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A leur mémoire

Ce dimanche matin a eu lieu la cérémonie du souvenir de la déportation devant le monument aux morts du Souvenir du Square français à Saint-Raphaël. Un moment de recueillement au nom du devoir de mémoire.

 

« Porte-drapeaux, gagnez votre emplacement« . Dix heures viennent de sonner et les porte-drapeaux s’avancent. Après la veillée commémorative, samedi en fin d’après-midi, l’heure est au recueillement et au souvenir ce dimanche matin. Les officiels, Frédéric Masquelier, maire de Saint-Raphaël en tête, font ensuite leur entrée dans le Square du Souvenir, face à la Basilique Notre Dame.

En cette journée du souvenir de la déportation, Gabriel Aymar, de l’Association culturelle israélite de Saint-Raphaël, est le premier à prendre la parole. « Cela fait plus de 50 ans que je prends la parole en ce jour, et je suis toujours aussi ému« , souffle-t-il au pupitre, avant de rendre hommage à la policière assassinée à Rambouillet vendredi ainsi qu’à Sarah Halimi. S’il a rappelé les inhumanités commises par le régime nazi à l’encontre des six millions de juifs victimes de leur barbarie.

« Nous ne devons pas oublier ce génocide, nous devons enseigner à nos enfants l’histoire de cette guerre et saluer aujourd’hui et éternellement la mémoire de ces déportés. Nous, juifs de France, sommes très heureux dans la République. Nous sommes des citoyens français avant d’être juifs. Pour que jamais le souvenir de ces malheureux ne s’efface de nos mémoires. »

Devoir de mémoire

Après une lecture emplie d’émotions des camps français, Frédéric Masquelier a lui aussi pris la parole, soulignant que ce jour était destiné à accomplir « un devoir de mémoire qui va bien au-delà du souvenir et de l’hommage dûs aux six millions de victimes des camps d’exterminations nazis. Ce devoir que nous accomplissons ce matin, ensemble, consiste à poursuivre le combat contre l’ignorance et la barbarie et transmettre le souvenir de tous ceux aujourd’hui disparus. » Soulignant le fort impact du général Eisenhower, afin de montrer au grand jour ce que le régime nazi avait commis, l’édile raphaëlois a également évoqué un sondage réalisé en 2020 montrant que les jeunes générations ne connaissaient pas assez l’histoire.

De quoi souligner l’importance de perpétuer ce devoir de mémoire. Est ensuite venu le moment du dépôt de gerbes, où les officiels (Frédéric Masquelier, le colonel Courtiau du 21e Rima, Jean-Louis Barbier, représentant de David Rachline, Julie Lechanteux, parlement européen, Catherine Roubeuf, représentante de Renaud Muselier pour la Région Sud, Philippe Michel-Kleisbauer, député du Var et Guillaume Decard , conseil départemental) et des associations avant le salut aux porte-drapeaux après que la Marseillaise ait retenti sur la place. 

Par Romain Chardan – Photos : Kevin Duval.