Ce métier date d’Hippocrate. L’être humain a cru pouvoir se passer de la nature, mais il se rend finalement compte qu’il a besoin d’elle.« 

Par Thomas Lajous – Photo : Thomas Morganti

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Article paru dans le numéro 3 de L'Horizon

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Plus d’un millier de manifestants à Fréjus

manifestation samedi 31 juillet fréjus anti pass sanitaire vaccination covid 19

Une semaine après la première manifestation, où plus de 500 personnes étaient réunies, ce sont cette fois-ci entre 1 200 (police) et 2 000 personnes (manifestants), qui ont défilé de la Base Nature jusqu’à la Place Formigé.
Avant un nouveau rassemblement d’ores et déjà sur toutes les lèvres pour la semaine prochaine qui devrait les amener à Saint-Raphaël.

« Notre mot d’ordre aujourd’hui est de rester pacifiques et corrects« , lance Marc, 54 ans, l’un des leaders et administrateur du groupe « Fréjus Saint-Raphaël contre le Pass sanitaire et le coronacircus« , qui compte plus de 1 000 membres à l’heure actuelle.

Il est alors 14 h et les manifestants se regroupent à la Base Nature avant de prendre le départ de leur marche qui va les mener jusqu’à la place Formigé, au cœur historique de la ville. Malgré la forte chaleur, ils sont d’emblée plus nombreux que la cinquantaine de personnes présentes la semaine dernière. Le groupe est plus organisé, aussi, après une première manifestation ayant tout de même réuni plus de 500 personnes samedi dernier.

Très vite, le groupe se met en marche, encadré par les forces de l’ordre, où la police nationale, la municipale et les CRS veillent au grain et ouvrent la voie à des manifestants aussi motivés que joyeux. Les chants s’enchaînent, « Liberté, liberté, liberté », « La police, avec nous », « Macron, si tu savais, ton pass où on se le met », et la musique prend parfois le relais, comme au départ, où Bella Ciao a retenti avant que ne suive le chant des partisans.

1 200 personnes selon la police, plus de 2 000 selon les manifestants

Après un premier regroupement sur le rond-point de la Base Nature, le groupe a remonté le boulevard de la mer. Mégaphone, micro avec ampli, corne de brume, sifflets, tout y était et les badauds sortis à leur fenêtre ou à leur balcon n’ont pas perdu une miette du spectacle.

Certains manifestants les ont même invités à les rejoindre, sans succès, mais les rangs sont bien garnis. Aux alentours de 1 200 personnes (selon la police), plus de deux mille (selon les manifestants).

Une foule pacifique, puisqu’aucun débordement n’a eu lieu, souvent badine et encline à échanger et blaguer avec les policiers présents pour encadrer la manifestation.

Arrivés au Forum, les manifestants ont traversé le rond-point avant de remonter le boulevard Séverin Decuers pour ensuite tourner à droite rue des Moulins puis remonter la rue des Quais. Ils se sont ensuite regroupés pour prendre par la rue Montgolfier et rejoindre la rue Jaurès, itinéraire les emmenant vers la place Formigé où une grande partie d’entre eux à pris place sous le soleil.

Face à la mairie, dont la porte était gardée par des effectifs de la police municipale pour prévenir à tout éventuel débordement (et il n’y en a pas eu), la foule a entonné un nouveau chant, appelant l’édile fréjusien à les rejoindre avec des « Rachline avec nous ». S’il ne s’est pas présenté aux manifestants, quelques-uns de ses adjoints, dont Patrick Perona et Christophe Chiocca, ont échangé avec les manifestants.

Alors que la manifestation touchait à sa fin, l’un des leaders du mouvement a pris le micro pour remercier et féliciter tout le monde, pour la mobilisation comme la bonne tenue de la manifestation, mais aussi et surtout pour donner un nouveau rendez-vous la semaine prochaine, toujours à la Base.

Mais pour ce troisième samedi de mobilisation, les « anti pass-sanitaire » marcheront vers Saint-Raphaël. Et ils devraient être encore un peu plus nombreux, le groupe facebook gonflant chaque jour un peu plus.

Notre reportage complet est à retrouver dans le numéro 14 de L’Horizon, en vente partout jeudi prochain.

Romain Chardan – Photos : Louis Aubry.s

Des centaines de personnes manifestent à Fréjus contre le Pass Sanitaire

manifestation fréjus pass sanitaire vaccin covid 19

Ce samedi après-midi, quelques centaines de personnes ont manifesté sur le bord de mer fréjusien avant d’être stoppées à l’entrée de Saint-Raphaël et revenir sur leur pas. Avec un mot d’ordre : montrer leur désaccord avec l’obligation du pass sanitaire. Le tout sans heurt.

Le rendez-vous est donné à 14 heures à la Base Nature. Au départ, une cinquantaine de personnes seulement. Puis, pas après pas, les rangs grossissent. Parmi les présents, tous les âges sont là. De jeunes adolescents jusqu’à des retraités. Tous unis dans un même combat, dans une même lutte. Celle les opposant à la mise en place du Pass Sanitaire. 

Un message clairement énoncé au fil de leurs pérégrinations, à travers Port Fréjus, puis le long du boulevard d’Alger avant d’avancer sur celui de la Libération. Et le refus des forces de l’ordre de les laisser pénétrer sur les terres raphaëloises n’a pas entamé leur volonté, ni attisé leur colère.

Car la manifestation s’est déroulée sans heurt, au rythme de nombreux slogans, « Non au pass sanitaire », le classique « Macron démission », mais aussi au travers de messages délivrés sur des pancartes manuscrites, « Liberté », « Non au pass sanitaire », « Non à la dictature sanitaire », ou encore certains ayant une double lecture, comme ce « on en a gros », faisant référence à la réplique culte de la série Kaamelot, dont le premier volet cinématographique vient de prendre possession des salles obscures.

Une manifestation ayant réuni entre 600 et 700 personnes, à son pic, avant de retomber lors de la phase retour. Une phase où les manifestants, toujours sans heurt, ont pris possession du rond-point de la Base Nature durant quelques minutes. Ils n’étaient alors plus que 150 environ, mais ont su donner de la voix, scandant notamment « Nos enfants, on bouge pas », pour souligner un peu plus encore leur désaccord avec le pass sanitaire et la vaccination concernant les plus jeunes. 

Il était alors aux alentours de 16h30 lorsque la foule s’est dispersée après s’être donnée rendez-vous pour la semaine prochaine. Et une nouvelle journée de « mobilisation citoyenne », comme l’ont souligné de nombreux participants.

A retrouver dans notre prochaine édition, un reportage complet sur la manifestation.

Par Romain Chardan – Photos : Louis Aubry. 

Saint-Raphaël nouvelle capitale mondiale du futnet

futnet saint-raphaël compétition internationale place coullet

De vendredi à dimanche, Saint-Raphaël accueillait sur la place Coullet la première édition de l’Estérel Futnet Cup, une compétition internationale de tennis-ballon réunissant certaines des meilleures équipes de la planète. Et cela ne fait que commencer.

Des contrôles de la poitrine parfaits. Un toucher de balle soyeux. Une pluie de ciseaux, de reprises de volée, ou encore de retournés acrobatiques. Non, il ne s’agit pas d’une vidéo regroupant les plus beaux gestes techniques de Zinédine Zidane sur Internet, mais bien du spectacle offert par les joueurs présents à la première édition de l’Estérel Futnet Cup. Un événement organisé conjointement par le club du Futnet Raphaëlois, la Ville de Saint-Raphaël et la Fédération française de futnet.

Pas moins de trois tournois différents ont ainsi pu être proposés au public sur le terrain aménagé place Coullet : le « tournoi des sponsors », le « tournoi des stars » et le « tournoi des champions ». Lequel a rassemblé entre autres les équipes nationales suisse (top 5 mondial) et tchèque (championne du monde en titre) en plus de quatre sélections tricolores.

Et après ce succès aussi bien sur et en-dehors du terrain, les organisateurs ont annoncé à l’issue du tournoi et de la victoire tchèque que l’Estérel Futnet Cup serait reconduite « les six prochaines années » et « monterait en puissance ». De quoi déjà mettre l’eau à la bouche.

Retrouvez notre article détaillé dans le numéro 12 de L’Horizon, prochainement dans vos kiosques.

Par Nathan Blouin – Photos : Thomas Morganti

14 juillet, bal masqué

14 juillet masques préfecture var

A l’approche du 14 juillet, le préfet du Var a décidé de renforcer les mesures sanitaires lors des célébrations de la fête nationale.

Cet été est placé sous le signe d’un retour à la vie normale. Pourtant, si les masques sont récemment tombés en extérieur, l’ombre de la crise sanitaire plane toujours sur la Côte d’Azur.

Le préfet du Var, Evence Richard, a ainsi pris la décision d’imposer le port du masque lors des célébrations de la fête nationale les 13 et 14 juillet via un communiqué de presse. « Au regard de la situation sanitaire et de la très forte circulation du variant Delta dans le département du Var, le port du masque lors des rassemblements prévus durant les festivités liées à la fête nationale et en particulier lors des feux d’artifices des 13 et 14 juillet est obligatoire par arrêté préfectoral », détaille le document.

Qui dit festivités, dit consommation d’alcool. Piqûre de rappel de la préfecture qui rappelle que « la consommation d’alcool sur la voie publique, en dehors des terrasses de restaurants et des débits de boissons » reste proscrite. Cela se justifie par la difficulté à faire respecter les mesures de distanciation sociale lors des rassemblements d’ampleur.

Retrouvez tous les détails sur le site de la préfecture du var.
 

Par Louis Aubry – Photo : Thomas Morganti