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Albert Einaudi, un symbole de la résistance fréjusienne mis à l’honneur

La ville de Fréjus commémore ce 21 avril, la mémoire d’un cheminot assassiné par la Gestapo, il y a 78 ans. Les autorités civiles et militaires, les associations patriotiques et sa famille se sont réunis autour de sa stèle, au kilomètre 109 de la RN7, là où son corps fut retrouvé le 24 avril 1944. 

“Cette date du 21 avril 1944 reste pour Fréjus une date marquée du sceau du sang, celle d’un combattant, d’un patriote, d’un Français, d’un père de famille, d’un époux, le sang d’un Fréjusien”, déclare solennellement Jean-Louis Barbier, en tant que représentant du maire David Rachline, avant que « Le Chant des partisans » ne résonne.

 

Employé de la SNCF à la gare de Fréjus, sous l’Occupation, Albert Einaudi entre dans la résistance. Ses missions au sein du réseau de renseignement Cotre relèvent de l’espionnage. Il surveille les déplacements ferroviaires des Allemands, libère des déportés français, et ira jusqu’à faire dérailler un train, avant d’être soupçonné, arrêté, et “lâchement assassiné”.

 

Ses actes héroïques en font une des figures de la résistance locale. Cet “enfant du pays” est célébré aujourd’hui dans un devoir de mémoire, l’idée d’une transmission inter-générationnelle. Patricia Polverini et Muriel Guirado, ses petites-filles, y pensent tous les jours. “On espère que sa mémoire perdure, jusqu’aux arrières-arrières petits enfants et encore après, on souhaite que ça ne s’arrête jamais.”

 

L’Association nationale des cheminots anciens combattants était présente pour rendre hommage à l’ancien résistant. “On honore les cheminots tout au long de l’année lors de différentes cérémonies, car on ne doit pas oublier qu’ils ont joué une part importante dans la Libération de Paris et dans toute la résistance.”

Retrouvez notre article détaillé dans le numéro 52 de L’Horizon, prochainement dans vos kiosques.

Par Eloïse Esmingeaud – Photo : Eloïse Esmingeaud