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Raphaël Caucheteux, « Je crois énormément au projet »

En marge de la conférence de presse de rentrée du club qui s’est tenue hier (voir notre prochaine édition à paraître), Raphaël Caucheteux, l’un des piliers du Saint-Raphaël Var Handball (SRVHB), raconte la nouvelle page qui s’ouvre dans l’histoire du club et se confie sur ses ambitions pour la saison à venir.

 

Comment sentez-vous ce nouveau projet ? 

Pour moi, ça fait bizarre. Il y a tellement de changement que j’ai l’impression d’arriver dans une nouvelle équipe. Mon rôle sera de fédérer l’équipe autour des piliers comme moi, dans une bonne ambiance. J’ai des objectifs qui sont très importants pour moi, au niveau du scoring, arriver aux 2 500 buts (il en compte 2 228 actuellement, ndlr). Et après, collectivement, ce sera de tirer tout le monde vers le haut. Je voudrais qu’on donne une image du club plus fédératrice, on ne doit pas être que des professionnels de handball, mais aussi aller voir les partenaires et les spectateurs. On avait perdu cette image-là et c’était triste car les gens venaient moins nous voir à cause de ça. Être performant sur le terrain et donner l’exemple, pour que les autres te suivent. Qu’on ait cette envie de gagner, jusqu’aux petits jeux aux entraînements. Ce projet est important, il est excitant car on ne sait pas trop où on va. En même temps, moi qui suis ambitieux je ne veux pas finir septième mais être dans les six premiers pour obtenir une place européenne. Aujourd’hui, on a de la chance d’avoir de grands gardiens, Vincent (Gérard) fait peur à l’adversaire, comme Omeyer à l’époque, donc c’est un gros avantage pour nous, aussi avec une très bonne défense. À nous de profiter de ça pour faire une bonne saison. 

 

En tant qu’ancien, que pensez-vous du recrutement ? 

Honnêtement, la plupart des joueurs norvégiens et espagnols, je ne les connaissais pas du tout. J’ai entendu dire que c’étaient des joueurs très talentueux. Au niveau des coachs, ça va être une nouvelle façon de voir les choses car ils sont complémentaires depuis plusieurs années, certes ils arrivent de Nancy où la saison a été catastrophique pour le club, mais ça va être excitant d’avoir des joueurs d’expérience et des joueurs dont l’ambition est peut-être plus élevée. On va les intégrer au mieux et bien s’intégrer dans la ville. 

 

Selon vous, quels vont être les secrets ou la recette pour que le club soit le plus haut au classement et puisse jouer les compétitions européennes ? 

La première chose, c’est la cohésion. On va essayer de faire un repas avec toutes les familles. Pour que quelqu’un soit bon, il faut que sa famille s’intègre bien, surtout quand tu es étranger et que tu arrives dans un pays avec une nouvelle langue. On veut montrer qu’on est un club familial, et cela va créer des cohésions, s’entraîner plus durs et se dire les choses plus facilement tout cela créera un automatisme. On a un mois et demi pour faire ça. 

 

Comment raviver la flamme d’un public qui n’est pas forcément à chaque match ? 

Aujourd’hui, on n’est pas qu’un simple joueur de handball. On a tous une mission. C’est ce qu’on avait perdu depuis quelques années, on ne doit pas finir les matchs et rentrer à la maison. On doit se changer, aller voir les spectateurs, aller à la buvette. C’est tout un boulot qui fait que les gens vont venir, car ils apprécient la personne que tu es. Je ne citerai personne, mais on était beaucoup plus dans un schéma « je finis mon travail, je rentre chez moi ». Il faut faire plus d’actions avec les partenaires, aller en ville pour rencontrer tout le monde. J’ai une entière confiance en Pascal (Bacchi) qui va être un très bon président. Je le connais depuis que je suis arrivé, il est très investi, c’est un amoureux du club. C’est une mission compliquée parce qu’on est sur la Côte d’Azur, et faire rentrer les gens dans une salle et pas à l’extérieur… En tout cas, je crois énormément au projet.

 

Thomas Lajous – Photo : archive SRVHB.